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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

jeudi 14 janvier 2021

433: 'Sommeil' de Haruki Murakami

 Genre : littérature russe, cognac et chocolat

Histoire
Une jeune maman au foyer ne parvient plus à trouver le sommeil.
 'Enfin, il se passait quelque chose, je me sentais vivre. Je ne m'usais pas. En tout cas, il existait une partie de moi qui ne se consumait pas. Et c'est pour ça que je me sentais réellement vivre. Je trouve qu'une existence humaine, même si elle dure très longtemps, n'a aucun sens si l'on n'a pas le sentiment de vivre.'


Impressions
Courte nouvelle lue dans une version papier glacé et illustrée en noir et blanc par Kat Menschik.
Une histoire sans phénomène ou monstre extraordinaire, mais comme dans tous les romans de Murkami, un monde parallèle s'établit où imaginaire et réel se mélangent;
Surprenant, surtout la fin !

Pour un moment nocturne d'insomnie

lundi 11 janvier 2021

433: 'Corniche Kennedy' de Maylis de Kerangal

Genre : vertige du vide et de la jeunesse


Histoire
Eddy, Mario et leur bande de copains - copines transpirent sous les rayons brûlants du soleil marseillais, somnolent allongés sur la (ou plutôt sur leur) plateforme rocailleuse de la corniche Kennedy. Ils bavardent, fument, se bécotent, improvisent des barbecues, mais surtout plongent et sautent depuis des tremplins naturels. S'étagent la Plate, le Just do It à 7 mètres et l'effrayant Face-to-Face à 12 mètres...
Suzanne, une jeune fille solitaire, regarde et photographie depuis sa maison bourgeoise cette troupe joyeuse.
Sylvestre Opéra, un commissaire ventru et désabusé, les observe avec envie à travers ses jumelles.
Mais cette liberté n'est pas du goût de tous...

"Les petits cons de la corniche. La bande. On ne sait les nommer autrement. Leur corps est incisif, leur âge dilaté entre 13 et 17 ans et c’est un seul et même âge, celui de la conquête."





Impressions
Vitalité de la jeunesse, des jeunes défavorisés, qui savourent l'eau, le soleil. L'écrivain nous les peint sans concession et ils sont beaux, attachants. 
Face à monde d'adulte "polissé" et policé qui interdit ces sauts dangereux et impose une partie de gendarmes contre voleurs pour mettre fin à ces Jeux Interdits. L'étendard de la 'tolérance zéro' brandi par le maire de Marseille face à des jeunes qui se construisent et vont braver cette répression.


Ecriture cinématographique, on imagine les plans panoramiques sur la corniche, les gros plans sur ces ados sous la lumière du Sud, des scènes sombres où le flic boiteux noie sa tristesse dans l'alcool.
Phrases rythmées, musicale, précises, qui peinent à être ponctuées par un point.
Un jeu sur la langue, néologismes de la jeunesse côtoient parfois des mots recherchés (Parfois trop. Savez-vous ce qu'est un bolduc ? Un nez camus ?). Une plume qui caractérise l'auteure et que certain(e)s adorent et d'autres fuient.

"Sylvestre (...) claudique à toute allure, regagne son bureau, va tendre la main vers une alcôve où il saisit une autre bouteille de vodka qu’il renverse tête en bas dans sa bouche ouverte, bientôt débordante comme une fontaine. S’agenouille pour continuer puis prend soin de s’allonger à même le sol. C’est une soif formidable. Elle ameute tout son corps, ameute sa hanche bancale, son sang malade et son ventre cave, ameute ses colères et ses chagrins, c’est un forum, une manifestation, et Sylvestre n’y résiste plus, ne résiste à rien, reçoit la vague dans sa bouche avide, la reçoit comme un bienfait, ça dégouline le long de son menton et ça fuit dans son cou, il garde les yeux clos et glougloute jusqu’à ce qu’il se sente immunisé par l’alcool, purifié par la biture."

Seule déception: cette histoire policière, avec des proxénètes qui trafiquent de la drogue et les jeunes femmes russes. Le passé douloureux des enquêtes de Sylvestre dans le milieu de la pègre brouille le récit, d'autant plus qu'il n'a pas de liens directs avec la bande de jeunes (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas dans l'adaptation au cinéma, et cela m'a dérangé).

