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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

mardi 13 juin 2023

537: '"La double vie d'Anna Song" de Minh Tran Huy

Genre : doublure musicale

Histoire
La pianiste Anna Song meurt après avoir lutté contre un cancer et avoir voué ses dernières forces à enregistrer une œuvre discographique sans précédent.
Paul Desroches, son mari et producteur raconte la femme aimée, tandis qu'un parfum de scandale s'amorce...

Impressions
Un roman à la construction complexe, riche de plusieurs facettes mais ô combien plaisant à lire, servi par une écriture fluide et précise.

D'abord une plongée dans la musique, avec de très nombreuses références de maîtres pianistes classiques. Anna partage sa connaissance approfondie des compositeurs dont elle s'imprègne pour mieux interpréter les morceaux. Et Paul, enfant, est subjuguée par le jeu d'Anna au piano.

'J'ai passé tout l'après-midi à l'écouter. A voir courir ses doigts minuscules sur les touches noires et blanches, sol, ré, si, sol, sol, la, fa, ré, si, sol, suivant une mystérieuse chorégraphie d'où naissait une musique tantôt sombre et profonde, enveloppante comme une mer, tantôt haute, céleste presque, et lumineuse comme une goutte de rosée.'

C'est également une histoire d'amour, la passion absolue, jusqu'à dénaturer la vérité, construire un conte imaginaire trahir les musiciens.

Enfin Minh Tran Huy peint son pays d'origine, un Vietnam idéalisé et rêvé. Le voyage d'Anna dans ses terres est saisissant de justesse.

Après cette lecture délictueuse, un peu de recherche sur le Web m'apprend que ce roman est inspiré d'une affaire réelle qui a fait grand bruit dans le milieu artistique en 2007 concernant la pianiste Joyce Hatto. Mais chut, je vous laisserai en découvrir la teneur après la lecture :)


Yes, yes, yes ! Une roman magnifique, acheté un peu par hasard lors d'un déstockage de bibliothèque municipale ! Mais est-ce que c'est réellement Minh Tran Huy l'autrice de cet ouvrage ?... :)

dimanche 4 juin 2023

536: 'Dans le jardin de l'ogre' de Leïla Slimani

Genre : Chair triste

Histoire
Adèle, une jeune journaliste, présente une façade de bourgeoise bien rangée, épouse d’un médecin et mère d’un petit garçon. Derrière cette vie apparemment bien ordonnée, Adèle est le jouet d’un désir animal - cet ogre vorace dont il est question dans le titre - et qui la dévore de l’intérieur.

Impressions
Passionnée par les fragilités et les perversions humaines, l’auteure interroge dans ses romans la genèse de la folie. La 'Chanson Douce', déjà chroniquée, peut s'interpréter comme le conte de la folie ordinaire, une valse entre folie meurtrière et ambition sociale d'une femme en marque de reconnaissance et d'affection. 

Pour ce roman, la folie exprimée est celle de l'addiction maladive au sexe. Thème plutôt rarement abordé dans la littérature, qui plus est quand il s'agit d'une femme. Dans 'Belle de Jour', l'héroïne Séverine est elle aussi attirée par l'ivresse sexuelle: elle finit par s'adonner à la prostitution en cachette également de son mari, et par découvrir le plaisir dans les rencontres les plus brutales.

Ici, Adèle cultive l'adultère sans se prostituer. Elle aborde les hommes, ses 'proies' de manière instinctive , peu importe si les hommes sont beaux, moches, gros, maigres, jeunes, vieux, elle a un besoin viscéral de plaire et d’aller jusqu’au bout.

"Adèle ne peut plus penser qu’à ça. [...] Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu’on la saisisse, qu’on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu’elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre."

