New !!

Liste par auteurs & titres dans Kronik list

mardi 23 avril 2019

367: 'Les Déracinés' de Catherine Bardon

Genre :  "Niemand will sie !" 


Histoire
Deux jeunes viennois juifs, Wihelm -journaliste brillant- et Almah -étudiante pour devenir dentiste- connaissent un coup de foudre en 1931. Alors que leurs proches quittent un quotidien de plus en plus menaçant et violent, ils tardent jusqu'à devoir fuir en catastrophe, avec leur jeune garçon de 3 ans, en direction de la Suisse. Leurs seuls bagages sont des visas pour les Etats-Unis. Mais leurs espoirs seront bien mis à mal, et une nouvelle vie les attend dans un lieu bien éloigné de leur Vienne resplendissante et culturelle...

Impressions
Comme pour le roman précédent de Mario Vargas Llosa, le récit est campé sur fond d'histoire, en l'occurrence l'accueil de 100 000 juifs proposé par la république dominicaine pendant la seconde guerre mondiale. 

____________________________________________________
"Niemand will sie !", littéralement "Personne n’en veut !", titrait ironiquement en parlant des Juifs, le Völkischer Beobachter, hebdomadaire allemand au service de la propagande hitlérienne. Il se gargarisait alors de l’échec cuisant de la Conférence d’Evian, décidée en 1938, en vue de statuer sur le sort des émigrés juifs. 
Seule la République Dominicaine répondit favorablement à l’appel lancé lors de la Conférence et promit d’accueillir au moins 100 000 juifs. Curieusement en effet, car le dictateur Rafael Trujillo à la tête du pays depuis huit ans est davantage connu pour ses exactions que pour ses élans philanthropiques. Il fut à deux reprises le président de la République dominicaine (1930-1938 et 1942-1952) et de 1930 à sa mort en 1961, il a exercé un pouvoir sans partage sur le pays.

Cette décision était avant tout motivée par des intérêts géopolitiques et économiques :
1- restaurer son image sur la scène internationale, largement ternie par le massacre de milliers de Haïtiens en 1937, 
2- accélérer le développement économique de son pays par l’apport d’un capital humain qualifié
3- assurer une population plus blanche... 
Les accords politiques passés entre les responsables dominicains et américains conduisirent à l’élaboration du plan DORSA (Dominican Republic Settlement Association), qui eut en charge l’installation des réfugiés dans la ville de Sosúa au nord de l’île. 
En fin de compte, seulement mille visas furent émis et, malheureusement, seuls 650 Juifs réussirent à en tirer profit et à rejoindre l’île. Le président Trujillo leur donna des terres à cultiver et du bétail à élever. 
________________________________________________________________

Fresque romanesque, 3 décennies de ce couple, 3 grandes phases -Vienne, errance, Sosua- un récit romantico-sentimental qui peut agacer certains lecteurs mais qui m'a plu.

"Cette nuit-là, je découvris que j'avais besoin d'Almah pour former un tout parfait et, dans sa façon de m'aimer, je devinai une exigence d'éternité."

Les chapitres de ce pavé de plus de 600 pages sont courts, apportant du rythme et de l'aération. Les narrateurs changent, le plus souvent alternent entre Wihelm et une voix extérieure.
Ce roman aurait pu gagner en sobriété et longueur, mais en fermant ce livre je constate qu'en dépit de son épaisseur je n'ai pas ressenti de lassitude à l'exception de quelques répétitions. 

Sur fond des remous de l'histoire, un roman sur la richesse des relations humaines.  Plus que l'holocauste, c'est la question de l’identité et de l’enracinement qui guide le récit.

dimanche 14 avril 2019

366: 'Aux Cinq Rues, Lima' de Mario Vargas Llosa

Genre : Periodico de mierda !


Histoire
Carrefour des Cinq Rues, un des quartiers les plus fréquentés de Lima. Un scandale politique et sexuel menace d'être médiatisé par la presse à sensation, le torchon 'Streap-tease' dirigé par le nabot Rolando Garro, assisté de sa journaliste favorite dite la Riquiqui. Le riche ingénieur Enrique Cardenas risque d'être déshonoré par cette affaire...




