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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

jeudi 20 juillet 2023

538: 'La Chine après Mao' de Frank Dikötter

Genre : déconstruction du storytelling chinois

Histoire
 l'historien Frank Dikötter décrypte la modernisation à marche forcée de la Chine depuis le milieu des années 1970

Impressions
Un essai de plus de 400 pages qui montre que le miracle économique chinois n'en est pas un. Malgré une histoire violente depuis la révolution de 1949, Pékin met en avant la paix et la prospérité comme principales caractéristiques de ces soixante-dix années du régime communiste.

L’ouvrage narre l’histoire et l’ascension de la Chine populaire de 1976 à 2012. Il s’appuie sur de très nombreux documents, des archives municipales et provinciales, ainsi que sur les journaux secrets de Li Rui (secrétaire personnel de Mao, un temps membre du Comité central du PCC après 1976). Ces sources, utilisées avec finesse, rendent le texte très vivant et nous font vivre le quotidien de la Chine communiste sur tout le territoire chinois.
Ces illustrations très concrètes de l'effet des mesures politiques sur le quotidien des Chinois ainsi qu'une écriture simple rendent cette analyse historique accessible pour un non-expert comme je le suis.

Selon les Echos:
"C'est l'histoire d'une croissance à marche forcée , dont les dégâts sur l'environnement et sur les gens ordinaires ont été considérables. Les va-et-vient en matière de libéralisation de l'économie, de lutte contre la corruption endémique sont incessants depuis le milieu des années 1970. L'économie planifiée perdure, aboutissant à une montagne de dettes. Les libertés politiques sont toujours inexistantes."



Un gros pavé extrêmement instructif, une vision très fouillée par un expert de la Chine. 

Frank Dikötter est un historien néerlandais, enseignant à l’université de Londres, puis à l’université de Hongkong à partir de 2006. Il est l’auteur d’une trilogie retraçant les périodes les plus sanglantes et chaotiques de la Chine maoïste : la révolution de 1949 (The Tragedy of Liberation. A History of the Chinese Revolution, 1945-1957), le Grand Bond en avant (Mao’s Great Famine. The History of China’s Most Devastating Catastrophe, 1958-1962) et la Révolution culturelle (The Cultural Revolution. A People’s History, 1962-1976), parus aux Editions Bloomsbury PLC, respectivement en 2013, 2010 et 2016, non traduits.

- Naissance de la Chine communiste -
Le 1er octobre 1949, Mao proclame la République populaire de Chine.
Les nationalistes s'enfuient sur l'île de Taïwan où Tchang Kaï-chek forme un gouvernement à Taipei.
Les campagnes politiques parfois violentes se succèdent.
En 1956-1957, durant celle des "Cent fleurs", les intellectuels sont invités à s'exprimer et à critiquer le PCC. Un demi-million d'entre eux seront ensuite envoyés dans des camps.

- Le Grand bond et ses ravages -

Mao lance en 1958 le "Grand bond en avant", une politique d'industrialisation à marche forcée.
Conjuguée à la collectivisation des terres, elle plonge le pays dans la famine, faisant 30 à 70 millions de morts, selon différentes études publiées à l'étranger.
En 1959, les troupes chinoises répriment un soulèvement au Tibet, dont le chef spirituel, le dalaï lama, s'exile en Inde.
La Chine obtient l'arme nucléaire en 1964.

- "Révolution culturelle" -

En 1966, Mao, contesté après le désastre du Grand bond, déclenche une "Révolution culturelle" en demandant aux jeunes gardes rouges de dénoncer les "éléments bourgeois" ayant infiltré le Parti. S'ensuivent des années d'horreur pour des millions de Chinois.
En 1969, il fait appel à l'armée pour remettre de l'ordre dans un pays en proie à une quasi-guerre civile.
Pékin prend en 1971 le siège de la Chine aux Nations Unies, auparavant détenu par Taipei, et devient un des cinq membres permanents au Conseil de sécurité.

- Mort de Mao -

Mao meurt le 9 septembre 1976. Sa veuve Jiang Qing et trois de ses acolytes "radicaux" sont arrêtés et jugés pour leur responsabilité durant la "Révolution culturelle".
Deng Xiaoping accède au pouvoir en 1978. Sa politique de réformes et d'ouverture économique entraîne un développement sans précédent.

- Massacre de Tiananmen -

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, l'armée ouvre le feu sur des étudiants lors de manifestations pro-démocratie pacifiques sur la place Tiananmen à Pékin. La répression fait des centaines voire plus d'un millier de morts, selon différentes estimations.