Ce récit est lui aussi crument réaliste, bouleversant et brutal. A nouveau dans un décor sociétal bourgeois plutôt parisien. La vie d'Adèle est gâchée par son obsession, par ces bouffées d'envie qui la rongent. 
Ce qui surprend est cette absence de plaisir, même éphémère. Le passage à l’acte ne lui apporte pas de satisfaction, et pourtant, elle recommence. Ces notions de plaisir et de désir sont absentes et sont remplacées par la détresse de se trouver dans la situation d’accomplir l’acte : « [e]lle comprit très vite que le désir n’avait pas d’importance. Elle n’avait pas envie des hommes qu’elle approchait. Ce n’était pas à la chair qu’elle aspirait, mais à la situation. » Les hommes sont pour la plupart anecdotiques et d’ailleurs « Adèle ne tire ni gloire ni honte de ses conquêtes. ».
Rien ne la rassasie et les conséquences et leur issue seront évidemment prévisibles...

Un roman dérangeant sur une femme victime d'un mal-être profond rarement abordé dans la littérature. 

vendredi 19 mai 2023

535: 'Le Sillon' de Valérie Manteau

Genre : Errances dans un état de droit qui tangue

Histoire
Ancienne journaliste chez Charlie Hebdo, suite au carnage qui décima la direction du journal, Manteau se rend en 2015 à Istanbul, pour changer d'air. 
Hrant Dink, militant turc pour la paix entre les peuples, assassiné en 2007, sera son guide. Elle se fait un devoir de rétablir sa mémoire oubliée.

Impressions
Le Sillon, c'est la traduction de Agos, le journal tenu par Hrant Dink.

Pour ce second roman, Valérie Manteau s’inspire de son expérience turque. Comme elle, la narratrice a un coup de foudre pour ce pays où elle retourne régulièrement, y construisant même sa vie amoureuse et sociale. 

Mais c'est surtout le constat d'un pays qui dérive vers un gouvernement totalitaire qui est dépeint, avec la contestation de la place Taksim en 2013 et les purges consécutives à la tentative de coup d’Etat militaire de 2016.

"Le président Erdogan passera au moins à la postérité pour ce bon mot, « la démocratie, c’est comme le tramway : quand on est arrivé à destination, on en descend ». On ne pourra pas dire qu’on n’avait pas été prévenus."
.
S'égrène une longue liste de portraits d'artistes, de journalistes, d'intellectuels arrêté.es disparu.es..
Telle Aslı Erdoğan, romancière, journaliste et militante turque pour les droits de l'homme. Elle aura payé par de la prison en 2016 son engagement dans la défense des droits humains, des droits des femmes ainsi que de la cause kurde et la reconnaissance du génocide arménien.
La police turque s'est présentée à son domicile le 17 août 2016, pour lui signifier son arrestation. Un semblant de procès a eu lieu le 5 septembre, alors que l'auteure était accusée de « propagande en faveur d’une organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste » et « incitation au désordre ». Le tribunal d'Istanbul a décidé de son maintien au sein de la prison de Bakırköy, malgré son état de santé fragile.
Depuis, elle vit en exil à Francfort-sur-le-Main en Allemagne.

Ou la traductrice Necmiye Alpay, 70 ans, traductrice, critique et linguiste turque membre de la Çevirmenler Meslek Birliği (ÇEVBİR), l'association des traducteurs turc qui a été emprisonnée par le régime d'Erdogan. Comme Asli Erdogan, Necmiye Alpay a été accusée « d'appartenance à une organisation terroriste armée », et a été placée en détention dans l'attente d'un procès au prétexte qu'« elle pourrait prendre la fuite », rapporte le CEATL.

Ou encore Eren Kekin, cette avocate militante prend tous les risques pour que soient respectés les droits fondamentaux en Turquie. En particulier, ceux de la minorité kurde et des femmes. À deux reprises, elle a échappé de justesse à une attaques armée. Aujourd’hui encore, victime d’un harcèlement judiciaire permanent, elle est sous le coup de 122 poursuites. e simple fait d’exercer son métier de journaliste lui vaut une condamnation à 6 ans et 3 mois de prison, en février 2021.

