Genre : 6 nouvelles sur l’homme face à sa solitude
Histoire
Bien que très différentes par leurs styles et leurs atmosphères, elles se rejoignent à travers le thème de la solitude, soit par l'éloignement de son pays, soit issue de l’incompréhension de l’entourage.
''La femme adultère''
En Afrique du Nord, un commerçant français, Marcel, doit surpasser l’inconfort des rapports entre les colons et les autochtones pour gagner sa vie. Le racisme est latent, traduit par des remarques dites sous un ton débonnaire
« Doucement le matin, et pas trop vite le soir », dit Marcel.
Sa femme l’accompagne dans la tournée des marchands arabes des hauts plateaux et du Sud. Elle le suit « voilà tout, contente de sentir que quelqu’un avait besoin d’elle. »
« Surtout, elle aimait être aimée, et il l’avait submergée d’assiduités. A lui faire sentir si souvent qu’elle existait pour lui, il la faisait exister réellement. »
« Elle attendait, mais elle ne savait pas quoi. Elle sentait seulement sa solitude, et le froid qui la pénétrait, et un poids plus lourd à l’endroit du cœur.
« Et son malaise, son besoin de départ augmentaient. »
Une histoire déroutante, inquiétante.
''Le renégat ou un esprit confus''
« Prisonnier de son royaume, la ville stérile sculptée dans une montagne de sel », le narrateur a renié son passé et sa culture pour se convertir à la religion cruelle et violente de ses maîtres. Accablé par la chaleur qui monte et le soleil qui « frappe comme un marteau sur toutes les pierres », à travers un monologue intérieur, il délire en attendant l'arrivée d'un missionnaire.
Déjà cette torpeur régnait dans la nouvelle précédente ; « Le plus dur était l’été où la chaleur tuait jusqu’à la douce sensation de l’ennui. »
Une nouvelle dure et cruelle.
''Les muets''
« Une grève de colère » dans un atelier de tonnellerie vient d’échouer, « la colère et l’impuissance font parfois si mal qu’on ne peut pas crier. »
Très humain et ... d'actualité.
''L’hôte''
Deux hommes progressent « lentement dans la neige, entre les pierres, sur l’immense étendue du haut plateau désert ».
Ils rejoignent l’instituteur Daru. L’un des 2 visiteurs part et Daru se voit encombré d’un hôte dont il est maître du destin.
Un dénouement terrible.
''Jonas''
« Gilbert Jonas, artiste peintre, croyait en son étoile. » Mais devant son succès artistique, jusqu’à quelles limites, supportera-t-il d’être envahi de visiteurs souvent intéressés ?
La nouvelle la plus légère mais que j'ai le moins appréciée.
''La pierre qui pousse''
Après le désert et les ateliers, le recueil s’achève dans la forêt brésilienne. Un ingénieur rejoint le village Iguape pour construire une digue qui protègera les bas quartiers des inondations. Il est loin de l’Europe, « Ici, l’exil ou la solitude, au milieu de ces fous languissants. ». Mais très vite accepté par les pauvres, il est invité à « la cérémonie de danses, dans les cases ».
Une rencontre très riche, forte en émotions. J'ai retrouvé l'atmosphère tropical de certains romans de Sepulveda.
Impressions
Dernière œuvre de Camus publiée de son vivant (1957).
Un sens extraordinaire de l’écriture, un recueil de petits bijoux ciselés, profonds.
Une analyse assez poussée sur ce lien
Un blog calepin pour y noter mes impressions de lectures et de voyages ou de randonnées à travers quelques clichés photographiques.
samedi 17 septembre 2011
dimanche 21 août 2011
75: « La Délicatesse » de David Foenkinos
Genre : carte du Tendre chez Ikea
Histoire
Une femme perd l'être aimé et recherche à reconquérir le bonheur.
Où en est mon ego ? (en référence à la dernière chronique...)
Bien que je ne vive pas aux confins de la Chartreuse dans le Vercors, ce roman est le premier de cet auteur que je lis, auteur semble-t-il à la mode et d’actualité: 'La Délicatesse' est adapté au cinéma en cette fin 2011 (réalisation par David Foenkinos lui-même et de son frère), avec à l'affiche Audrey Tautou et François Damiens, et son dernier ouvrage 'Les Souvenirs', est présenté à la rentrée littéraire par Gallimard. Cela chauffe pour cet auteur.