- Boom économique -

Le 1er juillet 1997, le Royaume-Uni rétrocède Hong Kong à la Chine avec la promesse que ce pôle commercial et financier pourra conserver un haut degré d'autonomie pendant 50 ans.
En 2001, la Chine rejoint l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Neuf ans plus tard, elle devient la deuxième économie mondiale.

- Xi au pouvoir -

En 2012, Xi Jinping prend la direction du PCC. Il lance une campagne anti-corruption, s'en prend aux dissidents et étouffe tout espoir de réformes politiques.
En 2018, il obtient la levée de la limite des deux mandats présidentiels. Le 23 octobre 2022, il obtient un 3e sacre à la tête du PCC, lui assurant un 3e mandat comme président chinois.

- Répression des Ouïghours -

Selon des estimations citées en 2018 par un groupe d'experts de l'ONU, la Chine détiendrait jusqu'à un million de Ouïghours et d'autres minorités musulmanes, dans des camps de rééducation au Xinjiang (nord-ouest).
Pékin affirme combattre le terrorisme et assurer le développement de cette province.
Fin août 2022, un rapport de l'ONU évoque de possibles "crimes contre l'Humanité".

- Le Covid émerge à Wuhan -

Fin 2019, un nouveau coronavirus, le "Covid-19", apparaît dans la ville de Wuhan (centre) avant de s'étendre à la planète.
Pour enrayer l'épidémie, la Chine applique de sévères restrictions.

- Mainmise sur Hong Kong -

En 2020, un an après des manifestations pro-démocratie massives, la Chine impose une loi draconienne sur la sécurité nationale à Hong Kong.
En mai 2022, Pékin choisit John Lee, qui a supervisé la répression du mouvement, pour gouverner la ville.

mardi 13 juin 2023

537: '"La double vie d'Anna Song" de Minh Tran Huy

Genre : doublure musicale

Histoire
La pianiste Anna Song meurt après avoir lutté contre un cancer et avoir voué ses dernières forces à enregistrer une œuvre discographique sans précédent.
Paul Desroches, son mari et producteur raconte la femme aimée, tandis qu'un parfum de scandale s'amorce...

Impressions
Un roman à la construction complexe, riche de plusieurs facettes mais ô combien plaisant à lire, servi par une écriture fluide et précise.

D'abord une plongée dans la musique, avec de très nombreuses références de maîtres pianistes classiques. Anna partage sa connaissance approfondie des compositeurs dont elle s'imprègne pour mieux interpréter les morceaux. Et Paul, enfant, est subjuguée par le jeu d'Anna au piano.

'J'ai passé tout l'après-midi à l'écouter. A voir courir ses doigts minuscules sur les touches noires et blanches, sol, ré, si, sol, sol, la, fa, ré, si, sol, suivant une mystérieuse chorégraphie d'où naissait une musique tantôt sombre et profonde, enveloppante comme une mer, tantôt haute, céleste presque, et lumineuse comme une goutte de rosée.'

C'est également une histoire d'amour, la passion absolue, jusqu'à dénaturer la vérité, construire un conte imaginaire trahir les musiciens.

Enfin Minh Tran Huy peint son pays d'origine, un Vietnam idéalisé et rêvé. Le voyage d'Anna dans ses terres est saisissant de justesse.

Après cette lecture délictueuse, un peu de recherche sur le Web m'apprend que ce roman est inspiré d'une affaire réelle qui a fait grand bruit dans le milieu artistique en 2007 concernant la pianiste Joyce Hatto. Mais chut, je vous laisserai en découvrir la teneur après la lecture :)


Yes, yes, yes ! Une roman magnifique, acheté un peu par hasard lors d'un déstockage de bibliothèque municipale ! Mais est-ce que c'est réellement Minh Tran Huy l'autrice de cet ouvrage ?... :)

dimanche 4 juin 2023

536: 'Dans le jardin de l'ogre' de Leïla Slimani

Genre : Chair triste

Histoire
Adèle, une jeune journaliste, présente une façade de bourgeoise bien rangée, épouse d’un médecin et mère d’un petit garçon. Derrière cette vie apparemment bien ordonnée, Adèle est le jouet d’un désir animal - cet ogre vorace dont il est question dans le titre - et qui la dévore de l’intérieur.

Impressions
Passionnée par les fragilités et les perversions humaines, l’auteure interroge dans ses romans la genèse de la folie. La 'Chanson Douce', déjà chroniquée, peut s'interpréter comme le conte de la folie ordinaire, une valse entre folie meurtrière et ambition sociale d'une femme en marque de reconnaissance et d'affection. 

