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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

jeudi 16 novembre 2023

549: ' Le vieil incendie' de Elisa Shua Dusapin

Genre : de la douceur et la dureté de la vie

Histoire
Agathe a mis l'Océan Atlantique entre elle et Véra, sa cadette aphasique et son père.
Quinze ans plus tard, elle retourne dans la maison périgordienne familiale pour la vider avant qu'elle ne soit détruite.
8 jours dans la vieille bâtisse pour découvrir une sœur transformée, devenue femme et qui répond avec humour.


Impressions
J'avais beaucoup aimé les Billes du Pachinko de cette auteure.

Une nouvelle plongée dans les histoires de famille, centrée sur le récit de la retrouvaille de 2 sœurs devenues adultes qui ont connu dans leur enfance un lien fusionnel. Elisa Shua Dusapin retrouve sa région natale, le Périgord.

J'aime cette écriture concise, juste et pudique, qui tisse peu à peu un journal quotidien pudique, qui souffle les braises du passé, parfois douloureuses mais ô combien profondes entre ces 2 sœurs.
Roman très court à lire avec lenteur telles les stalactites qui goutte à goutte croissent dans la grotte de Villars.

Très beau livre intimiste et poétique. 

mardi 31 octobre 2023

548 : 'Les gens de Bilbao naissent où ils veulent' de Maria Larrea

Genre : récit flamboyant de recherche de ses origines

Histoire
Juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à Julian qu'elle confie aux jésuites. 
Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d'une fille, Victoria, et la laisse aux sœurs d'un couvent. Julian et Victoria sont le père et la mère de Maria, notre narratrice.
Maria Larrea reconstitue le puzzle de sa mémoire familiale et nous emporte dans le récit de sa vie, plus romanesque que la fiction. 




Impressions
Une histoire d'orphelins, de mensonges et de filiation trompeuse. De corrida, d'amour et de quête de soi. Une quête des origines qui nous plonge dans l'Espagne de Franco.
Et la naissance d'une écrivaine.

« We can change the story because we are the story.
Je relis sa phrase et d’un coup, je comprends.
On ne se souvient pas du moment de sa naissance. Mais on peut l'imaginer.
En rentrant chez moi, je décide de commencer l'écriture d’un roman. J'entrevois ce que je peux raconter, à défaut de trouver la source de mes vérités. Raconter la grappe humaine que nous formons Victoria, Julian et moi, trois orphelins d'une même nation.

L'écriture est  relevée, voire dure et même crue certaines fois.
En particulier les portraits de ses parents sont sans concession.

'Le Basque était populaire, surtout auprès des jeunes femmes. Lors de ses premières permissions, il embrassa quelques filles, mais rien de plus que des sueurs froides au moment d'aller plus loin. Et puis, à dire vrai, faire ça dans un coin de rue sombre, ça ne l'emballait pas. Il était pointilleux. Romantique. C’était surtout un éjaculateur précoce. Il n'avait pas franchi le col qu'il dégringolait déjà, guerrier frustré. Arrivé à la vingtaine, il n'avait jamais ensemencé qui que ce soit à part son slip. '

'En enlevant enfin ses chaussures, Josefa affichait une mine déconfite. Elle regarda ses pieds et se mit à pleurer. Ils avaient été si compressés dans ses beaux souliers noirs qu'ils ressemblaient à deux rôtis saignants tout juste déficelés. La pédicure soignée au vernis rouge qu'elle s'était offerte chez la Cubaine n’embellissait pas ses orteils boudinés et violacés. Visuellement, ses pieds évoquaient plus la boucherie que l'ornement. L’orgueil la faisait pleurer, elle qui avait compté parmi les prometteuses prostituées de Bermeo.'

Le récit très imagé est emprunt d'un rythme relevé.


Un écrit autobiographique, premier roman, coup de cœur.

lundi 18 septembre 2023

547: ' Intrigue à l'anglaise' d'Adrien Goetz

Genre : polar décousu en Normandie

Histoire
Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, rejoint son premier poste au musée de la Tapisserie, à Bayeux.
Perspectives moroses et de train-train qui ne l'enthousiasment pas.
Mais les événements donnent tort à ces craintes !