Entre cette atmosphère de chasse aux sorcières dont elle pourrait elle-même être victime et son histoire amoureuse avec le journaliste stambouliote qui s'étend, on s'interroge sur ce qui la fait rester à Istamboul. Elle doit ressentir une passion profonde pour cette ville, ses cafés, ses artistes, ses rives européenne et asiatique du Bosphore. Une nostalgique de l’ancienne Constantinople cosmopolite où s'opposent et parfois s'allient aujourd'hui intégrisme et dictature.
Cette errance est un peu décousue, très personnelle, mais je me suis laissé promener dans cette autofiction nostalgique et ce témoignage politique. Et quel signe de l'actualité avec la réélection de Recep Tayyip Erdogan à la tête de la Turquie avec 52,16 % des voix ! Déjà au pouvoir depuis vingt ans en Turquie, à 69 ans il est assuré de rester dans son fauteuil de président cinq ans de plus.

Récit errant dans la tête d'une amoureuse d'Istamboul et témoignage politique des dérives totalitaires du gouvernement.
Prix Renaudot 2018

dimanche 14 mai 2023

534: 'Lucien' de Carayol et Sénégas - roman graphique - BD

Genre : Patissié Délisse Iousse !

Histoire
La vie de Lucien, balayeur de parc, est réglée comme une horloge suisse: il aime les choses simples et répétitives. Paul va tout faire pour devenir son ami, malgré les moqueries à son égard. Leur amitié résistera-t-elle à l'épreuve du temps ?


Impressions
262 pages en noir et blanc d'un récit qui oscille entre des valeurs positives, comme l'amitié, la poésie, et les forces obscures des hommes, jalousie, moqueries, préjugés, violences physiques et morales.

Le scénario est rythmé et très inventif, semé de surprises et de pages d'émotions.
Des pages sans texte, un graphisme tourbillonnant de poésie parfois comme les feuilles qui s'envolent, noir et violent quand la colère et la violence sévissent.
Quelle maîtrise du noir et blanc, avec une palette de nuances impressionnante, des dessins flous ou précis, un trait nerveux ou doux, un jeu subtil entre les ombres et les lumières.

Je partage l'avis de nombreux lecteur.e.s qui ont préféré la première partie, plus fluide. Elle pose le décor, partage la vie quotidienne de ce balayeur simplet -l'idiot du village- et sa rencontre avec Paul, ce petit garçon qui cherche un ami.
La deuxième partie tranche fortement. Beaucoup plus sordide, elle emmène Lucien hors de sa zone de confort. Il est alors instrumenté voire violenté par Kadeg, mais aussi par cette femme qui nous semblait pourtant bienveillante... (je ne vous en dis pas plus).


J'ai refermé cette BD avec un petit pincement au cœur, attaché à Lucien, ce personnage simple et attachant au visage un peu lunaire, au grand corps nonchalant et au sourire énigmatique, ses mots qui sortent un peu bancals.

Roman graphique captivant et magnifique. Un petit bijou.

samedi 13 mai 2023

533: 'Touchées' de Quentin Zuttion - Roman graphique BD

Genre : femmes cabossées qui veulent retrouver la légèreté de vivre

Histoire
C'est l'histoire de femmes, toutes victimes de violences sexuelles, qui s’inscrivent dans un atelier d’escrime thérapeutique accompagné par une psychologue. Une expérience pour se libérer et reprendre la maîtrise de sa vie. La BD peint le parcours de Lucie, Nicole et Tamara.
Impressions
Récit d'une thérapie par l'art du combat, le sabre, un exutoire à nos phobies et nos violences, anonymisé par la tenue blanche et ces masques grillagés qui étouffent et camouflent.

Le graphisme tout en nuance et en couleur illustre avec talent le poids qui accable les trois femmes à travers leur visage fermé et leurs expressions. J'ai particulièrement apprécié les scènes de combat magnifiquement illustrées et très puissantes.
Cette expérience personnelle se combine avec une sororité en devenir de 3 femmes très différentes. Elles trouvent progressivement le chemin de la guérison car derrière cette violence invisible au regard, il y a aussi l'espoir.