Pour ce roman, la folie exprimée est celle de l'addiction maladive au sexe. Thème plutôt rarement abordé dans la littérature, qui plus est quand il s'agit d'une femme. Dans 'Belle de Jour', l'héroïne Séverine est elle aussi attirée par l'ivresse sexuelle: elle finit par s'adonner à la prostitution en cachette également de son mari, et par découvrir le plaisir dans les rencontres les plus brutales.

Ici, Adèle cultive l'adultère sans se prostituer. Elle aborde les hommes, ses 'proies' de manière instinctive , peu importe si les hommes sont beaux, moches, gros, maigres, jeunes, vieux, elle a un besoin viscéral de plaire et d’aller jusqu’au bout.

"Adèle ne peut plus penser qu’à ça. [...] Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu’on la saisisse, qu’on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu’elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n’être qu’un objet au milieu d’une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu’on lui pince les seins, qu’on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l’ogre."

Ce récit est lui aussi crument réaliste, bouleversant et brutal. A nouveau dans un décor sociétal bourgeois plutôt parisien. La vie d'Adèle est gâchée par son obsession, par ces bouffées d'envie qui la rongent. 
Ce qui surprend est cette absence de plaisir, même éphémère. Le passage à l’acte ne lui apporte pas de satisfaction, et pourtant, elle recommence. Ces notions de plaisir et de désir sont absentes et sont remplacées par la détresse de se trouver dans la situation d’accomplir l’acte : « [e]lle comprit très vite que le désir n’avait pas d’importance. Elle n’avait pas envie des hommes qu’elle approchait. Ce n’était pas à la chair qu’elle aspirait, mais à la situation. » Les hommes sont pour la plupart anecdotiques et d’ailleurs « Adèle ne tire ni gloire ni honte de ses conquêtes. ».
Rien ne la rassasie et les conséquences et leur issue seront évidemment prévisibles...

Un roman dérangeant sur une femme victime d'un mal-être profond rarement abordé dans la littérature. 

vendredi 19 mai 2023

535: 'Le Sillon' de Valérie Manteau

Genre : Errances dans un état de droit qui tangue

Histoire
Ancienne journaliste chez Charlie Hebdo, suite au carnage qui décima la direction du journal, Manteau se rend en 2015 à Istanbul, pour changer d'air. 
Hrant Dink, militant turc pour la paix entre les peuples, assassiné en 2007, sera son guide. Elle se fait un devoir de rétablir sa mémoire oubliée.

Impressions
Le Sillon, c'est la traduction de Agos, le journal tenu par Hrant Dink.

Pour ce second roman, Valérie Manteau s’inspire de son expérience turque. Comme elle, la narratrice a un coup de foudre pour ce pays où elle retourne régulièrement, y construisant même sa vie amoureuse et sociale. 

Mais c'est surtout le constat d'un pays qui dérive vers un gouvernement totalitaire qui est dépeint, avec la contestation de la place Taksim en 2013 et les purges consécutives à la tentative de coup d’Etat militaire de 2016.

"Le président Erdogan passera au moins à la postérité pour ce bon mot, « la démocratie, c’est comme le tramway : quand on est arrivé à destination, on en descend ». On ne pourra pas dire qu’on n’avait pas été prévenus."
.
S'égrène une longue liste de portraits d'artistes, de journalistes, d'intellectuels arrêté.es disparu.es..
Telle Aslı Erdoğan, romancière, journaliste et militante turque pour les droits de l'homme. Elle aura payé par de la prison en 2016 son engagement dans la défense des droits humains, des droits des femmes ainsi que de la cause kurde et la reconnaissance du génocide arménien.
La police turque s'est présentée à son domicile le 17 août 2016, pour lui signifier son arrestation. Un semblant de procès a eu lieu le 5 septembre, alors que l'auteure était accusée de « propagande en faveur d’une organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste » et « incitation au désordre ». Le tribunal d'Istanbul a décidé de son maintien au sein de la prison de Bakırköy, malgré son état de santé fragile.
Depuis, elle vit en exil à Francfort-sur-le-Main en Allemagne.

Ou la traductrice Necmiye Alpay, 70 ans, traductrice, critique et linguiste turque membre de la Çevirmenler Meslek Birliği (ÇEVBİR), l'association des traducteurs turc qui a été emprisonnée par le régime d'Erdogan. Comme Asli Erdogan, Necmiye Alpay a été accusée « d'appartenance à une organisation terroriste armée », et a été placée en détention dans l'attente d'un procès au prétexte qu'« elle pourrait prendre la fuite », rapporte le CEATL.