Impressions
Derrière sa lecture facile et une apparente comédie frivole, ce roman plonge le lecteur dans le thème plus engagé de « description des structures du pouvoir ». En particulier l'auteur dénonce la dictature imposée par Fujimori, président du Pérou de 1990  à 2000: 10 ans d'autoritarisme et de corruption, une période crapuleuse et violente qui campe le décor de cette histoire.
L'engagement politique est au cœur du parcours professionnel de Mario Vargas Llosa, il avait perdu aux élections face à Fujimori en 1990.

A cette ère de dictature s'ajoute un pourrissement moral, un appétit pour le commérage et la presse à scandale, qui permet de supporter l'étau politique.

"Le voyeurisme est le vice le plus universel qui soit. Dans tous les peuples et toutes les cultures. Mais surtout au Pérou. Je suppose que vous le savez mieux que personne : nous sommes un pays de commères. Nous voulons connaître les secrets des gens et, de préférence, les secrets d'alcôve. En d'autres termes, et pardon pour la grossièreté, qui baise avec qui et comment ils le font."



C'était le premier ouvrage de cet auteur que je lisais, et j'ai constaté que de nombreuses chroniques du blog jugeaient ce roman pas à la hauteur de ce Prix Nobel de littérature.
Amours saphiques entre les femmes bourgeoises sans intérêt, un déficit de narrations télescopiques - la marque de fabrique de cet écrivain- où s'entrecroisent plusieurs auteurs et histoires.
Personnellement j'ai apprécié ce vaudeville un peu coquin qui allège le récit de cette période noire. Cette 'légèreté' édulcore l'ambiance lourde d'enlèvements contre rançon  qui règne, les menaces par les maoïstes du Sentier Lumineux, les Chegevaristes du MRTA et les exactions orchestrées par le chef du renseignement national Vladimiro Montesinos, dit le Docteur, le bras droit sanguinaire de Fujimori.


7 oct. 2010 - Le prix Nobel de littérature 2010 a été décerné, jeudi 7 octobre, à l'auteur péruvien naturalisé espagnol Mario Vargas Llosa, 74 ans.
Marqué par William Faulkner, mais aussi par les Français Gustave Flaubert et Victor Hugo (il a écrit un essai sur chacun d’eux), Mario Vargas Llosa a une écriture en apparence sans effet, alterne les voix et les narrateurs. Llosa peut ainsi témoigner efficacement des changements d’une société, de la violence, du sexe… ou du pouvoir et du pourrissement moral, qui restent ses grands thèmes.

Un roman facile à lire. Sans doute une bonne introduction pour entrer en douceur dans l'univers littéraire de cet auteur engagé. A suivre...

jeudi 11 avril 2019

L'amour sur le macadam grenoblois...

Je n'ai pas encore trouvé les auteurs de ces phrases...









Les feuilles mortes
Jacques Prévert

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
Des jours heureux quand nous étions amis,
Dans ce temps là, la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois je n'ai pas oublié.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi,

Et le vent du nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié,
La chanson que tu me chantais.

C'est une chanson, qui nous ressemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Nous vivions, tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.

Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des amants désunis.

Nous vivions, tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.



dimanche 7 avril 2019

365: 'Organigramme' de Jacques Pons

Genre : panique à bord du CoDir 


Histoire
La Maison Louis Laigneau est une maison de couture parisienne, un fleuron du luxe français dirigé d'une main de maître par Angelo Bertani. Un patron qui assène sa devise 'La vision sans exécution n’est qu’hallucination.'..



Impressions
Quel contraste avec le polar lu précédemment !
Rythme effréné, vite, vous pouvez biffer les noms de l'organigramme présenté dans les premières pages !
Plongée dans l'univers de l'entreprise moderne, avec ses conférences téléphoniques, ses pluies de mails-SMS, ses séminaires de créativité, un monde animé sous la houlette du PDG par la DRH, l'équipe marketing, les responsables de la finance et de la production. Rien de plus banal dans notre monde moderne.

"Le secteur de la mode a ceci de particulier que ses interactions, jeux d’influence et prises de décisions sont la plupart du temps gouvernés par des ressorts irrationnels. La susceptibilité, l’ego, le paraître et l’émotion occupent une place prépondérante, par opposition à d’autres leviers tels que le pragmatisme, le calcul, et la vision à long terme."

Ce thriller fait basculer le lecteur de l'autre coté du miroir. Il révèle sans surprise des rivalités, des jalousies, de fortes luttes d'influence, mais décrit une machine à broyer si féroce qu'elle justifie l'émergence d'un 'serial killer'. 

