Genre : né.e sous 'X'
Histoire
Le cadavre d’un homme est retrouvé dans un bassin du jardin des Tuileries à Paris. Alors qu’il piétine déjà dans une enquête sur la disparition de trois jeunes femmes, le commandant Julien Delestran est chargé de l’affaire.
Impressions
Un polar classique marqué par la composante humaine des personnages.
C'est un récit intimiste centré sur l'humain qui rend les personnages attachants avec en toile de fond la misère.
Ainsi le commandent ressent de la compassion pour ses proches, passant par exemple du temps pour interroger sans brusqueries une prostituée qu'il connaît de puis longtemps et qu'il craint d'être menacée. Suite à cette interrogatoire, le commandant rentre chez lui et confie ses doutes à sa femme.
Comme autre exemple, son bras droit, la jeune capitaine Beaumont, lui reproche son accueil plutôt hostile d'une nouvelle arrivée dans son service.
Une autre composante atypique de ce polar est son caractère contemplatif et à vitesse humaine. Pas de scènes gores, ni des rebonds à chaque fin de chapitre, ni encore des personnages caricaturaux.
Par exemple, dans l'Institut Médico-Légal, 'Ils laissaient traîner un regard dubitatif sur la collection'. Moment de pause, pas de précipitation ininterrompue comme dans de nombreux thrillers.
Une autre scène est représentative du rythme 'pausé' de l'enquête.
Dans le jardin de Tuileries où le cadavre a été découvert, Delestran s'attarde devant une statue, faisant attendre les autres membres de la police et les gardiens du jardin: un tigre terrassant un crocodile d'Auguste Nicolas Cain.
Et en effet cette statue existe et représente une scène surprenante. Mais a priori elle n'a aucun lien avec l'intrigue ?...
Ce polar représente aussi une occasion de déambuler dans Paris.
L'auteur nous emmène ainsi dans l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, un lieu de culte catholique polonais située place Maurice-Barrès, à l'angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Cambon dans le 1er arrondissement de Paris.
En synthèse, un bon moment de lecture.
A noter, parmi les indices trouvés sur la victime, un livre De Balzac « La peau de chagrin »... Voilà une invitation à un rebond de lecture comme je les aime !
Un polar à la papa, sans hectolitre de sang, profondément humain et qui se déguste comme un bon vin.





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