Genre : occulte
Histoire
Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Impressions
Valentin Vernes est un personnage très mystérieux.
Ses connaissances étonnantes en chimie et en pharmacologie l'aident à résoudre les énigmes un peu à la manière de Sherlock Homes.
Mais en complément de la résolution de ces enquêtes sur les meurtres à Paris, le lecteur ou la lectrice découvre petit à petit le passé de ce jeune policier, et en particulier une obsession qui le taraude relative à un Vicaire. Ce lourd passé semble empêcher ce beau dandy de succomber aux charmes de jeunes femmes.
Certes le personnage est assez caricatural, incorruptible et increvable (il échappe toujours à la port très souvent dans des circonstances peu crédibles), mais on se prend au jeu et finit par éprouver de la sympathie pour lui (et pourtant il n'est pas drôle, ce n'est un récit emprunt d'humour) (et puis, succombera-t-il à Aglaé, hein, je vous le demande... ?).
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Les personnages évoluent dans un contexte politique et social agité, marqué par la fin de la monarchie de Juillet et les débuts du règne de Louis-Philippe. Et c'est là un atout de ce polar bien documenté sur cette période contemporaine de Vidocq.
Ainsi apparaît parmi les protagonistes un célèbre mathématicien français, Évariste Galois, né le 25 octobre 1811 à Bourg-la-Reine et mort le 31 mai 1832 à Paris. Il a entre autres laissé son nom à la théorie de Galois, qui étudie la résolubilité des équations algébriques à partir des groupes de permutations de leurs racines et qui est considérée comme un ingrédient important dans le point de vue structural des mathématiques modernes.MAis il est surtout renommé comme le génie maudit, son militantisme républicain lui ayant valu d'être emprisonné plusieurs mois, juste avant qu'un duel ne lui coûte la vie à 21 ans.
Le style est dynamique, les chapitres sont courts, le roman se présente sous une forme proche des feuilletonistes du XIXe siècle avec des suspenses et des surprises régulières.
Ce thriller est plutôt noir, les scènes des sévices subis par l'enfant Damien s'inspirent plus de Millénium que du commissaire Adamsberg de Vargas à l'humour décalé.
J'ai lu avec plaisir les 2 premiers tomes, mais cependant je m'interroge sur le fait d'enchaîner sur les tomes suivants 3 et 4. Cela commence à tourner en rond avec ce Vicaire insaisissable, ersatz de Moriarty.
Belle découverte d'un polar sur fonds historique. Pas un incontournable mais un bon moment de lecture. J



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