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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

vendredi 14 janvier 2022

468: ' Les couilles sur la table' de Victoire Tuaillon

Genre : 

Histoire
en s’appuyant sur les travaux les plus récents de chercheuses et de chercheurs en sciences sociales, l'auteure s'interroge sur la masculinité et ses effets.


Impressions
Le plan de l'ouvrage est ainsi :

« Je crois que le féminisme n’est pas une guerre contre les hommes, mais une lutte contre ces structures qui permettent à la domination masculine de perdurer. Et donc contre ce qui, dans la construction de la masculinité (première partie) en fait un privilège (deuxième partie), une exploitation (troisième partie), une violence (quatrième partie)… Il n’y a aucune fatalité ; ce sont des questions structurelles, et les structures, on peut les défaire ou les esquiver (cinquième partie)» 


Démonstration sans dogmatisme que la masculinité n’a rien de naturel, que c’est une construction sociale et qu’il faut la remettre en question si on veut atteindre une véritable égalité entre les femmes et les hommes. 

Adapté du podcast phénomène Les Couilles sur la table, ce livre est une synthèse de ce que l’on sait sur la virilité, la masculinité et les hommes.


Roman 

samedi 8 janvier 2022

467: 'Patrick Edlinger' de Jean-Michel Asselin

Genre : ange blond

Histoire
Biographie de Patrick Edlinger, un des plus grands grimpeurs de tous les temps.


Impressions
Une de mes 'idoles' de jeunesse, celui qui m'a incontestablement donné le goût de la grimpe en falaises. Il a fait rêver des millions de gens dans le monde entier.

Lecture presque nostalgique qui m'ont rappelé mes 'jeunes années' où la grimpe occupait une très grand partie de mon temps, en tentant de mettre en pratique les conseils de Maître Edlinger dans cette anthologie éditée par Arthaud. Un livre toujours présent dans les rayonnages de ma bibliothèque !

Ce fut aussi un intense plaisir de retrouver évoquée cette amitié entre ces 2 incroyables Patrick, qui ont fait leurs premières armes ensemble avec des moyens expéditifs (allant jusqu'à devoir voler dans les magasins pour s'approvisionner...).
Deux grands du monde de la montagne qui ont su trouver leurs propres voies.
Patrick Berhault et Patrick Edlinger

Ce livre m'a également fait découvrir de nombreux épisodes de la vie de cet artiste des parois. En particulier cette photo de Paris Match, où Patrick Edlinger est couronné sportif de l'année 1983, et doit poser auprès de stars médiatiques comme Laurent Fabius, Sophie Marceau et Gérard Depardieu. Photo de classe à l'opéra Garnier, il est le seul à refuser le code vestimentaire !...
"C'est à prendre ou à laisser. Je serai en jeans, santiags, veste de daim.."
4 novembre 1984: remise des prix des personnalités de l'année par Paris Match
Philippe Labro, Gérard Depardieu, Hubert Curien, Sophie Marceau, Laurent Fabius, Françoise Dorin et Patrick

Autre curiosité, les numéros de Newlook (septembre 1983) et Playboy où les exploits de Patrick côtoient des femmes dévêtues... A l'image de cette flambée médiatique des années 1980 - 1985.

Plus dans le thème sportif, est évoqué l'épisode de la rivalité entre Edlinger et Jean-Baptiste Tribout, dit Jibé, un ancien du gang des parisiens. Et en particulier cette voie du Verdon, “Les spécialistes », ouverte par Jibé et coté 8c, que Patrick a ensuite enchaînée 3 fois et décotée 8b+ du Verdon...

Et même s’il ne s’oppose pas à l’avènement de la compétition, Patrick Edlinger semble peu goûter à ce tournant de l’escalade de la fin des années 1990. Il sait néanmoins profiter des premiers évènements internationaux pour faire taire les jalousies que son statut de star ne peut que susciter. En 1986, il gagne la compétition de Bardonnecchia (IT) rassemblant alors l’élite mondiale de la discipline et réitère l’exploit à Snowbird (USA).
Patrick Edlinger at Sport Roccia 1986 Photo Photo Marco Maria Scolaris

Très bel ouvrage co-écrit' par Jean-Michel Asselin et Patrick Edlinger. De très nombreuses superbes photographies. Jean-Michel était devenu ami de Patrick et cela se ressent.

lundi 3 janvier 2022

466: 'Panthère des neiges' de Sylvain Tesson

Genre : à l'affut

Histoire
Sylvain part à l'affût des dernières panthères des neiges sur les hauts plateaux du Tibet avec le photographe animalier Vincent Munier, Marie, la compagne de Vincent Munier et Léo, son aide de camp.