"Le pion ne se meut sur l'échiquier que parce qu'on lui en donne l'ordre, ou parce qu'on lui fait miroiter qu'il peut prendre la place de la tour ou du cavalier. Voire de la reine."

L'auteur étoffe certains des très nombreux protagonistes de cette histoire mais finalement les abandonne un peu en cours de route. Dommage. En revanche les personnalités de Marek et de Yasmina sont particulièrement captivantes par leur richesse et ambiguïté. Le premier, de par son passé sale et la seconde du fait de ses origines dans les quartiers défavorisés d'Aulnay-sous-Bois.
Enfin, autant le dire sans la 'spoiler', la fin explosive de ce thriller est décevante. Alors régalez-vous pendant le déroulement de l'enquête.

Un polar efficace qui captive et qui se lit vite. Quelques maladresses et une fin décalée un peu décevante. Un polar - témoignage de la souffrance au travail dans nos entreprises modernes.

mercredi 3 avril 2019

364: 'Les ombres de Montelupo' de Valerio Varesi

Genre : polar d'atmosphère


Histoire
Le commissaire Soneri part se ressourcer -et se reposer ?- dans son village d'enfance des montagnes des Apennins. Au menu de sa retraite, petits plats mitonnés à l'auberge et randonnées dans les sous-bois de Montelupo. A la recherche de champignons comme il le faisait jadis avec son père. Mais il ne ramasse que des trompettes de la mort. Prémonitoire ?...


Impressions
Ombres et brouillards.
Les premiers chapitres m'ont remémoré 'Le château' de Kafka, ce village enfoui dans la brume où les étrangers sont froidement accueillis et écartés des secrets pesants.
L'atmosphère est remarquablement rendue: pesante, les contours des maisons et des gens sont brouillés, la résolution des énigmes qui point promet d'être ardue...
Une enquête à l'air libre des montagnes qui s'avère pourtant être une sorte de huis clos, un lieu d'où on ne peut s'échapper comme pour l'arpenteur de Kafka. Vite il faut fuir avant que la neige ne couvre les preuves et rende impraticables les routes.



Peinture des mentalités
L'auteur peint avec justesse les mentalités des villages reculés de montagne. Même si Soneri est dans ses terres, même si il sait parler le dialecte local, les langues se taisent, la méfiance règne vis à vis de ce policier désormais citadin. 
 "Il scruta les visages qu’il reconnaissait, mais sur lesquels le temps avait déposé une couche d’hostilité craintive."

Une enquête en arrière-plan
Autre particularité de ce polar, qui constitue un habile tour de force, ce personnage héros récurrent de Varesi ne mène pas l'enquête. Si Soneri investigue en mode 'off' et aide les carabiniers, c'est pour se plonger dans les fantômes de son enfance, et en particulier pour faire la lumière sur le passé paternel pendant les années fascistes.

Passé fasciste de l'Italie
Epoque peu reluisante, les rancunes sourdent et menacent de se déverser quand les maîtres charcutiers tombent de leurs piédestaux ...

"Mais même l'animal le plus beau de ces bois, si tu lui ouvres le ventre, il n'a dans les entrailles que de la merde et des choses dégoûtantes, ne l'oublie pas."

Le rythme est tranquille, sans éclats, mais profond, humain.

Un régal. Découverte d'un auteur italien que je retrouverai avec plaisir.

lundi 25 mars 2019

363: 'le restaurant de l'amour retrouvé' de Ito Ogawa

Genre : mets littéraire


Histoire
Après un chagrin d'amour, volée de tous ses biens, Rinco revient dans la campagne chez sa mère. Elle a perdu un amour, sa voix, mais elle retrouve en ami le grand Kuma, gagne un cochon en animal de compagnon et surtout découvre le don de rendre heureux les gens avec la cuisine...

"Si tu cuisines en étant triste ou énervée, le goût ou la présentation en pâtissent forcément. Quand tu prépares à manger, pense toujours à quelque chose d'agréable, il faut cuisiner dans la joie et la sérénité."



Impressions
Humm... A ne pas lire en ayant une grosse fringale.
Douceur, naïveté, émotions, pudeur, simplicité. Un roman sans grandes frasques, à l'opposé d'une construction 'page-turner'. (et ce serait un contre-sens par rapport au nom du restaurant de Rinco !)



