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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

samedi 31 octobre 2026

652: 'Le paradoxe du poisson rouge' de Hesna CAILLAU

Genre : Fish and Sticks

Histoire
[4ème de couverture]
Dans un monde agité de nombreux courants contraires, instable, l'heure est venue d'échanger non seulement nos marchandises mais aussi nos sagesses. Les Chinois vénèrent la carpe koï car elle vit en totale symbiose avec son environnement, toujours aux aguets pour mieux saisir les opportunités qui se présentent. Elle possède 8 vertus qui lui permettent d'avoir la bonne attitude pour faire face à la vie : ne se fixer à aucun port, ne viser aucun but, vivre dans l'instant présent, ignorer la ligne droite, se mouvoir avec aisance dans l'incertitude, vivre en réseau, rester calme et serein, remonter à la source. Notre manière occidentale de penser et d'appréhender les choses, cartésienne et figée, pourrait avoir beaucoup à apprendre de ce poisson célébré par les trois sagesses chinoises pour envisager la vie autrement.


Impressions
Le livre se décline en 8 chapitres comme les huit vertus de la culture populaire inspirées de la sagesse chinoise :

1. Ne se fixer à aucun port
2. Ne viser aucun but
3. Vivre dans l'instant présent
4. Ignorer la ligne droite

J'en profite pour relever un dicton chinois :
L’arbre tordu vivra sa vie, l’arbre droit finira en planches.

5. Se mouvoir avec aisance dans l'incertitude
6. Vivre en réseau
7. Rester calme et serein
8.Remonter à la source.

Chaque chapitre développe ces vertus, puisant dans les religions asiatiques ( le taoïsme, le confucianisme et le bouddhisme) mais aussi occidentales, et citant de nombreux intellectuels, religieux, politiques.

Une belle illustration d'efficience est donnée par Deng Xiaoping "le grand transformateur silencieux" qui a lancé en 1978 son grand mouvement de réformes et d'ouverture sans objectif précis, sans présenter un plan quinquennal, mais avec un simple slogan :
"Tâtez les pierres en traversant la rivière"
Il s'agit là d'une vieille expression populaire, compréhensible par tous, que Deng a élevé au rang de devise politique. Elle traduit l'absence de route tracée à l'avance : deux pas en avant, un pas en arrière, on verra au fur et à mesure des opportunités qui se présentent ce qu'il convient de faire.

Un livre que j'ai bien des difficultés à classer dans un genre.

Un recueil de "développement personnel" qui délivre quelques recettes à coup de citations et extraits de sagesse ?

Un essai sur nos valeurs occidentales et leurs conséquences ?

Une introduction à la civilisation chinoise, vieille de 5 000 ans ?

En prenant du recul, les réflexions à tendance 'Fee Good' m'ont plutôt lassé, mais en revanche, j'ai pu mieux comprendre certaines attitudes qui diffèrent de mon mode de pensée occidental.

J'avais déjà appris lors d'une formation qu'en Chine un contrat n'avait pas une valeur aussi forte qu'en Europe.

Un contrat revêt en Occident un caractère absolu et définitif, aussi sommes-nous choqués lorsque nos interlocuteurs chinois nous demandent sa modification, arguant que la situation a changé.
Mais dans leur culture rien n'est donné une fois pour toutes.
C'était vrai jadis aussi pour les titres nobiliaires. La noblesse en Chine n'était ni à vie ni héréditaire mais en fonction de l'aptitude à agir au bon moment.


Ce livre sensibilise le lecteur à de très nombreuses différences d'approche dee éléments de la vie, comme la notion du bonheur, le rapport au conflit, la sagesse chinoise en regard de la philosophie par exemple.

La sagesse en Chine se transmet non pas des traités de philosophie ou de théologie mais à travers des anecdotes ou des maximes paradoxales qui interpellent le lecteur et brisent sa logique rationnelle. Elle consiste à éclairer, creuser toujours davantage l’évidence pour mieux savourer la vie. Elle relève de l’art de vivre et n’a donc plus rien à voir avec cette science abstraite qu’est devenue la philosophie occidentale. Pourtant selon son étymologie latine, la sagesse signifie « avoir du flair » (sagire) et « savourer » (sapere). Elle fait appel donc à l’intuition, non à la raison.

Un livre instructif, en décodage de la culture chinoise et en suggestions d'en adopter certaines vertus pour repenser notre rapport au changement, à la réussite et à la complexité du monde contemporain.