Photographie de Vincent Munier. Cherchez les 2 animaux...


Impressions
Comme dans ses autres écrits, Sylvain Tesson fait briller le récit ce voyage par son style, de nombreuses références tant occidentales qu'orientales et ses aphorismes souvent sur un ton caustique.

« Sur ces pentes de lœss les troupeaux laissaient leurs pointillés d’empreintes. La haute couture du monde."

" Les yacks viennent des époques immémoriales : ce sont les totems de la vie sauvage, ils étaient sur les murs paléolithiques, ils n'ont pas varié, on dirait qu'ils s'ébrouent d'une caverne."

"On pouvait toujours prier Dieu. C’était une occupation agréable, moins fatigante que la pêche à l’espadon."
"En voyage, toujours emmener un philosophe avec soi."

Le marcheur sans repos  vit une aventure où il faut de poster, immobile.

Tapis dans les orties, j’obéissais à Meunier : pas un geste, pas un bruit. Je pouvais respirer, seule vulgarité autorisée. J’avais pris dans les villes l’habitude de dégoiser à tout propos. Le plus difficile consistait à se taire.

La panthère des neiges © Vincent Munier

Ce que j'ai moins aimé est que cette plongée dans la nature se traduit par un voyage loin des valeurs de respect de notre environnement:
  • Avion jusqu'au Tibet
  • Equipement de pointe : pataugas, pantalon molletonné, doudoune en duvet d'eider, 
  • Trajets en 4X4. 
  • Des porteurs tibétains portent le barda de la 'bande des quatre"...
Lui qui a pourtant tant de fois traversé ces montagnes du Tibet à pied ou à vélos. Alors on peut d'interroger sur la profondeur de ses diatribes contre la destruction de notre planète.

"L'une des traces du passage de l'homme sur la Terre aura été sa capacité à faire place nette. L'être humain avait résolu la question philosophique de la définition de sa nature propre : il était un nettoyeur.

Certaines de ses réflexions ne m'ont pas plu, traduisant une tendance à la généralisation et un parti pris que je ne partage pas.

"Les scientifiques le regardaient de haut. Munier considérait la nature en artiste. Il ne valait rien pour les obsédés de la calculette, serviteurs du "règne de la quantité". J'en avais rencontré quelques-uns de ces calculateurs. Ils baguaient les colibris et éventraient des goélands pour prélever des échantillons de bile. Ils mettaient le réel en équation. Les chiffres s'additionnaient. La poésie ? Absente. La connaissance progressait-elle ? Pas sûr. La science masquait ses limites derrière l'accumulation des données numériques. L'entreprise de mise en nombre du monde prétendait faire avancer le savoir. C'était prétentieux.»



Eloge du silence et de la patience.

vendredi 31 décembre 2021

465: ' Les trois ombres' de Cyril Pedrosa - BD

Genre : fuite vaine de l'inéluctable

Histoire
un petit garçon, Joachim, vit heureux et insouciant avec ses parents, Lise et Louis, dans une ferme isolée. La vie est belle, calme, rythmée par les saisons, riche de rires et de partages.


Mais une nuit, Joachim a peur car il a vu trois ombres par la fenêtre au loin, sur la colline. Elles ne partiront plus et se rapprocheront de plus en plus à tel point que la peur s'installe dans le cœur des parents. 




Impressions
Conte allégorique sur l'acceptation de la mort d'un enfant.
Comment profiter de chaque instant avec ses proches ? Peut-on fuir cette destinée ?
Un thème grave abordé avec poésie et force.

La mère accepte. Le père refuse et décide de fuir avec Joachim. Un périple épique s'engage. En particulier Louis et Joachim vivent une traversée agitée d'un fleuve de plusieurs jours à bord d'un navire.

Le trait est vif et dynamique, tourbillonnant, nuancé d'ombres magnifiques.

Seul bémol. La fin m'a perdu, avec une histoire de règlement de comptes qui arrive sans crier garde et dont le lien avec le récit est énigmatique.
Heureusement l'épilogue renoue avec le fil de l'histoire et apporte son message de consolation.