Beauté des corps, de la jeunesse. Beauté du front de mer de Marseille. Un récit court qui réchauffe.


samedi 2 janvier 2021

432: "La saison de l'ombre' de Léonora Miano

Genre : des prémisses de la traite négrière par les 'Pieds de poule'

Histoire
Dix fils aînés et deux adultes ont disparu pendant un incendie qui a ravagé le village du clan Mulongo. Personne ne connaît l'origine de ce feu ni de ces disparitions ?
Les mères des fils volatilisés sont isolées dans une case, peur de voir leur désespoir contaminer la communauté...




Impressions
L'univers de Mulongo se limite à la brousse et quelques échanges commerciaux avec leurs voisins, les Bwele, un peuple plus puissant, plus nombreux.
Le jour noir de l'incendie et des disparitions va casser profondément les codes et la 'pureté' du clan pacifique Mulongo. Il les oblige à changer leur regard sur l'univers au delà du territoire des Bwele, à envisager des terres s'étendant jusqu'aux Isedu, le peuple côtier voire plus loin. 
Ces événements vont aussi à l'encontre de leurs valeurs humaines, violent les rites de l'Afrique ancestrale. Le mal est là, apporté par ces énigmatiques Pieds de poule, eux-mêmes assistés par des Africains prompts à trahir leurs rites et valeurs.

"Eyabe se couvre la bouche des deux mains pour ne pas crier, ne pas hurler que le monde est devenu fou, que des forces obscures sont à l'oeuvre, que même un nouveau-né reconnaîtrait sans mal le visage de la sorcellerie, que l’on ne peut avoir besoin d'autant de vies humaines, si ce n'est pour les sacrifier à des puissances maléfiques."

Et finalement au delà d'un récit aux couleurs, odeurs, croyances très africaines, c'est un conte bouleversant qui met en avant les valeurs humaines de résistance à la violence, un hymne à la richesse de la mixité des cultures comme illustrée par le village des marais Bebayedi.
Ce clan saura montrer qu' "on ne peut dépouiller les êtres de ce qu'ils ont reçu, appris, vécu", résistant jusqu'au risque de disparaître...
"La nuit tombe d'un coup, comme un fruit trop mûr. Elle s'écrase sur le marais, la rivière, les cases sur pilotis. La nuit a une texture : celle de la pulpe du kasimangolo, dont on ne peut savourer toute la douceur sucrée qu'en suçant prudemment les piquants du noyau. La nuit est faite pour le repos, mais elle n'est pas si tranquille. Il faut rester sur ses gardes. La nuit a une odeur : elle sent la peau de ceux qui sont ensemble par la force des choses. Ceux qui ne se seraient jamais rencontrés, s'il n'avait pas fallu s'enfuir, courir sans savoir où pour rester en vie, trouver une vie. La nuit sent les souvenirs que le jour éloigne parce que l'on s'occupe l'esprit à assembler les parties d'une case sur pilotis, à chasser, à piler, à écailler, à soigner le nouveau venu, à caresser la joue de l'enfant qui ne parle pas, à lui chercher un nom pour le maintenir dans la famille des hommes. La nuit charrie les réminiscences du dernier jour de la vie d'avant, dans le monde d'antan, sur la terre natale."

La magie opère aussi avec grâce. J'ai par exemple beaucoup apprécié l'étrange enfant appelé  Bana,  qui guidera Ebeye dans sa quête
"Il a répondu : Bana, la femme a ri parce que ce mot, n langue lulongo, signifie les enfants. Elle a pensé qu'il confondait ce terme avec Muna, qui veut dire l'enfant.
[...]
L'enfant n'a rien pris depuis... L'homme l'interrompt : Mère, celui-ci est une multitude. Tu le sais bien"
Mystère !!  ;)

Une très belle écriture, un roman de mémoire bouleversant, un mysticisme poétique qui emporte. Bravo !!

Prix Femina 2013

Biographie de Léonora Miano
Léonora Miano est née en 1973 à Douala, au Cameroun, où elle passe son enfance et son adolescence, avant de s'installer en France, en 1991. Elle est l'auteur de six romans, dont L'intérieur de la nuit (Plon, 2005), Contours du jour qui vient (Prix Goncourt des lycéens, 2006, Plon) et Les Aubes écarlates (2009), deux recueils de textes courts et un texte théâtral.

lundi 14 décembre 2020

431: 'Les choses humaines' de Karine Tuil

Genre : les choses humaines sont complexes


Histoire

Jean Farel est un célèbre journaliste politique français ; son épouse Claire est connue pour ses engagements féministes, leur fils Alexandre  étudie dans une prestigieuse université américaine.

Mais une soirée dérape, des jeunes, de l'alcool.
Et le milieu respectable est sous les feux de la rampe et de la honte...