651: 'Nota' de Ragnar Jonasson

Genre : 

Histoire
La première enquête d'Ari Thór, au succès international. Nóta : aux origines des enquêtes de Siglufjördur INÉDIT Ari Thór, étudiant à l'école de police de Reykjavík, reçoit un courrier qui le bouleverse. Une facture pour une dépense à Londres où il n’a pas mis les pieds. La date de naissance indiquée est celle de son père, disparu des années auparavant, alors qu’Ari était enfant. Comment son père a-t-il pu l’abandonner ? Où est-il désormais ? Ari Thór...


Impressions
    Premier chapitre d'une série islandaise de polars avec Ari Thor comme personnage principal des enquêtes de Siglufjördur.

Un .

samedi 3 octobre 2026

650: ' Les exportés' de Sonia Devillers

Genre : (Un-Porc)-Export

Histoire
La famille maternelle de Sonia Devillers a quitté la Roumanie communiste en 1961. L'autrice a tardivement découvert la la vérité sur ce départ d'un pays dont nul n'était censé pouvoir s'échapper: tels des marchandises, sa mère, sa tante, ses grands-parents et son arrière-grand-mère ont été monnayés contre des porcs, le comble ultime pour des juifs.
Ce livre raconte ce passé reconstruit à partir de documents et de témoignages, pour combler les faits tus par la famille et les paradoxes de la Roumanie. 

Impressions
Premier livre de cette journaliste dont le nom m'était familier par ses interventions à la radio.

En suivant un fil chronologique linéaire, elle retricote le passé de ses grands-parents qui ont quitté la Roumanie en 1961 alors que  le régime communiste verrouillait hermétiquement les frontières. Recherche d'un passé tu par la famille, elle exhume un trafic d'humains juifs en échange de bétail - des porcs reproducteurs principalement - et de matériel agricole. Un terrible marchandage opéré par la Securitate roumaine de 1958 à 1989, où les porcs voyageaient par avion dans des conditions meilleures que les juifs en train. A l'image des nazis allemands, les livres de comptes ont été tenus avec précision par l'administration de Nicolae Ceausescu qui disait : « Les juifs et le pétrole sont nos meilleurs produits d'exportation ». 
Au cœur du trafic, un passeur, Henry Jacober, un juif slovaque devenu homme d'affaires à Londres, s'est enrichi grassement, surtout lorsque Israël a conclu les plus gros deals pour se peupler. Les candidats au départ ignoraient tout des conditions de leur échange Cet ignoble marché ne sera connu qu'après la chute du mur, lorsque les archives communistes seront ouvertes.

"On tua par centaine de milliers des bêtes inutiles ; on troqua des êtres humains contre des bêtes utiles ; on négocia sans distinction des personnes contre des machines agricoles. Ce régime avait assujetti le vivant aux impératifs du productivisme agricole. Le cheval était exterminé, le juif était commercialisé, le porc roumain avait gagné en performance : il était prêt à l’export."

Ce roman révèle aussi les massacres de juifs perpétrés durant la seconde guerre mondiale avant que le parti communiste prenne le pouvoir. Au total, 380 000 à 400 000 Juifs, dont ceux de Transnistrie, sont assassinés dans les régions contrôlées par la Roumanie sous la dictature d'Antonescu. Des exactions dont la Romanie veut effacer toute trace.
"À la fin des années 1930, la Roumanie comptait 750 000 juifs. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la moitié d’entre eux furent assassinés. La commission dénombre plus de 300 000 juifs roumains et ukrainiens (la Transnistrie, mais aussi la ville d’Odessa sont devenues ukrainiennes après guerre) ayant trouvé la mort durant la Shoah, ainsi que 130 000 juifs roumains vivant en Transylvanie du Nord déportés à Auschwitz. "

"Au sortir de la guerre, la Roumanie ne comptait donc plus que 350 000 citoyens d’origine juive. Le régime s’empressa d’enfouir leur histoire. Il enfouit l’histoire des morts, comme il enfouit celle des vivants. Quatre décennies plus tard, lorsque Nicolae Ceauşescu fut renversé en 1989, les juifs étaient moins de 10 000 dans le pays. Ils avaient physiquement disparu. La Roumanie était bel et bien devenue un pays sans juif."

