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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

lundi 13 décembre 2021

461: "Sauvage par nature" de Sarah Marquis

Genre : marcheuse solitaire

Histoire
Récit de 3 ans de marche extrême en solitaire de Sibérie en Australie,
20 000 km de voyage au bout du monde... et aux limites de ses capacités
Avec son sac à dos et un petit chariot à roulettes qu’elle poussait, elle a parcouru les étendues désertiques de la Mongolie, la jungle du Laos, les paysages du lac Baïkal.




Impressions
Clairement, ce récit de voyages m'a beaucoup déçu.
Et pourtant je me réjouissais à l'idée de  découvrir une aventurière sur les traces d'Alexandra David-Néel ou des extraordinaires suissesses Isabelle Eberhardt ou Ella Maillart.

Sans doute les marches de Sarah Marquis sont semées d'embuches, son périple constitue une aventure. Mais ce récit reste très terre à terre, journal de bord factuel, décrivant les problèmes de logistique, de soucis de santé. Mais je me suis ennuyé et cette lecture ne m'a rien apporté.

Les jours s'écoulent. J'en apprécie chaque minute. J'aime cet isolement, j'aime la beauté de ce désert.

Ni dépaysements géographiques qui font rêver.
Ses descriptions des terres sauvages traversées sont assez quelconques, sans relief. On pourrait alors plus s'attendre à un témoignage de la beauté de la nature. Et non.

Ni rencontres enrichissantes avec d'autres cultures.
C'est fort dommage car clairement contrairement aux aventurières citées, Sarah a peur des gens, cherche la solitude et a très souvent à lutter contre certains personnes mal intentionnées qu'elle croise (sauf en Australie). Ce sont les mauvaises rencontres qui dominent et c'est au final une vision bien obscure des humains qui ressort.

Ni dimension spirituelle.
Elle parle beaucoup d'elle (et de son chien), les phrases commencent très souvent par 'je'. Ce sont des réflexions très autocentrées qui émaillent l'histoire. A sa décharge, je reconnais que la qualité d'écriture apparait d'autant plus faible après la lecture de l'Axe du Loup de Sylvain Tesson.





Un récit de voyage pas à la hauteur de l'aventure vécue. Ni poésie, ni passion, ni dimension humaine. Très déçu.

prix européen 2013 de l'aventurier de l'année
Nommée aventurière de l'année 2014 par la prestigieuse National Geographic Society.

Sarah pousse une charrette de 50 kgs et en porte 17 autres sur le dos. Elle a quelques points de ravitaillement mais se débrouille seule la plupart du temps. Son statut de végétarienne ne la freine pas. Elle connaît différentes techniques pour trouver de l’eau.


mercredi 8 décembre 2021

460: 'L'anomalie' de Hervé Le Tellier

Genre : roman paranormal

Histoire
Des tranches de vie de femmes et d'hommes de 2021 se succèdent.
Le vol Paris-New York 006 de Air France de juin 2021 traverse une très violente perturbation.
Cherchez l'erreur...

Impressions
Roman surprenant.

«Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension» 

La construction est habile, en 3 phases principales.
« Aussi noir que le ciel », « La vie est un songe, dit-on », « La chanson du néant ».
Des parcours de vie sans lien apparent sont d'abord décrits. Est alors dévoilée la mystérieuse anomalie et la gestion de la crise à grands renforts de moyens logistiques et humains. La dernière partie propose une manière de résoudre la situation.

C'est une histoire plus proche de la SF que de l'essai rigoureux. Même si les interrogations d'ordre religieux, scientifiques et philosophique sont abordées. Je doute que les lecteurs/lectrices hermétiques au fantastique apprécieront cette histoire.

Un échantillon très bigarré de personnages se croisent: un écrivain, un chanteur, un architecte et sa compagne, une fillette et sa famille, une avocate, un pilote de ligne, un tueur à gages. Leurs vies secrètes, leurs questionnements profonds sont révélés par cette 'anomalie'.

Au final il a fallu que je freine mon envie de dévorer ce roman en une seule bouchée, une certaine addiction et curiosité d'en connaître le dénouement m'ayant gagné très vite. Même si l'intensité ressentie dans la première moitié de ce roman a quelque peu diminué ensuite.
La lecture est en effet assez divertissante, avec des passages humoristiques et des jeux sur les styles d'écriture. Il en découle une certaine jubilation qui m'a rappelé celle que j'ai pu ressentir en lisant Tonino Benacquista.