Impressions

Beaucoup moins noir que la lecture précédente, ce roman met également en question les dysfonctionnements de notre société humaine.

Mais comme mis en avant par de nombreuses critiques, cette auteure est habile à écrire des romans qui surfe sur l'actualité médiatique.
    Et en 2019, les scandales relatifs à des accusations de viol ne manquent pas: l'affaire DSK, l'affaire Weinstein, #MeToo, #balance ton porc etc...
    Autre élément emprunté à l'actualité récente, Jean et Claire font référence aux couples médiatiques célèbres comme Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal ou encore Jean-Jacques Schreiber et Françoise Giroud.

L'autre faiblesse de ce roman est l'aspect caricatural des personnages principaux.
  • Le vieux beau star de la télévision qui ne peut renoncer à être sous les lumières
  • La journaliste écartelée entre ses principes féministes et son amour maternel
  • Le fils sous pression de ses parents
  • La fille timide et pure
Sexe, pouvoir, vieillissement.
La première partie du roman regorge de ces clichés, de stéréotypes, et est à lire vite.

C'est quand le récit aborde l'enquête de police, les dépositions, les confrontations et le procès que ce roman devient habile.
        C'est la parole de la victime contre celle du violeur.
        Consentement ou refus.
    Fameuse "zone grise" qui fait le bonheur des intrigues judiciaires et des versions contradictoires.
L'auteure expose sans prendre position et le doute s'instaure dans l'esprit. Chacun des protagonistes a vécu cette relation d'une manière bien différente. Au lecteur de juger.

Avis mitigé. Livre d'actualité sur la notion de consentement entre hommes et femmes.  Pas une écriture qui emporte et des personnages excessivement caricaturaux.

Le livre est inspiré par l'affaire de l'étudiant de Stanford, prestigieuse université américaine, accusé en 2015 d'avoir abusé d'une étudiante.


Prix Goncourt des Lycéens 2019 et Interallié 2019

samedi 12 décembre 2020

430: ' Une chanson douce' de Leila Slimani

Genre : comme une comptine pas douce

Histoire
Myriam veut reprendre son activité professionnelle d'avocate après avoir eu deux enfants. Louise est embauchée par Myriam et son mari Paul pour garder leurs 2 enfants chéris. Un tableau idéal qui va tourner vinaigre...


Impressions
Vlan, l'entrée dans le récit est d'une violence terrible, peinture d'une scène d'horreur... Mettant en scène des victimes qui nous touchent au plus (pas des zombis ou autres fantoches.).

Gloups !
Enchaîner la suite a été pour moi une sacrée épreuve. Et pourtant l’écriture est sobre, presque clinique. sans effets. J'ai fini ce roman mais je n'ai clairement éprouvé de plaisir à le lire. Sans doute un penchant masochiste de ma personnalité m'a permis de persévérer ? :) 

L'exercice réussi avec brio dans ce texte est la distillation subtile d'une descente progressive aux enfers, la conclusion inéluctable par un drame.
Ce roman décortique la mécanisme d'une impitoyable aliénation sociale, morale, sentimentale et psychique. Comment une fille pauvre, solitaire et fragile peut être amener à commettre l'irréparable...

Inconfortable. Implacable. Dépouillé. Dérangeant car réaliste.

Prix Goncourt 2016, prix des lectrices de Elle 2017.

jeudi 3 décembre 2020

429: 'Le pic du diable' de Deon Meyer

Genre : amour et espoir, alcool et déchéance

Histoire
Thobela et Pakamile s'arrêtent dans une station-service pour faire le plein. C'est là que tout bascule.
Lion's Head
Devil's Peak

 
La ville du Cap

Impressions
Benny, l'archétype de l'anti-héros. Alcoolo, jeté dehors par sa femme, qui a loupé la connexion avec ses 2 enfants, ... Finalement assez classique dans les polars contemporains (on est loin de Miss Marple ou Hercule Poirot...). En renvoi à ma lecture précédente de 'Temps glaciaires', le commissaire Adamsberg ne ressemble pas plus à un super-héros que Benny. Même si c'est désormais courant, il n'en reste pas moins que Déon Meyer, comme Fréd Vargas, sait donner de l'épaisseur à ses personnages. C'est juste plus noir, plus sombre.