Ou encore Eren Kekin, cette avocate militante prend tous les risques pour que soient respectés les droits fondamentaux en Turquie. En particulier, ceux de la minorité kurde et des femmes. À deux reprises, elle a échappé de justesse à une attaques armée. Aujourd’hui encore, victime d’un harcèlement judiciaire permanent, elle est sous le coup de 122 poursuites. e simple fait d’exercer son métier de journaliste lui vaut une condamnation à 6 ans et 3 mois de prison, en février 2021.

Entre cette atmosphère de chasse aux sorcières dont elle pourrait elle-même être victime et son histoire amoureuse avec le journaliste stambouliote qui s'étend, on s'interroge sur ce qui la fait rester à Istamboul. Elle doit ressentir une passion profonde pour cette ville, ses cafés, ses artistes, ses rives européenne et asiatique du Bosphore. Une nostalgique de l’ancienne Constantinople cosmopolite où s'opposent et parfois s'allient aujourd'hui intégrisme et dictature.
Cette errance est un peu décousue, très personnelle, mais je me suis laissé promener dans cette autofiction nostalgique et ce témoignage politique. Et quel signe de l'actualité avec la réélection de Recep Tayyip Erdogan à la tête de la Turquie avec 52,16 % des voix ! Déjà au pouvoir depuis vingt ans en Turquie, à 69 ans il est assuré de rester dans son fauteuil de président cinq ans de plus.

Récit errant dans la tête d'une amoureuse d'Istamboul et témoignage politique des dérives totalitaires du gouvernement.
Prix Renaudot 2018

dimanche 14 mai 2023

534: 'Lucien' de Carayol et Sénégas - roman graphique - BD

Genre : Patissié Délisse Iousse !

Histoire
La vie de Lucien, balayeur de parc, est réglée comme une horloge suisse: il aime les choses simples et répétitives. Paul va tout faire pour devenir son ami, malgré les moqueries à son égard. Leur amitié résistera-t-elle à l'épreuve du temps ?


Impressions
262 pages en noir et blanc d'un récit qui oscille entre des valeurs positives, comme l'amitié, la poésie, et les forces obscures des hommes, jalousie, moqueries, préjugés, violences physiques et morales.

Le scénario est rythmé et très inventif, semé de surprises et de pages d'émotions.
Des pages sans texte, un graphisme tourbillonnant de poésie parfois comme les feuilles qui s'envolent, noir et violent quand la colère et la violence sévissent.
Quelle maîtrise du noir et blanc, avec une palette de nuances impressionnante, des dessins flous ou précis, un trait nerveux ou doux, un jeu subtil entre les ombres et les lumières.

Je partage l'avis de nombreux lecteur.e.s qui ont préféré la première partie, plus fluide. Elle pose le décor, partage la vie quotidienne de ce balayeur simplet -l'idiot du village- et sa rencontre avec Paul, ce petit garçon qui cherche un ami.
La deuxième partie tranche fortement. Beaucoup plus sordide, elle emmène Lucien hors de sa zone de confort. Il est alors instrumenté voire violenté par Kadeg, mais aussi par cette femme qui nous semblait pourtant bienveillante... (je ne vous en dis pas plus).


J'ai refermé cette BD avec un petit pincement au cœur, attaché à Lucien, ce personnage simple et attachant au visage un peu lunaire, au grand corps nonchalant et au sourire énigmatique, ses mots qui sortent un peu bancals.

Roman graphique captivant et magnifique. Un petit bijou.

samedi 13 mai 2023

533: 'Touchées' de Quentin Zuttion - Roman graphique BD

Genre : femmes cabossées qui veulent retrouver la légèreté de vivre

Histoire
C'est l'histoire de femmes, toutes victimes de violences sexuelles, qui s’inscrivent dans un atelier d’escrime thérapeutique accompagné par une psychologue. Une expérience pour se libérer et reprendre la maîtrise de sa vie. La BD peint le parcours de Lucie, Nicole et Tamara.
Impressions
Récit d'une thérapie par l'art du combat, le sabre, un exutoire à nos phobies et nos violences, anonymisé par la tenue blanche et ces masques grillagés qui étouffent et camouflent.

Le graphisme tout en nuance et en couleur illustre avec talent le poids qui accable les trois femmes à travers leur visage fermé et leurs expressions. J'ai particulièrement apprécié les scènes de combat magnifiquement illustrées et très puissantes.
Cette expérience personnelle se combine avec une sororité en devenir de 3 femmes très différentes. Elles trouvent progressivement le chemin de la guérison car derrière cette violence invisible au regard, il y a aussi l'espoir.

Un récit graphique touchant et émouvant.

mardi 9 mai 2023

Interlude

 Yes, je connais enfin le nom du sculpteur dont les élégantes femmes drapées resplendissent au soleil dans le jardin d'Eze: Jean-Philippe Richard



Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

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