De là à nominer ce roman au Prix Goncourt, je suis étonné. Il ne m'a pas rebuté comme d'autres, tel l''Art de la guerre' abandonné au bout de 200 pages. Mais ce n'est pas un livre incontournable.

Roman déroutant, Hervé Le Tellier n'est pas membre du mouvement littéraire de l'Oulipo par hasard.
Divertissant et rapide à lire. 
Mais nommé prix Goncourt 2020: une anomalie ?

mercredi 24 novembre 2021

459 : 'L'axe du Loup' de Sylvain Tesson

Genre : By fair means

Histoire
Récit de voyage, 'just by fair means': marche, vélo, cheval.

Sylvain Tesson part de Iakoutsk (Sibérie), emplacement d'anciens goulags sibériens, à Calcutta en Inde. 
Le leit-motiv de cette aventure: refaire le chemin pris par Slawomir Rawicz et les autres évadés du goulag et que cet officier polonais racontait dans « À marche forcée ».
Direction le Sud, un axe peu fréquenté et surtout semé d'obstacles pour qui veut le traverser à pied ou cheval...

Huit mois, huit milles kilomètres.
Aridité de la Mongolie, désordres de la Chine, rudesses des sommets de la chaîne himalayenne.
"Voilà dix ans que je trouve la paix en battant les chemins, et que rien ne me met plus en joie qu'un horizon fuyant lentement mes tentatives de le rejoindre."


Impressions

Sylvain Tesson est un poète qui déambule dans les contrées sauvages.
Armé d'un moral d'acier, Sylvain Tesson surmonte l'adversité des milieux, les obstacles naturels ou administratifs. Dans la forêt sibérienne, il parle ou chante tout haut et frappe sur sa gamelle pour éloigner les ours.  
Hormis les ours et d'autres animaux sauvages, Sylvain Tesson rencontre des hommes et des femmes, et prend la temps de l'échange. En particulier, aidé par sa connaissance du russe, il interroge de nombreux Russes imbibés d’alcool qui lui parlant de leur pays, des goulags.

Sylvain Tesson écrit avec maestria, peint les paysages en nous y plongeant, et émaille ses descriptions de réflexions et pensées de l'esprit qui vagabonde.

L'âme russe
'On croirait que les maisons chavirent sous une lame. La terre russe est un terrain vague. L'âme russe est un vague à l'âme. Et moi je traverse le pays, à l'aveugle, démoralisé par ma lenteur!'

Le vague à l'âme
"Et je suis de plus en plus convaincu que celui qui côtoie le ressac d'un lac finit par contracter un vague à l'âme. Sa vie alors, comme une algue, se fait bercer passivement par le courant des jours."

Les orages - outres
"Les orages sont à la mesure des steppes : titanesques. Ici, les nuages ont la taille de royaumes. Et quand vient l’orage, on dirait que, crevés par un glaive, ils s’ouvrent d’un coup, comme des outres, pour s’écrouler tout entiers sous leurs propre poids, vidés de leurs eaux en quelques instants, laissant sous eux la steppe étourdie de violence."

La dictature mélomane
"Dans les compartiments ouverts à huit places, conçus sur le modèle russe, les haut-parleurs de la compagnie crachent matin et soir de la musique classique. Un jour la Lettre à Elise, en boucle pendant quatre heures ! Une autre fois l’ouverture de La pie voleuse, à six heures du matin ! Plein tube ! Ah quelle agréable chose qu’une dictature mélomane !"

Tristesse aqueuse
"Il pleut sur l'eau du lac et mon cœur est si triste. Il n'est jamais de joie sous l'eau. Il n'y a d'ailleurs qu'à voir la tristesse du regard des poissons."

S'évader
"S'évader c'est passer d'un état de sous-vie (la détention) à un état de survie (la cavale) par amour de la vie."

Lecture pour voyager
"Quand j'ai fait le tour du monde à vélo, je suis parti avec des textes religieux (Bible, Coran...). Ce sont des textes inépuisables, mais ils m'ont épuisé."

Il traverse parfois des villes inconnues, souvent peu peuplées. Pour se ravitailler surtout.
Mais le plus souvent il aspire à être seul.

Encore un récit remarquable par cet écrivain-voyageurs hors du commun.




Quelques images des villes traversées par Sylvain Tesson dans son périple.

Oliokminsk
 ville de la République de Sakha (Iakoutie), en Russie

Taksimo
fondée à l'ouverture de la voie de chemin de fer Baïkal-Amour-Magistral, la branche la plus septentrionale du Transsibérien, inaugurées sous Brejnev dans les années 1970.