La directrice du musée, dont elle est l'adjointe, est victime d'un attentat.
Des fragments de tapisserie réapparaissent à Drouot.
Pénélope est convoquée par le patron du Louvre qui lui confie une mission secrète.
Et cette semaine-là, Diana, princesse de Galles, et Dodi al-Fayed, meurent sous le tunnel du Pont de l'Alma.

Et si tous ces événements étaient reliés à l'histoire de la tapisserie et à ses secrets ?


Impressions
Voilà un policier centré autour de la fameuse tapisserie -ou plutôt broderie- de Bagneux.
Le fil (ah, ah !) conducteur est construit sur les pièces manquantes de la tapisserie. Cette frise est brodée sur 50cm de hauteur, composée de 9 pièces de lins successives comportant 58 scènes mais trois mètres de scènes manquent. 
Voilà un excellent germe pour tous les fantasmes...

L'enjeu de ces pièces disparues relève de  politique.

Elle est bâtie principalement autour de deux épisodes historiques.

Denon directeur du Louvre sous l'empire Napoléon
À des fins de propagande contre l'Angleterre qu'il projette d'envahir, Napoléon fait venir la tapisserie au musée du Louvre à Paris où elle est exposée à l'admiration des foules parisiennes de novembre 1803 à février 1804. À cette occasion, un catalogue illustré est d'ailleurs imprimé en quatre cents exemplaires et distribué à l'armée, afin de motiver l’esprit conquérant des troupes et de les convaincre qu'un débarquement en Angleterre est possible...

Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis convoitent la tapisserie. L'Ahnenerbe, l'organisation pseudo-scientifique fondée par Himmler en 1935, avait pour mission  d'étudier « l'espace, l'esprit, les actes et l'héritage de la civilisation indo-germanique de race nordique, de donner une forme vivante aux résultats de la recherche et de les transmettre au peuple ». Autrement dit, traquer urbi et orbi en Europe les traces d'une présence nordique qui démontrerait la supériorité de cette race sur les autres et justifierait par conséquent la présence envahissante des Allemands dans des pays étrangers. Voilà pourquoi la tapisserie de Bayeux, qui, rappelons-le, évoque l'invasion de l'Angleterre par des Normands, donc des Vikings, les intéressait au plus haut point.

Mais force est de constater que l'intrigue devient vite confuse, avec des aller-retour Bayeux-Paris où Pénélope et son copain Wandrille se croisent dans un rythme assez décousu, ce qui est le comble pour une broderie !

Est resté pour moi le plaisir de replonger dans ces scènes historiques magnifiques du XXIième siècle. Avec toute la richesse de ses scènes variées et détaillées, et ses énigmes.

Le mystère de la gifle donnée par un homme à une femme est évoqué
Cette scène représente Aelfgyva, la seule femme de toute la Tapisserie ! On ne pouvait donc pas passer à côté bien que cette scène soit aussi une des plus énigmatiques. Certain.e.s pensent qu’il pourr­­­­­­ait s’agir d’une fille de Guillaume, promise en mariage à Harold. Un clerc lui administrant un soufflet afin qu’elle n’oublie pas l’importance de son engagement, ainsi que cela se pratiquait également lors de l’adoubement des chevaliers. Il se pourrait que la tour, à droite, évoque l’intérieur du château de Rouen.


Le mystère sur les auteurs de cette tapisserie
Un expert, M. Robert Chenciner, spécialisé dans l'étude des techniques de fabrication des tapis et des broderies persanes, orientales et européennes,  estime que la tapisserie exposée à Bayeux n'a pu être fabriquée au onzième siècle. Un détail le chagrine : la représentation sur la broderie d'un cuisinier faisant cuire des brochettes découpées en cubes, ce qui lui paraît anachronique pour cette région de l'Europe. Selon lui, cette technique de cuisson ne pourrait au mieux remonter en France qu'à 1722, à la suite d'échanges culturels avec les pays maures.