Graphisme N&B merveilleux. Un roman graphique touchant et poétique. Yes !

lundi 27 décembre 2021

464: ' Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon' de Jean-Paul Dubois

Genre : histoire d'un mec gentil qui n'a pas de chance

Histoire
Le narrateur, Paul Hansen, raconte son parcours de vie qui l'a .amené à purger une peine de 2 ans de prison à Montréal. Ce récit est entrecoupé par son quotidien avec  Patrick Horton, un Hells Angels incarcéré pour meurtre, le compagnon d'infortune avec lequel il partage les 6 m2 de sa cellule.

Impressions
Dans la série des Goncourt (ici prix 2019), encore un roman étonnamment facile à lire. Univers touchant, profondément humain, une découverte pour moi alors que c'est un auteur très prolixe.

Le récit est triste, accablé d'injustices, noirci de nombreux décès. Le ton est mélancolique, tant parce que l'incarcération de Paul l'éprouve mais aussi du fait du destin malheureux injuste et qui l'a amené en prison.

« Il m'arrive parfois de fermer les yeux et d'essayer de reconstituer ces promenades du soir dans le jardin d'Éden, mais à chaque tentative des voix sauvages jaillissant des couloirs et des cellules font s'écrouler la patiente et fragile reconstruction qu'essayait d'opérer ma mémoire. C'est alors que l'on prend la mesure de ce qu'est une peine de prison. Une incapacité chronique à s'évader, ne serait-ce que le temps d'une marche en compagnie des morts.

Mais c'est aussi un roman drôle, marqué par la dérision.

Quant à « Ô Canada » [hymne national canadien], chant truffé de bondieuseries guerrières, cousu de vers de mirliton écrits entre deux salves de bière, il ne valait guère mieux que l’épouvantable et terrifiante « Marseillaise » de mon pays natal. Je sais qu’un Franco-Canadien qui se respecte et aspire à un peu de paix et de dignité sur cette terre ne devrait jamais dire – et pas même penser – ce que je vais écrire : en matière d’hymne national, nul ne peut rivaliser, car où qu’il se joue et quelle qu’en soit la cause, le « Gode save the Queen » fera toujours regretter à chacun de n’être pas anglais.» 

L'humour est porté jusqu'à des scènes bouffonnes avec le personnage bouffon de Patrick Horton, ce méchant tendre, compagnon de cellule.

Ne plus voir, tous les soirs, Patrick Horton baisser son pantalon, s'asseoir sur la lunette et déféquer en me parlant des « bielles entrecroisées » de sa Harley qui au ralenti « tremblait comme si elle grelottait ».
A chaque séance, il œuvre paisiblement et s'adresse à moi avec une décontraction confondante qui donne à penser que sa bouche et son esprit sont totalement découplés de sa préoccupation rectale. Il n'essaye même pas de moduler ses flatulences d'effort.
Tout en finissant ses affaires, Patrick continue de m'éclairer sur la fiabilité des derniers moteurs désormais montés « sur des Silentbloc dits isolastic », avant de réajuster ses braies comme un homme qui a fini sa journée, et d'étaler sur la cuvette un linge immaculé censé tenir lieu d'abattant et qui sonnait un peu pour moi à la fois comme la fin d'un office et un « Ite missa est ».

La métier de pasteur du père de Paul est sujet à critique de la religion.

Les célébrations catholiques m'ont toujours semblé surgir d'une autre époque, d'un autre monde, d'un âge sombre. Vêtus comme des empereurs incas, les célébrants marmonnent des incantations surjouées dans une langue morte, mélangent l'eau et le vin, bénissent un quignon de pain, et lors de la séquence dite de la "transsubstantiation" prétendent métamorphoser la vieille tranche d'azyme en une colombe divine.

Le pasteur cite André Gide à son fils Paul : « Je ne suis qu'un petit garçon qui s'amuse, doublé d'un pasteur qui l'ennuie. » 

Les gens qui travaillent s'ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s'ennuient jamais

Le lecteur voyage, depuis l'extrême nord du Danemark, Skagen le village d'origine des Hansen, à Toulouse, et surtout au Canada. Cette terre d'accueil où le père et son fils vont s'établir, l'un pour fuir le renvoi par l'église provoqué par les mécréances de son épouse qui projette des films pornographiques dans son cinéma toulousain, l'autre pour fuir l'absence de sa mère.
Le narrateur goute de la liberté de voler au-dessus des lacs à bord de l'hydravion Beaver piloté par son épouse Wimona.