Severobaïkalsk
Ville portuaire

'Severobaïkalsk me déçoit beaucoup. [...] une ville bétonnée dont le commerce avec le lac se réduit à une jetée industrielle.'

Oulan-Oudé




Khiakhta
Dernière ville russe avant de traverser la frontière avec la Mongolie
'De l'antique bourgade commerciale qui était une étape majeure sur la "toute du thé", il reste un joli centre-ville aux maisons de bois."



Face à Kiakhta, la ville mongole d'Altanboulag.



 Dunhuang
Vestiges de la grande muraille de la dynastie Han, vers Dunhuang

''[...] trésor de la falaise de Dunhuang qui consistait en des centaines de manuscrits religieux de fresques bouddhiques recélés dans une paroi percée de grottes érémitiques. Je n'ai pas voulu visiter le site pour préserver ma santé nerveuse. Car le spectacle que j'en ai vu de loin est désolant : Les bétonneurs chinois ont coulé une chape d’enduit sur la falaise aux bouddhas et fermé chaque grotte par une porte blindée portant un numéro, comme une chambre d’hôtel. Ils ont encagé Bouddha. Coulé le Gautama sous le béton. Livré l’Eveillé en pâture aux visiteurs. Des flux de curieux, déversés par autocars, venus d’Europe ou de Shangaï avec des chapeaux de plage et des lampes-torches vont et viennent sur les passerelles scellées à la paroi par les aménageurs."
Le site rupestre de Mogao, où se trouvent près de 500 grottes, décorées à l'effigie du Bouddha, entre le IVe siècle et le XIVe siècle.

vendredi 19 novembre 2021

458: 'L'art de la victoire' de Phil Knight

 Genre : Swoosh !


Histoire
Récit par Phil Knight co-fondateur avec Bowerman de l'entreprise Nike, créée et dirigée de 1964 à 2004.
L’entrepreneur nous fait vivre son parcours inspirant, depuis les premiers 50 dollars prêtés par son père et les quelques chaussures de sport stockées dans son coffre de voiture jusqu’à la fortune et la renommée mondiale de sa marque.

 

Impressions

Surprenant récit qui nous donne une vision de cette entreprise plutôt décriée pour les conditions de travail jugées douteuses dans ses usines de sous-traitance dans les pays pauvres, et en particulier le recours au travail des enfants.

Même si la société de matériel et de vêtements de sport a publié en 2005 une liste détaillée de ses 704 usines de sous-traitance à travers le monde, dont plus de la moitié en Asie.

J'ai noté que: 

- D'abord, il a fallu 20 ans pour que la société connaisse son succès actuel. Et 20 ans de combat avec des hauts et des très bas. Il a commencé en étant étudiant à vendre des baskets japonaises depuis le coffre de sa voiture et  a failli à plusieurs reprises devoir déposer le bilan...

- Phil a pris des risques sans cesse, demandant une exclusivité de distribution à une entreprise japonaise alors qu'il n'a pas encore d'entité juridique, empruntant aux banques des sommes de plus en plus importantes tout en n'ayant pas de fonds propres, jouant avec un trésorerie proche de zéro...

- Avant de devenir cette enseigne de vêtements de sport, Phil a d'abord ciblé les coureurs, à une époque où le jogging était une activité peu répandue. Et pour gagner en crédibilité il s'est associé à un grand entraineur de champions de course à pied, Bill Bowerman.

- Phil a su s'adapter sans cesse, en modifiant ses partenariats, les sous-traitants, en promouvant ses partenaires à des positions changeantes. En particulier, il a créé l'entité Nike plutôt que d’attendre de se faire exclure par Onitsuka, la société produisant les chaussures Tigers que la société d'origine Blue Ribbon vendait. 

- Ce qui est également remarquable est le talent avec lequel Phil Knight a réussi à conserver pendant de longues années l’esprit de start-up dans l’entreprise. Blue Ribbon (puis Nike), est resté une entreprise où l’on ne se prend pas au sérieux, où il n’y a pas d’ego, où on cherche toujours à faire mieux, où on continue à se mettre en danger au quotidien. Le symbole de cette culture d’entreprise est le séminaire annuel des « buttfaces », soit en français des « faces de cul ».