Et puis, pour conclure, on peut s'amuser de l'évocation d'images érotiques dans la Tapisserie est aussi abordée, toute proportion gardée...



Un polar à lire surtout pour admirer cette broderie unique. Cousu de fil blanc.

vendredi 8 septembre 2023

546: 'La fabrique des pandémies' de" Marie-Monique Robin

Genre : "Préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaire"

Histoire
Dengue, Chikungunya, Covid-19, Sida, Ebola : le nombre de maladies émergentes - jusqu'alors inconnues - a explosé ces quarante dernières années. La plupart d'entre elles sont des zoonoses, des maladies infectieuses transmises aux hommes par les animaux. L'interview de plus de 60 scientifiques du monde entier donne des clés pour comprendre quels sont les liens entre la santé humaine et la santé des écosystèmes.




Impressions

Ouvrage très riche, dense, mais fluide à lire, fondé sur des entretiens avec des scientifiques renommés dans leurs disciplines respectives, et étayé de références données en fin de livre.

Cela représente un travail d'enquête considérable.
Son accessibilité est juste au bon niveau, je reconnais avoir été parfois perdu par les noms des différents virus, cellules, faune et flore qui ont été étudiés, je n'aurai pas tout retenu.
J'en retiens un nombre important de pestes, anthrax, allergies, maladie de lyme et autres virus dont l'émergence est favorisée par la déforestation, les monocultures, l'urbanisation, le bouleversement des écosystèmes et le changement climatique.

C'est une enquête menée en plein confinement COVID en 2020.




Le virus Sars-CoV-1 est tout naturellement un des sujets largement analysés. Je retiens que le plus grand nombre des scientifiques pensent que les hôtes intermédiaires pour transmettre le virus de la chauve-souris à l'homme sont les civettes, des animaux sauvages élevés de manière intensive en Chine.

«  Certaines espèces de Chauve-souris hébergent des coronavirus qui ont pu être à l’origine du Sars-CoV-1 mais la transmission du virus de la chauve-souris n’a pas été directe mais a impliqué au moins un hôte intermédiaire, la Civette palmée.


Les études épidémiologiques lors de l’épidémie du Sars-CoV-1 en Chine ont attiré l’attention sur le fait que beaucoup de personnes infectées avaient visité des marchés où on vendait des animaux vivants. Parmi ceux-ci des Civettes palmées. Ces civettes sont des carnivores sauvages qui ont commencé à être domestiqués pour leur fourrure depuis la fin des années 50, puis élevés pour servir de nourriture exotique dans des restaurants. En 2003, on estimait que 600 fermes en Chine faisaient l’élevage de 40.000 civettes en tout.

L’analyse du génome du Sars-cov-2 montre qu’il est similaire à 96 % d’un virus (baptisé RaTG13) retrouvé en 2013 chez une chauve-souris de l’espèce Rhinolophus affinis dans les montagnes de la province du Yunnan. "

Intervention de l'homme dans des zones sauvages, élevages intensifs, le cocktail gagnant était présent.
Similairement le virus Nipah apparu en 1999 principalement au Cambodge est lui aussi propagé par les chauves-souris, avec heureusement un risque faible de transmission aux humains étant donné le taux de létalité de cette maladie entre 40 % et 75 %. Chassées de leur lieu d'habitat par une déforestation à marche forcée, les chauve-souris ont trouvé refuge dans des vergers pour se nourrir des fruits. Leurs déjections ont été mangées par les cochons élevés de manière intensive à proximité, et hop la passerelle était mise en place.

De manière commune,  les enquêtes menées par les scientifiques -par exemple les équipes du  Cirad et de l’Institut Pasteur ont montré que l’émergence d’épidémies est fortement liée aux pratiques humaines alimentaires et agricoles.





En apportant une vision très large des phénomènes intriqués, cet essai très instructif, scientifiquement documenté,  montre ô combien biodiversité, écologie et avenir de l'humanité sont liés. Mais n'est-ce pas trop tard, avec juste un prémisse des pandémies annoncé par la COVID ?....