On découvre notamment l'histoire de l'église ensablée de Skagen est une ancienne église de Skagen, au Danemark, dont seul le clocher est encore debout et émerge des dunes.
À partir du xvie siècle, le sable commence à envahir l'édifice. En 1770, les dunes atteignent l'église, puis le mur du cimetière adjacent. Après une violente tempête en mai 1775, la congrégation est contrainte de creuser le sable pour accéder à la porte de l'église. En 1795, la municipalité abandonne la lutte et l'église est détruite. Sur ordre du roi Christian VII, le clocher reste debout, destiné à être utilisé comme phare. La nef et la sacristie sont démolies, les matériaux étant réutilisés aux alentours. En 1810, le mobilier est vendu aux enchères.

Elégance faussement désinvolte. Un roman agréable à lire, bien écrit, caustique.

jeudi 23 décembre 2021

463: 'Le ruban' de OGAWA Ito

Genre : de belles envolées entre rêve et réalité

Histoire
Sumire est une grand-mère fantasque et passionnée d'oiseaux.   Un jour elle recueille des œufs d’oiseaux tombés d'un arbre; avec l'aide d'Hibari, sa petite fille de cœur, elles se mettent à veiller à les couver jusqu'à leur éclosion. Elles créent un lien solide et tendre qui va perdurer au delà de l'envol.
 
Une perruche calopsitte

Impressions
Roman assez étrange, original comme la tache orange des joues des perruches calopsittes. La première partie surprend par sa fantaisie, un monde presque surréaliste qui m'a rappelé les chemins parallèles de Murakami, mon auteur fétiche.


Et puis commence une ballade de récits, tels de petites nouvelles où d'autres personnages se succèdent. Ces nouvelles ont comme éléments communs une poésie mélancolique et ce thème des oiseaux, le ruban conducteur. Ces apparitions de compagnons à plume viennent comme par magie soulager les peines des femmes et hommes rencontrés.
J'ai particulièrement la narration du passé de Sumire, une histoire d'amour établissant un passage entre le Japon et une période douloureuse en Europe. 

La Chapelle de la réconciliation située à la limite du mur de Berlin.

Le tracé de l’ex-frontière avec Berlin-Ouest passait à quelques mètres seulement de l’entrée de la «Kapelle der Versöhnung». Après la construction du mur, cette église néogothique en briques de 1894 se retrouva perdue et inaccessible au milieu du No Man’s Land. 


En 1985, le gouvernement est-allemand décida la destruction de l’édifice. Après la chute du mur, l’emplacement fut restitué à la paroisse avec l’obligation d’y ériger un nouveau lieu de culte. Une nouvelle chapelle fut bâtie et inaugurée le 9 novembre 2000, onzième jour anniversaire de la chute du mur.

« A cause d'une poignée de communistes, la vie de nombreux habitants de Berlin avait été saccagée. Un couple dont l'amour était sur le point d'éclore, séparé par un mur, avait été déchiré.  » 

A confier aux lecteurs qui sont sensibles au mélange de tristesse et de douceur et aiment s'évader dans le rêve.
A déconseiller à ceux qui n'apprécient que des récits pragmatiques et très réalistes, ou encore aux amateurs de sensations fortes.

Récit doux-amer, délicat, lumineux et fantaisiste. Un univers touchant. Merci à Caroline pour le prêt de cette belle histoire.

mardi 21 décembre 2021

462: "Gramercy Park' de De Fombelle Timothée & Cailleaux Christian - BD

 Genre : polar bluesy à New-York

Histoire
Tout prédestinait Madeleine à devenir danseuse étoile de l'Opéra de Paris. Le destin l'a amenée à élever des abeilles sur le toit d'un gratte-ciel new-yorkais. De son belvédère elle observe les hommes-fourmis, et en particulier elle peut observer un caïd de la pègre qui vi cloîtré chez lui...

Impressions
Voilà quelques temps que je n'ai chroniqué une BD. Coup de cœur pour celle-ci !

C'est d'abord l'alchimie parfaitement dosée entre un graphisme sobre et un rythme lancinant qui m'ont plu. Des plans presque cinématographiques nous plongent dans un polar noir. Les couleurs et un trait délicat cadencent le récit, l'imprégnant de poésie mélancolique.
Et ô combien ces planches font la part belle à l’architecture new-yorkaise des années 50.

Cette chronique douce-amère de vies brisées nous amène dans des chemins inattendus, piégés de fausses pistes. Car le scénario est précis, mêlé de flash-backs: petit à petit il dévoile les destins brisés.

Très belle histoire de 'consolation'. Coup de cœur !

Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

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