Selon le site « Evene », l'écrivain est apprécié pour ses textes empreints de légèreté et d'humour.
En effet ce sont là les qualités que je retiendrai de cette lecture, un agréable moment, porté par une écriture simple, rythmée, et en effet légère et humoristique (qui repose de l’ambiance noire et mortifère des ‘Oliviers du Négus ‘’). Ainsi j'ai par exemple apprécié ces chapitres "digression" où surgissent une liste d'actions ou une recette de cuisine. D’où semble-t-il un engouement contemporain pour ce roman (et ce romancier).
Y chercher plus expose le lecteur à la déception (à l'image de quelques critiques acerbes lues sur le Net). La tournure de cette histoire avec ce vilain canard made in IKEA est difficilement crédible. Pas de leçons profondes à retenir et à méditer sur les rapports humains et amoureux. Mais ce roman parvient à faire sourire et réfléchir sur l'amour avec des dialogues et des situations savoureuse et délicates.
Histoire
Une femme perd l'être aimé et recherche à reconquérir le bonheur.
Où en est mon ego ? (en référence à la dernière chronique...)
Bien que je ne vive pas aux confins de la Chartreuse dans le Vercors, ce roman est le premier de cet auteur que je lis, auteur semble-t-il à la mode et d’actualité: 'La Délicatesse' est adapté au cinéma en cette fin 2011 (réalisation par David Foenkinos lui-même et de son frère), avec à l'affiche Audrey Tautou et François Damiens, et son dernier ouvrage 'Les Souvenirs', est présenté à la rentrée littéraire par Gallimard. Cela chauffe pour cet auteur.

Selon le site « Evene », l'écrivain est apprécié pour ses textes empreints de légèreté et d'humour.
En effet ce sont là les qualités que je retiendrai de cette lecture, un agréable moment, porté par une écriture simple, rythmée, et en effet légère et humoristique (qui repose de l’ambiance noire et mortifère des ‘Oliviers du Négus ‘’). Ainsi j'ai par exemple apprécié ces chapitres "digression" où surgissent une liste d'actions ou une recette de cuisine. D’où semble-t-il un engouement contemporain pour ce roman (et ce romancier).
Y chercher plus expose le lecteur à la déception (à l'image de quelques critiques acerbes lues sur le Net). La tournure de cette histoire avec ce vilain canard made in IKEA est difficilement crédible. Pas de leçons profondes à retenir et à méditer sur les rapports humains et amoureux. Mais ce roman parvient à faire sourire et réfléchir sur l'amour avec des dialogues et des situations savoureuse et délicates.
74: « Tout à l’ego » de Tonino Benaquista
Genre : Recueil de 10 nouvelles à l’ego mis en question

Histoire
Ces dix nouvelles mettent en scène des personnages bien ordinaires, confrontés à des situations inattendues et souvent embarrassantes. Ainsi :
- Comment régir si un événement fortuit vous ouvre la boîte noire de l’inconscient, ce tout-à-l’égout de notre égo ?
« J’ai relu "Les Portes de La Perception" d’Aldous Huxley. Ce type-là devait être accro à la boîte noire, comme moi. »
« L’opium ne m’a procuré strictement aucun effet, la relecture de "Tintin et le lotus bleu" aurait été plus efficace. »
- Que faire quand Tonton casse sa pipe en léguant à son neveu une dernière volonté énigmatique : il veut être "enterré près de la volière. " ? Alors le neveu enquête…
« Et il répondait : « Vous savez bien que le vendredi c’est le jour de la volière. » Il devait être colombophile ou un truc comme ça, y a des amateurs, ça devait s’envoyer des messages dans les pattes des pigeons, allez savoir. »
- Et si un jour votre épouse que vous connaissez mieux qu’elle même depuis 12 ans (et que vous trompez …), se mettait à vous surprendre et à mettre en doute votre moral au point de vous pousser à faire une psychothérapie ? Un tel transfert de personnalité entraîne nécessairement des bouleversements majeurs au sein du couple… La chute est croustillante.
- Qui soupçonne les répercussions que peut engendrer une cassette coincée dans un magnétoscope ?
« C’est cette maudite cassette qui est à l’origine de tous nos malheurs. ».
(Voilà un thème qui certes vieillira mal dans les générations à venir qui devront consulter les archéologues pour savoir ce qu’est une cassette vidéo…)
Bobinages est un récit savoureux.
- Le long titre de la nouvelle Si par un jour d’été un sédentaire cache une courte histoire de jeu de chat et souris entre une call-girl et un paparazzo. Surprenant, surtout le cruel dénouement !
- Opportune est une nouvelle flash (10 pages) et efficace sur l’infidélité maladive…

Qu'en pense mon ego ?
Les événements qui viennent détraquer le quotidien des "héros" conduisent à une remise en question de soi, que les concernés gèrent le plus souvent maladroitement, et ainsi empirent leur position.
Certaines nouvelles sont inégales, et j’ai ainsi moins aimé La Pétition qui est une farce rocambolesque, au rythme –trop- échevelé, trop décousue. C’est justement une des plus longues.
Mais pour l'ensemble de ce recueil, l’écriture efficace favorise une lecture fluide et réjouissante.
Ces récits sont rythmés, légers, parfois burlesques, et souvent parsemés d’humour.
En quatrième page de couverture,
« On a beau être notre pire ennemi, on se préfère, c’est toute l’histoire. »