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du prix Albert-Londres (1995). Elle a réalisé de nombreux documentaires et est l'autrice de plusieurs ouvrages, dont Notre poison quotidien, Sacrée croissance ! et La Fabrique des pandémies.

samedi 2 septembre 2023

545: 'Hound Dog' de Nicola Pegon - BD

Genre : polar déprimé qui a du chien

Histoire
Un matin, César se réveille avec au pied de son lit un chien massif et pataud, venu de nulle part . D'où vient ce chien ? A qui appartient-il ? En compagnie de son voisin, Alex, il va partir à la recherche du propriétaire.

Impressions
Hound Dog est une chanson d'Elvis Presley de 1956.

"You ain't nothin' but a hound dog
Cryin' all the time
Well, you ain't never caught a rabbit
And you ain't no friend of mine"

avec sa traduction :
"T'es rien qu'un chien de chasse
Toujours à chialer
T'as jamais chopé de lapin
Et t'es pas mon pote."
Le ton est donné !

Cette BD étonne et pourrait être qualifiée de polar burlesque combiné à une fresque sociale déprimante.
La construction est extrêmement habile, le lecteur est désorienté dès les premiers planches puis happé par la pseudo enquête menée par les deux losers.
César est un chômeur hypocondriaque qui vit en colocation avec un gars accro aux jeux vidéo.
Alex est aussi paumé et chômeur, et inspiré de mysticisme avec pour divinité Elvis.

Autour d'eux, les rares personnes rencontrées sont souvent antipathiques. A l'image de l'hôtesse d'accueil de la SPA qui conseille à César sur le chien trouvé: « Vous pouvez toujours l'abandonner sur le bord de la route, c'est ce que les gens font en général »… Ou encore le gars armé qui se prépare à la prochaine guerre mondiale qui accueille César et Alex avec un fusil pointé sur eux...
Le décor est celui d'une Amérique périurbaine désenchantée, quasiment vide, comme post apocalyptique.


Cette atmosphère pesante est parfaitement rendue par le graphisme élaboré de Nicolas Pegon. Les représentations des personnages sont précises avec leurs traits soulignés par le noir. Les couleurs ocre et brun alternant avec les gris et bleu avec des aplats de couleurs intenses contribuent à cette ambiance sombre.

Une bande annonce de la BD est disponible sur Youtube: 


Une BD à consommer sans modération. Ouaf !

prix du Polar BD lors du festival d’Angoulême en 2022

mercredi 30 août 2023

544: 'Signes de vie' de José Rodrigues dos Santos

Genre : E.T. arrive ?

Histoire
Les immenses radiotélescopes de l'institut SETI en Californie viennent de capter un signal inhabituel venu de l'espace sur la fréquence 1,42 GHz.
Wow ! Un signe de vie ?

Impressions
En fait, ce pavé de 700 pages m'a profondément déçu.
Est-ce un polar thriller ou une réflexion sur l'origine de la vie selon les recherches en mathématique, physique, chimie et biologie ?

Si vous souhaitez un cours de mise à niveau dans les sciences, ce livre vous apportera quelques éléments, le langage est clair et les exemples aident à comprendre le propos.

On y apprend par exemple l'extraordinaire adaptation des êtres vivants
- Avec de la mousse qui extrait de l'eau de l'air du désert
- des kangourous qui extraient de l'eau d'aliments métabolisés
- le séquoia qui monte l'eau dans les branches supérieures
Des Bactéries hyperthermophiles dont la température optimale de croissance est supérieure ou égale à 80 0C
- la chimiosynthèse un processus biologique alternatif à la photosynthèse
...
Ou, encore, de nombreuses discussions évoquent les analyses des météorites martiennes retrouvées sur le Terre, comme l'ALH84001

En août 1996, une équipe de la NASA annonce la découverte de traces fossiles de vie dans une météorite d'origine martienne (ALH84001), récoltée en 1984 dans les glaces de l'Antarctique. Les données isotopiques et l'âge d'irradiation permettent de dire qu'après un voyage de 16 millions d'années dans l'espace, elle aurait séjourné en Antarctique durant 13000 ans.