"Les mantes religieuses, les akébies à cinq feuilles, les grandes pimprenelles, rien n’avait changé. La chambre d’hôtes et le gîte, même si leur façade était un peu plus sale et fatiguée, étaient toujours en activité, comme le prouvaient les serviettes mises à sécher aux fenêtres. La statue du jizô au bord de la route portait un bavoir propre, des chrysanthèmes aux couleurs vives, leurs pétales bien dressés, étaient arrangés dans un verre à saké. La surface des gâteaux déposés en offrande était bien brillante" 
Et pourtant, avec quel intense plaisir j'ai tourné les pages, dégusté les rotis, humé les fumets des soupes, mes papilles frémissaient !


"Un repas, c'est parce que quelqu'un d'autre le prépare pour vous avec amour qu'il nourrit l'âme et le corps."

Chaque repas qu'elle conçoit avec finesse, amour et intelligence ouvre un nouvelle page unique de plaisir des palais adaptée aux clients.

Un conte de fée sous la forme d'une ode gastronomique au goût; pour retrouver si besoin goût à la vie :)

Pour la route, un lien vers un blog sur le Japon que je viens de découvrir, où ce roman est commenté:
http://lirelejapon.blog.lemonde.fr/2014/03/18/le-restaurant-de-lamour-retrouve-ito-ogawa-manger-lamour/

lundi 11 mars 2019

362: 'Idaho' d'Emily Ruskovich

Genre : mécanique des souvenirs


Histoire
Wade a refait sa vie avec Ann neuf ans après un drame familial terrible. Ann creuse pour comprendre l'incompréhensible que la mémoire de son compagnon efface progressivement.

"Parce que Wade avait tout jeté -les dessins, les vêtements, les jouets -, chaque vestige accidentel prenait une importance indescriptible dans l'esprit d'Ann. Quatre poupées moisies enfouies dans la sciure d'une souche d'arbre pourrie. La chaussure à talon haut d'une Barbie, tombée d'une gouttière. Une brosse à dents fluorescente dans la niche du chien. Puis, enfin, le dessin à moitié achevé dans le manuel. Des objets chargés d'une importance qu'ils ne méritaient pas mais qu'ils revêtaient à cause de leur effrayante rareté; ils grandissaient en elle, se transformant en histoires, en souvenirs dans la tête d'Ann alors qu'ils auraient dû rester dans celle de Wade."




Impressions
Chronologie chamboulée, de 1975 à 2025, les événements sont dévoilés dans le désordre, comme distendus par le drame.
A l'image de ce que ressent en prison Elisabeth...
"Elisabeth est reconnaissante envers cette distorsion du temps, rendue possible par les changements périodiques de poste. C’est une sorte de distraction qui rend la chronologie absurde. Et c'est dont elle a besoin pour continuer à vivre" 



La nature prédomine, ces montagnes boisées des Rocheuses. Les lacs, les forêts, la neige isolent ce couple des autres, les plongent frontalement dans leurs tourments et interrogations. Mais aussi les nourrissent, les apaisent.

Mais plus qu'une description naturaliste (une 'nature writing'), c'est celle des âmes tourmentées des 3 principaux protagonistes, Wade, Ann et Jenny - il serait sans doute pertinent d'ajouter Elizabeth-, qui est au cœur du récit. Leurs peines, leurs souffrances les murent dans des silences ou dans l'oubli. Des failles comme des murmures, des larmes vite séchées, ces petits instants qui trahissent les peines.

"Sans s'en rendre compte, elle se mure parfois dans des silences bruyants, et parfois ses chuchotements sont tellement enragés qu'on ne dirait pas des chuchotements, et c'est alors qu'elle prend conscience de la ferveur conspiratrice de ses propos et qu'elle rit." 

L'écriture est efficace, évoque la poésie brute de la nature, suggère les non-dits, les envies, les douleurs. L'auteure évoque avec subtilité la perte des souvenirs, qui parfois reviennent à l'écoute de notes de musique ou à travers une odeur.

Je reconnais avoir peiné à entrer dans le récit, oppressé par le poids du drame inacceptable et par la violence larvée de ce couple. D'autant plus que le premier chapitre est le plus long de tous, et qu'il est lent.
Le rythme s'accélère ensuite sans devenir trépidant, l'auteure alterne les voix de narration, nous reconstruit le puzzle en mettant à mal la chronologie, et les 'héros' nous deviennent familiers, touchants, humains.

Très beau roman, montrant une étonnante maturité pour cette jeune auteure américaine.

Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

Grand Canyon