Un récit graphique touchant et émouvant.

mardi 9 mai 2023

Interlude

 Yes, je connais enfin le nom du sculpteur dont les élégantes femmes drapées resplendissent au soleil dans le jardin d'Eze: Jean-Philippe Richard



mercredi 26 avril 2023

532: 'Le Mage du Kremlin' de Giuliano da Empoli

Genre : brulant et glaçant

Histoire
Coulisses du Kremlin, l'histoire de Poutine narrée par son ancienne éminence grise, Vadim Baranov dans la fiction, Vladislav Sourkov dans la vraie vie.

Vladislav Sourkov et Vladimir Poutine, à Kourgan, en 2012

Si on avait le cœur à en rire, on est frappé par la ressemblance entre Vladislas Sourkov et Mister Bean ...

Impressions
Giuliano da Empoli, 49 ans, essayiste et conseiller politique italo-suisse (ex-conseiller de Matteo Renzi), a déjà écrit des essais politiques, et nous livre ici son premier roman. Né en 1973 à Neuilly-sur-Seine, il est le président de Volta, un think tank basé à Milan, et enseigne à Sciences-Po Paris.

Ce portrait de Vladimir Poutine réunit les passions M de Empoli, la littérature et la politique. Cette histoire retrace fidèlement les grandes lignes de la carrière politique du conseiller, jusqu’au dossier ukrainien, dont il fut chargé quelques mois avant l’annexion de la Crimée par les Russes, en mars 2014, et l’intervention militaire dans le Donbass. « Dans Le Mage du Kremlin, on suit la métamorphose de Poutine », résume avec justesse la journaliste Laure Adler.  Cet ouvrage permet de mieux comprendre ce dictateur, toujours plus solitaire avec à la fin, pour seul conseiller, un labrador. Et c'est glaçant.

"Le labrador est le seul conseiller en lequel Poutine a entièrement confiance. Il le fait courir dans le parc, il va avec lui au bureau. Pour le reste, le Tsar est complètement seul. De temps en temps, un garde apparaît, un serviteur se présente, ou un courtisan, convoqué pour une raison ou une autre. C'est tout. Il n'a pas de femme auprès de lui, ni d'enfants. Quant aux amis, il sait qu'au stade auquel il est parvenu l'idée même d'en avoir est inimaginable. Le Tsar vit dans un monde où même les meilleurs amis se transforment en courtisans ou en ennemis implacables, et la plupart du temps les deux à la fois."

Selon ce roman, Vladimir Poutine, alors lieutenant-colonel du FSB (ex-KGB), a été sollicité par Berezovsky -homme d'affaires et magnat de la télévision- pour remplacer Eltsine alors mourant. Surkov aurait été chargé d'en faire la mise en scène et la régie pour la suite.

'Le chef du FSB serait un bon candidat. Personne ne le connaît mais le vieux a confiance en lui : il a fait ses preuves dans les moments décisifs. Il est jeune, compétent, moderne ; exactement ce dont la Russie a besoin. Et puis, tu verras, c’est un homme modeste.'

"Poutine n’était pas un grand acteur comme je le croyais mais seulement un grand espion. Métier schizophrénique qui requiert, c’est certain, des qualités d’acteur. Mais le véritable acteur est extraverti, son plaisir de communiquer est réel. L’espion, en revanche, doit savoir bloquer toute émotion, si tant est qu’il en ait."

Mais au lieu d'être une 'marionnette' docile, Poutine s'est vite imposé et a écarté Berezovsky de la sphère politique; il veut redonner à la Russie sa grandeur menacée par les années d'excès de Gorbachev et Eltsine où  « vous pouviez sortir acheter des cigarettes et vous réveiller deux jours plus tard, dans un chalet de Courchevel à moitié nu entouré de beautés endormies ».

Comme déjà mentionné, le personnage principal de l'intrigue, Vadim Baranov est fictif, mais il partage de nombreux traits communs avec Vladislav Sourkov. En revanche, les autres protagonistes du récit sont tous réels. Ainsi l'oligarque Mikhaïl Khodorkovski qui épouse la concubine de Vadim Baranov avant d'être arrêté pour escroquerie en 2003, conformément à la réalité historique.