Mais si vous recherchez un thriller, il vaut mieux passer votre tour.
Les scènes qui officient dans cette catégorie doivent représenter 150 pages sur 700 pages au total... 
Et ce qui annihile tout effet d'entrainement est que les très longues conversations sur les origines de la vie sont insérées entre des phases d'action. Il faut être patient, alors quand des blogueurs parlent de page turner, je me demande si on a lu le même bouquin ?...
J'ajouterai que cette succession de dialogue "philosophiques" durant des heures alors que les protagonistes sont engagés dans une course contre la montre où la Terre est en enjeux, c'est du grand n'importe quoi.

En synthèse, les personnages sont stéréotypés (Setz l'américain grossier et dragueur, Emese la hongroise très séduisante et dévouée, Tomas qui est aérophobe et monte dans une navette spatiale de la NASA...), les situations sont caricaturales, le langage est familier.
Par exemple, on peut s'interroger sur la pertinence de l'insistance au sujet de l'entrainement des astronomes aux toilettes, donnant lieu à un jeu de dialogues ras les pâquerettes, comme:
'En fait, la fameuse dernière goutte qui, comme tous les hommes le savent, est condamnée à tomber dans le slip, resta sur la pointe et se colla au bord du tuyau avant d’être, elle aussi, aspirée par le collecteur de déchets liquides...'

Bref, passez votre chemin.
J'écris cela en constatant que je suis tout de même allé jusqu'à la fin de ce récit...

Non. Des signes pour vous épargner de consacrer des minutes de votre vie à lire ce livre :)

jeudi 24 août 2023

543: 'Le théorème d'Almodovar' d'Antoni Casas Ros

Genre : planctonesque

Histoire
"Défiguré à la suite d'un accident, le narrateur émerge lentement de sa solitude, réconcilie la forme et le sans-forme, explore le monde duquel il s'était retiré. Le double regard, celui, distant, d'Almodovar qui le filme et celui, passionné, d'un transsexuel, lui fait comprendre peu à peu qu'il y a une fête au centre du vide."
4ième de couverture
Publié en 2008 chez Gallimard, premier roman d’Antoni Casas Ros

"Ce que j'aime dans le plancton, c'est qu'il est en flottaison entre deux mondes et qu'il jouit à la fois de l'eau et de la lumière. C'est sans doute la vie la plus harmonieuse, la vie à laquelle j'aspire. Une vie si belle que le rêve n'a même pas besoin d'affleurer. Une vie dépourvue de tension. Une vie qui est une mélodie offerte au principe d'incertitude. Une vie qui finit brusquement, dans la dévoration. Un itinéraire parfait : lumière, eau, danse et fin."

Impressions
Tout est dit dans le 4ième de couverture...:)
Roman inspiré de sa propre vie, Antoni Casas Ros a en effet subi un accident de voiture à l'âge de vingt ans qui l'a défiguré et dans lequel son amie a trouvé la mort.
Il s'interroge sur le sens de sa vie et même de la vie de manière générale, lui réfugié dans la solitude loin du regard des autres.
Mathématicien initié par sa mère, son seul soutien,  lettré et sybarite..

C'est dans l’amour d’une transsexuelle génoise et dans le projet d'un film avec le réalisateur Pedro Almodovar, qu'il retrouve le gout de la vie.
Délicatesse et brutalité se côtoient, et les scènes surréalistes habillent de récit d'une ambiance décalée, comme par exemple ce cerf qui élit domicile sur son canapé et les suit en permanence.
'Il me laisse une toute petite place sur le canapé, je la prends, je caresse sa tête, juste entre les bois et sa petite barbe de Chinois. Il y a dans son œil une douceur indifférente qui me touche profondément."


"Dans cet autoportrait, j’essaie autre chose. Je tente de regarder le monde jusqu’à ce qu’il révèle sa beauté même si l’opération est étrangement utopique. J’établis le théorème d’Almodovar : il suffit de regarder assez longtemps pour transformer l’horreur en beauté.'

Un écrit autobiographique hors des standards 


Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

Grand Canyon