C'est une lecture très instructive qui se lit avec facilité. Un récit sensible qui sensibilise à la question de l'identité:
« Je ne sais pas ce que c'est que d'être juif, on ne m'en a rien transmis et cela ne me manque pas. Ayant grandi en France et en démocratie, nul ne m'a jamais « désignée »

Témoignage de l'histoire tragique des juifs roumains, à l'image des grands-parents et de la mère de Sonia Devillers. Récit sobre et fort.

649: 'Montefiore' de Pierre-Henry GOMONT - BD

Genre : vif et sensible

Histoire
    Les enfant de Giorgio, Andrea et Angelo, sont deux frères passionnés des courses de chevaux qui se déroulent autour des grandes places des villes italiennes. 
Leur oncle, Guido est un cavalier reconnu, excellent sur son cheval, les invite à venir passer une partie de l'été aux écuries. Un été pour s'occuper des chevaux d'un élevage prestigieux, les amadouer et les monter, mais aussi découvrir les secrets de leur famille, les Montefiore.



Impressions
C'est la famille qui est au cœur de ce roman graphique.
Comme l'explique Giorgio, le père des 2 enfants Andrea et Angelo, héros de ce récit : le mot « famille » viendrait d’un dialecte primitif du centre de l’Italie, dérivé du mot « famel », qui signifierait « esclave ».
Voilà un message bien dur qu'adresse Giorgio à ses 2 garçons avec lesquels il vit en compagnie de sa femme. Et des conflits familiaux il a une expérience compliquée, ayant coupé depuis longtemps les relations avec la sienne, les Montefiore, des éleveurs de chevaux. L’argent et l’honneur ont cultivé un mauvais ressentiment et vicié les relations.

L'autre sujet de ce roman est la passion des chevaux. Les courses de Palio au cœur de scènes extraordinaires dans ces planches colorées
Gomont excelle à insuffler le mouvement ; ses personnages sont peints avec des jambes allongées et aux pas gigantesques, à la manière des premiers Spirou de Jijé et Franquin. Vitesse, énergie, dynamisme sont exprimés avec maestria aussi bien dans ces courses féroces à cru sur les chevaux mais aussi dans le quotidien des enfants qui courent ou plongent. C'est vif, nerveux, cela claque comme un fouet.

A noter ces intermèdes du passé, dessinés dans des teintes monochromes et froides, accompagnés d’une voix off qui révèle les non-dits de l'histoire familiale. Une manière de donner de l'épaisseur au récit.

Un roman graphique magnifique, impétueuse et sensible. Yes !!

648: 'Soie' d'Alessandro BARRICO

Genre : bruissement d'un voile de soie

Histoire
A Lavilledieu, en 1861, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour part au Japon. 
Le Japon: « Une île faite d’îles », refusant depuis des siècles tout contact avec le continent et l’étranger. Une destination fascinante dont il ne reviendra pas indemne.

Impressions
Un court roman d'un grand écrivain italien, pépite que j'avais envie de relire.
Une économie de moyens, une écriture sobre au service d'une musicalité subtile, avec ses respirations, ses adagios et ses vrombissements.

C'est le contraste entre deux mondes, les monts du Vivarais et le Japon de l'ère Meiji.
Deux mondes éloignés qui nécessitent des voyages longs et périlleux pour les rejoindre.

C'est aussi une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse des fils soyeux impalpables.
Entre Hervé et sa femme Hélène, telle une Pénélope qui tisse alors que son mari ullysien s'évade vers la sirène du Japon.
Entre Hervé et cette Geisha énigmatique, des regards croisés et des signes japonais énigmatiques. Des amours impossibles, désirs en ombres, vibrant de sensualité et de désirs.
"Il l'aima pendant des heures, avec des gestes qu'il n'avait jamais faits, se laissant enseigner une lenteur qu'il ne connaissait pas."

C'est le récit d'un héros qui, en dépit des trajets dangereux qu'il affronte sans peur, est passif devant sa vie, détaché comme le lecteur peut aussi l'être finalement à son encontre.
"C’était un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre."

Au long de chaque vie s'offrent des vies alternatives mais l'auteur nous met en garde qu'entrevoir ces univers parallèles a un coût et que peut-être l'amour à cultiver est déjà là, à proximité.