- Enfin l'auteur cite le facteur chance comme un élément clé de la réussite. La société a été sujette à de sérieuses menaces au cours de son développement et notamment au niveau financier et juridique. Pour s'en sortir, il a bénéficié de circonstances favorables et notamment a été aidé par la bonne rencontre/le bon appui.

Autobiographie intéressante par son parcours d'entrepreneur combattant que je ne soupçonnais pas quant à cette marque.


Petit aparté sur le fameux logo de Nike

Le nom de Nike est venu au collègue de Knight, Jeff Johnson, qui a vu la déesse grecque Nike dans un rêve. Son image a été l’un des points de référence pour la création d’un logo. Knight a rencontré la designer Carolyn Davidson (la future créatrice du logo légendaire) lorsqu’il étudiait à l’université de Portland.

Il lui demandait de l’aide de temps en temps, lorsqu’il venait de créer une entreprise, et en 1971, il a confié une mission plus importante à l’étudiante. Phil voulait qu’elle crée un logo d’entreprise et lui a donné ses exigences : dynamisme, bonne perception visuelle sur les chaussures et différence par rapport aux autres marques connues.

La forme d’aile n’était pas la première idée de Davidson. Elle a créé plusieurs croquis à la fois. Selon la légende, la créatrice, insatisfaite de ses idées de travail, aurait tracé un trait sur un morceau de papier. Et c’est ainsi que le Swoosh a été inventé. D’une manière ou d’une autre, mais les actionnaires ont choisi ce signe particulier comme logo. Phil Knight n’a pas apprécié ce logo ; il a dit que ce n’était pas ce dont il rêvait. Carolyn Davidson n’a été payée que 35 dollars pour son travail.

Le fondateur de la société Nike ne pouvait même pas penser qu’au fil des ans, il se ferait tatouer le symbole qui l’a fait connaître. Le concepteur du logo Nike a reçu une bague précieuse avec le Swoosh en guise de récompense, ainsi que 500 actions de la société, c’était une récompense énorme, bien que tardive. Le montant exact des actions est encore inconnu, mais il dépasse aujourd’hui le million de dollars. En se souvenant de cette histoire, les fans de l’entreprise plaisantent souvent en disant que les freelances ne devraient pas avoir peur des commandes peu rémunératrices. Personne ne sait jamais vraiment comment les choses vont se passer.






vendredi 29 octobre 2021

457: 'Les agents' de Grégoire Courtois

 Genre : box office


Histoire
 Quartier Sud, à l’étage 122 de la tour 35S.
Des étages de box blindés, où on dort, mange et travaille en surveillant des données sur des écrans.
Monde clos, loin de la 'rue', l'enfer châtiment ultime.
Pour survivre, les 'agents' s'organisent en guildes ennemies.

 
Impressions
Dystopie où la seule valeur sociale est désormais le travail. Les agents surveillent les millions de données qui s'affichent sur leurs écrans. Sans relâche ou presque, puisque ces agents travaillent de cinq heures du matin à minuit, avec des pauses de quinze minutes toutes les trois heures, sept jours sur sept.
Plus de perte de temps avec les trajets domicile-travail.
Un monde absurde, où on réalise que le travail fourni ne sert à rien si ce n'est à occuper les êtres humains sélectionnés par les Airaches.

” L’espoir, c’est ce qui nous fait tenir, les premiers jours, lorsque les parois du box nous paraissent si proches, notre espace si exigu. Et nous mettons quelque temps à abandonner cet espoir, prisonniers que nous sommes des instincts animaux qui nous susurrent à l’oreille que cette vie a un sens. “

Pendant les pauses c'est souvent la guerre entre guildes, chacun défend son box jusque la mort. Nombreux sont ceux qui craquent, les défénestrés chutent devant les baies vitrées, certains se mutilent, d'autres filment tout 24h sur 24...
La folie pour s'échapper de l'horreur de l'absurde, pour exister.

Dystopie assez noire. Aliénation, absurdité. Merci à Jérôme pour ce prêt :)

1920 > Nous Autres – Ievgueni Zamiatine

A propos de l'auteur
Né en 1978 Grégoire Courtois a publié au Quartanier, Révolution. Suréquipée et Les lois du ciel. Ces deux derniers titres ont été repris en poche par Folio. Les lois du ciel a été remarqué par le New York Times et l’écrivain Brian Evenson l’a inclus dans sa liste des romans d’horreur les plus terrifiants.