Mikhaïl Khodorkovski, ex-magnat russe des hydrocarbures condamné en décembre 2010 à 14 années d'emprisonnement par un tribunal de Moscou. 

'Khodorkovski fut arrêté à l'aube, dès que son jet toucha la piste de la ville sibérienne où il était allé conclure je ne sais quelle affaire. Les images du milliardaire menotté, escorté par des soldats des troupes spéciales, firent le tour du monde. Et eurent pour effet immédiat de rappeler que l'argent ne protège pas de tout."

Pour vous. Occidentaux, c'est un tabou absolu. Un homme politique arrêté, pourquoi pas, mais un milliardaire, ce serait inimaginable: parce que votre société est fondée sur le principe qu il n'existe rien de supérieur à l'argent. Ce qui est amusant c'est que vous continuez à appeler les nôtres des « oligarques », tandis que les vrais oligarques n'existent qu'en Occident. C'est là que les milliardaires sont au-dessus des lois et du peuple, qu'ils achètent ceux qui gouvernent et écrivent les lois à leur place.

Chez vous, l'image d'un Bill Gates, d'un Murdoch ou d'un Zuckerberg menotté est totalement inconcevable. En Russie, au contraire, un milliardaire est tout à fait libre de dépenser son argent mais pas de peser sur le pouvoir politique. La volonté du Peuple russe - et celle du Tsar, qui en est l’incarnation prévaut sur l'intérêt privé quel qu'il soit.'

L'ouvrage est une méditation sur le pouvoir. Selon l'auteur « De mon point de vue, le cœur du pouvoir est le cœur de l’irrationnel ». C'est passionnant.
 
Quelle écriture !! L’érudition, le style et l’art du récit de Giuliano da Empoli transcendent ce roman et presque rendent soutenable la brutalité du personnage.

Pour aussi mieux endurer cette noirceur, l'auteur insert des passages non dénué d'humour.

Le camarade Khrouchtchev visite un élevage de cochons et il est photographié. A la Pravda, les graphistes discutent sur la légende à mettre sous l'image : " Le camarade Khrouchtchev parmi les cochons", " Le camarade Khrouchtchev et les cochons", "Les cochons autour du camarade Khrouchtchev" ? Toutes les propositions sont rejetées les unes après les autres. A la fin, le directeur prend sa décision. La légende choisie est : "Troisième à droite, le camarade Khrouchtchev".


Un roman virtuose passionnant. Enorme coup de cœur. 
'Le Mage du Kremlin' a remporté en 2022 le Grand prix du roman de l'Académie française et a figuré en finale du Prix Goncourt.

Quelques éléments russes décrits dans ce roman
Vertushka
Dès 1922, à l'initiative de Lénine, un réseau automatisé spécial a été installé pour la bureaucratie du Kremlin, parallèlement aux lignes téléphoniques publiques.
Ce téléphone gouvernemental s'appelait vertushka [«pinwheel», ou «whirligig»], car, alors que le système téléphonique ordinaire fonctionnait avec des centres manuels - c'est-à-dire qu'il fallait demander à l'opérateur de se connecter à un certain numéro - le central automatique du Kremlin fonctionnait comme tous les téléphones aujourd'hui; c'est-à-dire que l'abonné lui-même a composé le numéro souhaité sur le cadran rotatif, d'où le nom vertushka.
Plus tard, ce téléphone a également été appelé kremlyovka

Les Kommunalkas
L’envers du décor, ce sont des cours sombres, des escaliers au lustre défraîchi, et des kommunalkas délabrées, ces appartements communautaires hérités de l’époque soviétique, qui subsistent. Au numéro 12 de la petite rue Baskov, qui abrita autrefois la demeure d’une baronne, Vladimir Poutine vécut avec sa famille, dans l’un de ces logements partagés, jusqu’à son entrée au KGB. Rénové dans les années 1980, l’immeuble, aujourd’hui, ne se distingue plus..


Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

Grand Canyon