Un roman empreint de retenue, de sensualité et de suggestions. A savourer et resavourer.

jeudi 3 septembre 2026

647: 'Les simples' de Yannick Grannec

Genre : une histoire pas simple

Histoire
(quatrième de couverture)
1584, en Provence.
L’abbaye de Notre-Dame du Loup est un havre de paix pour la petite communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu et à soulager les douleurs de Ses enfants. Ces religieuses doivent leur indépendance inhabituelle à la faveur d’un roi, et leur autonomie au don de leur doyenne, sœur Clémence, une herboriste dont certaines préparations de simples sont prisées jusqu’à la Cour.
Le nouvel évêque de Vence, Jean de Solines, compte s’accaparer cette manne financière. Il dépêche deux vicaires dévoués, dont le jeune et sensible Léon, pour inspecter l’abbaye. À charge pour eux d’y trouver matière à scandale ou, à défaut... d’en provoquer un. Mais l’évêque, vite dépassé par ses propres intrigues, va allumer un brasier dont il est loin d’imaginer l’ampleur.
Il aurait dû savoir que, lorsqu’on lui entrouvre la porte, le diable se sent partout chez lui. Évêque, abbesse, soigneuse, rebouteuse, seigneur ou souillon, chacun garde une petite part au Malin. Et personne, personne n’est jamais aussi simple qu’il y paraît.


Impressions
Les simples désignaient au Moyen Âge les plantes médicinales utilisées pour soigner. Les religieuses de l’abbaye de Notre-Dame du Loup ont un don pour en extraire des médicaments et des préparations aux propriétés tellement extraordinaires que la cour en raffole et qu'elles en tirent des revenus qui attirent la convoitise. 

En effet, si les plantes peuvent soigner les corps, elles n'ont que peu d'effet sur les tourments des âmes. Et question personnage tourmenté, le nouvel évêque de Vence, du clergé séculier, en est un spécimen caractéristique; dépourvu de toute vergogne et de toute morale, il veut mettre la main sur cette manne au risque de déclencher l'incendie dans le clergé et la région. Ce scandale naissant introduit un peu de suspens quant à l'issue de ce bras de fer entre régulier et séculier, mais de là à parler de thriller comme j'ai pu lire dans certaines chroniques, je ne suis pas d'accord.

Les chapitres consacrés à chacun alternent les points de vue : l'évêque, le jeune vicaire, la sœur herboriste, l'abbesse, la novice... Je reconnais avoir été parfois perdu entre les différentes sœurs de l'abbaye. De même, parfois les dialogues ainsi que des descriptifs très détaillés s'avèrent trop longs.

Mais au final, j'ai apprécié cette lecture et tout particulièrement son regard sur la condition féminine à la fin du XVIème siècle. Avec un zoom sur la "vocation religieuse" où se distinguent, pour les familles nobles, le moyen de caser les rebuts du marché matrimonial ( les trop laides, les trop "folles", les trop agitées ), et pour les familles pauvres la manière de se débarrasser d'une bouche à nourrir.


Un récit de lutte entre un évêque et des Bénédictines sur fond de rivalités locales et familiales. Un roman érudit et plaisant.
 
Yannick Grannec vit à St-Paul de Vence. Elle est graphiste et illustratrice de métier.


dimanche 23 août 2026

646: ' L’Enfant et la Rivière' de Xavier Coste et Henri Bosco

Genre : Parcours initiatique d’un enfant sage épris de liberté, entre rêve et réalité

Histoire
la plume et les pinceaux de Xavier Coste pour adapter en BD le roman de Henri Bosco

La Provence, écrasée par le soleil et qui malgré tout attriste le protagoniste principal, le jeune Pascalet. Son unique distraction ? les visites de Bargabot, un braconnier qui apporte régulièrement du poisson à ses parents, du poisson justement pêché dans la rivière interdite. De quoi définitivement attiser sa curiosité...



Impressions
Un roman poétique absolument sublimé par l'univers graphique de Xavier Coste.
Poésie des mots,  beauté des paysages, mystère, aventure, c'est magnifique.
Les aquarelles à dominante de bleu, vert et violet nous transportent dans un univers entre rêve et réalité.





« Le plus difficile a été de trouver le ton de cette adaptation. Le texte de Henri Bosco est remarquablement écrit mais certains aspects du roman paraissent un peu datés aujourd’hui, je voulais donc le moderniser mais sans le dénaturer."

Gros coup de cœur. Un graphisme magistral et magique pour transcrire l'univers onirique de l'enfance.

Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

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