"Dans sa tête il vit des synapses noyées dans le cognac. Depuis qu'il était sobre, le niveau bavait cessé de baisser et comme un barrage qui s'assèche, commençait à faire apparaître de vieux objets rouillés"

Ce qui m'a plus dans ce roman est avant tout la découverte du Cap et de ses alentours. Les actions sont fortement ancrées dans ce décor sud-africain. A la fois géographiquement mais aussi dans la description de la société qui reste marqué par la ségrégation. 
De nombreux thèmes sont également abordés, en particulier celui du droit ou non de rendre justice soi-même, les difficultés du métier de policier, le statut des différentes communautés, l'alcoolisme. 

L'intrigue est habilement construite avec plusieurs histoires qui finissent par se croiser. 
  • Le Xhosa Thobela Mpayipheli qui n'a plus que la vengeance comme raison de vivre, sous le couvert d'une justice envers les enfants violentés.
  • La belle afrikaner Christine qui onfie à un pasteur sa terrible descente aux enfers.
  • L'inspecteur Griessel se battant avec ses démons et tentant d'éviter la noyade alors que les affaires scabreuses restent à élucider
La temporalité est variable, entre le parcours révolu confessé par Christine, les actions présentes de Thobela décrites en écho à son passé, et Griessel qui patauge dans son quotidien mais aussi découvre les dégâts des 10 dernières années.
Je suis plus dubitatif par rapport au dénouement, mais chut....

"Dans sa tête il vit des synapses noyées dans le cognac. Depuis qu'il était sobre, le niveau bavait cessé de baisser et comme un barrage qui s'assèche, commençait à faire apparaître de vieux objets rouillés"

Un polar sud-africain à l'assagai, une épée traditionnelle redoutable. Premier livre de la série des Benny Griessel. Il donne envie de connaître la suite.

lundi 16 novembre 2020

428: 'Temps glaciaires' de Fréd Vargas

Genre : entre brumes et pelotes d'algues révolutionnaires


Histoire
Une femme suicidée, quoique ?
Un symbole étrange qui se répète sur les scènes de crimes...
Pendant que le commissaire Adamsberg tente de se dépêtrer d'un amas d'algues, son fidèle collaborateur Danglard est fermé comme une huître, boudeur...

"Adamsberg évoquait plutôt une éponge, poussée par les courants. Mais quels courants ? D'ailleurs, d'aucuns disaient, quand son regard brun et vague se perdait plus encore, c'était comme s'il avait des algues dans les yeux. Il appartenait plus à la mer qu'à la terre."

Impressions
Formidable imbroglio de personnages, d'époques, de lieux.

Un récit qui captive, où il fait bon retrouver Adamsberg et sa cohorte de collègues, humains, avec leurs humeurs, leurs défauts et leur humanité.
"- Tout de même, dit le brigadier, qu'est-ce qu'il a dans le crâne, le commandant Danglard, pour savoir tout cela ?
- Du vin blanc."

Une intrigue habilement construite, où Fred Vargas se fait un malin plaisir à nous perdre dans un labyrinthe d'hypothèses. Et ceci avec des flirts avec le fantastique, marque de fabrique de cette auteure.

Enfin, comme dans ses autres polars, Fréd Vargas nous divertit mais aussi nous initie à l'histoire. Et ici c'est aux personnages de la Révolution française qu'elle donne la vedette.

"Adamsberg rentra chez lui à pied. Avant d'ouvrir la petite barrière, il regarda sa paume. Il n'est pas donné à tout le monde de serrer la main de Robespierre."

J'ai personnellement découvert la famille Sanson, une célèbre famille de bourreaux normands qui ont exercé à Paris de 1688 à 1847. Sept générations d’exécuteurs ont marqué l’histoire du fait de la notoriété de leurs « victimes »

  • Charles II Sanson (1681-1726), bourreau de 1699 à sa mort, fut l’exécuteur de Cartouche en 1721
  • Charles Jean-Baptiste (1719-1788), fils du précédent, qui officia à partir de 1739.
  • Et enfin Charles-Henri (1739-1806), qui fut le plus connu de tous puisque durant la Révolution il fut celui qui utilisa pour la première fois la guillotine. Néanmoins, il est faux de dire qu’il n’exécuta que Louis XVI puisque toutes les figures de la Révolution passèrent sous son couperet. De plus, il est malaisé de donner une date précise des débuts de son successeur puisque ce dernier assista son père dans un grand nombre d’exécutions à la fin du XVIIIe siècle.
Pour animer les scènes de reconstruction historique, le polar est riche de citations, d'envolées célèbres.
"Sanson, tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine", lança Danton au bourreau au moment de se laisser lier sur l'échafaud.

Un polar qui permet de s'évader, de s'instruire et de se divertir. Good !

Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

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