Grégoire Courtois vit à Auxerre, où il tient la librairie indépendante Obliques.

mardi 28 septembre 2021

456: 'Léonard de Vinci - La biographie' de Walter Isaacson

 Genre : bio sur un curieux qui n'achève que peu de ses travaux

Histoire
À travers les milliers de pages de ses carnets et les plus récentes découvertes des historiens, Walter Isaacson dépeint l'inventivité de Léonard de Vinci selon ses multiples facettes.
Peintre, naturaliste, poète, physicien et anatomiste


Impressions
Style dynamique, des chapitres courts, ce n'est pas une biographie chronologique mais plus un inventaire des différentes sources d'intérêt, de recherche et de création de cet homme à la curiosité sans limite.
Depuis les ailes d'oiseaux, l'anatomie humaine, à des machines de guerre improbable à l'anatomie des chevaux. 









Schéma d'une arbalète géante




En 1482, Leonard de Vinci se présente devant le duc de Milan avec un projet de construction conique et mobile hérissée de canons. 


C'est facile à lire, des chapitres concis, avec des illustrations de qualité.
On ressent le plaisir qu'a l'auteur à décrire les œuvres peintes de Léonard, comme ces 2 fabuleux portraits de femme, 'La belle ferronière'-1495-97 et surtout l'exceptionnelle 'La dame à l'hermine'-1489-90.

C'est en revanche un peu décousu, parfois sur des thèmes de recherche comme la nature, d'autres fois sur une période historique par exemple d'activité à Milan.

J'ai noté aussi la référence  à Steve Jobs que l'auteur n'a pas résisté à citer !

Livre instructif  mais assez décousu et pour lequel l'auteur n'a pas pu s'empêcher de citer le génie de Steve Jobs... Promotion de son best-seller ?...


vendredi 3 septembre 2021

455: "Le monde selon amazon: 3 ans d’enquête dans les coulisses de la «machine à vendre»." de Benoît Berthelot

 Genre : coulisses de l'Amazonie

Histoire
On reprend les mêmes acteurs, Jeff, la société Amazon, et on y jette un regard selon un angle plus social et plus sociétal que le livre précédemment chroniqué.




Impressions
Une enquête de 3 ans par un journaliste de la revue Capital.

Par rapport au au livre chroniqué précédemment,

 - Certaines parties les informations ont été décrites avec plus de précision, de manière plus fouillée. En particulier la génèse d'Amazon n'est que très rapidement décrite. 

- Pour d'autres analyses, ce livre est complémentaire.

Les témoignages anonymes d'employé(e)s sont violents d'enseignements sur la réalité humaine de cette entreprise.

Shel Kaphan, 1er employé d'Amazon pour développer le site, ne veut plus être cité par rapport à Amazon. Pas un ami  sur la durée ce Jeff :)
Passé maître dans l'art d'écrire lui même sa légende, le vrai Jeff Bezos reste une énigme pour beaucoup de ceux qui l'ont côtoyé. ses proches le décrivent tour à tour comme un "visionnaire surdoué", un "génie à l'énergie contagieuse", mais aussi un "calculateur froid, vide d'empathie".

Par exemple les livreurs du dernier kilomètre...
'Le tempo infernal lui interdit la plupart du temps d'aller dans un café pour la pause pipi. Il pour ça un jerrican spécial, caché au fond du camion. Une astuce courante dans la profession.'

Et surtout, l'auteur met en évidence l'interdépendance entre les institutions et ce requin vorace.
Avec tous les risques de protection des données personnelles que cette situation engendre, angle de vue pas abordé dans le gros livre.

"Qu'ont en commun Renault, la SNCF et Netflix ?Décathlon et la la Société Générale ? Orange et airbus, Véolia et Radio France, Engie et Bouygues Telecom ? et que partagent ces groupes avec la CIA, la police de l' Oregon et d' Orlando, ou le ministère de la justice britannique ? Tous sont clients d' Amazon. Plus précisément, tous hébergent leurs données ou propulsent leurs services numériques grâce à Amazon Web Service (AWS). C'est la filiale la plus discrète de l'empire de Jeff Bezos."

"Tout aussi étonnant : les notes des évaluations des élèves de CP, de CE1, de 6ème et de 2nde français sont aussi hébergées par Amazon, en Irlande. L’affaire a fait polémique et l’Education nationale a dû confirmer que son prestataire, l'entreprise OAT, utilisait cette base numérique en y stockant ses informations de manière anonymisée - sans les codes permettant d'identifier les élèves."

Livre court intéressant sur le plan sociétal et humain pour ses témoignages de terrain.


Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

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