Histoire
Ces dix nouvelles mettent en scène des personnages bien ordinaires, confrontés à des situations inattendues et souvent embarrassantes. Ainsi :
- Comment régir si un événement fortuit vous ouvre la boîte noire de l’inconscient, ce tout-à-l’égout de notre égo ?
« J’ai relu "Les Portes de La Perception" d’Aldous Huxley. Ce type-là devait être accro à la boîte noire, comme moi. »
« L’opium ne m’a procuré strictement aucun effet, la relecture de "Tintin et le lotus bleu" aurait été plus efficace. »
- Que faire quand Tonton casse sa pipe en léguant à son neveu une dernière volonté énigmatique : il veut être "enterré près de la volière. " ? Alors le neveu enquête…
« Et il répondait : « Vous savez bien que le vendredi c’est le jour de la volière. » Il devait être colombophile ou un truc comme ça, y a des amateurs, ça devait s’envoyer des messages dans les pattes des pigeons, allez savoir. »
- Et si un jour votre épouse que vous connaissez mieux qu’elle même depuis 12 ans (et que vous trompez …), se mettait à vous surprendre et à mettre en doute votre moral au point de vous pousser à faire une psychothérapie ? Un tel transfert de personnalité entraîne nécessairement des bouleversements majeurs au sein du couple… La chute est croustillante.
- Qui soupçonne les répercussions que peut engendrer une cassette coincée dans un magnétoscope ?
« C’est cette maudite cassette qui est à l’origine de tous nos malheurs. ».
(Voilà un thème qui certes vieillira mal dans les générations à venir qui devront consulter les archéologues pour savoir ce qu’est une cassette vidéo…)
Bobinages est un récit savoureux.
- Le long titre de la nouvelle Si par un jour d’été un sédentaire cache une courte histoire de jeu de chat et souris entre une call-girl et un paparazzo. Surprenant, surtout le cruel dénouement !
- Opportune est une nouvelle flash (10 pages) et efficace sur l’infidélité maladive…

Qu'en pense mon ego ?
Les événements qui viennent détraquer le quotidien des "héros" conduisent à une remise en question de soi, que les concernés gèrent le plus souvent maladroitement, et ainsi empirent leur position.
Certaines nouvelles sont inégales, et j’ai ainsi moins aimé La Pétition qui est une farce rocambolesque, au rythme –trop- échevelé, trop décousue. C’est justement une des plus longues.
Mais pour l'ensemble de ce recueil, l’écriture efficace favorise une lecture fluide et réjouissante.
Ces récits sont rythmés, légers, parfois burlesques, et souvent parsemés d’humour.
En quatrième page de couverture,
« On a beau être notre pire ennemi, on se préfère, c’est toute l’histoire. »
lundi 8 août 2011
73: "La ballade de l'impossible" de Haruki Murakami
Genre : amours possibles et impossibles
Le temps s’écoule, coule, les personnages évoluent comme en apesanteur, détachés du réel quotidien, étrangers aux événements tels que les agitations estudiantines de ces années.
Histoire
Avoir vingt ans en 1968 au Japon.
Watanabe, étudiant à Kyoto croise Naoki, l’ancienne petite amie de Kizuki. Kizuki était aussi le meilleur ami de Watanabe avant de se suicider à 18 ans.
Une histoire d’amour est-elle possible entre ces 2 adolescents alors que Naoki semble encore très fragilisée par la disparition de Kizuki ?
Impressions
Écriture aérienne, fluide, souvent poétique, parfois érotique. (Cette année, ce roman s’est vu retiré de la liste de lecture d’été du lycée de Williamston dans l’Etat du New Jersey aux USA, après que plusieurs parents se soient plaints de l’érotisme de l’histoire...)
Le temps s’écoule, coule, les personnages évoluent comme en apesanteur, détachés du réel quotidien, étrangers aux événements tels que les agitations estudiantines de ces années.A l’image de Watanabe, étrange héros, qui étudie la dramaturgie sans semble-t-il être vraiment intéressé, et qui se réfugie dans la lecture et la solitude.
L’environnement, le décor importe finalement peu, c’est plus dans la caverne des sentiments et de l’intellect, dans les profondeurs de soi que se déroule cette « ballade ».
L’amitié, les blessures émotionnelles, la difficulté de vivre en société, l'impossible ou non communication entre les hommes, la fragilité mentale et la notion de normalité, la question de l’impasse de la vie qui conduirait au suicide… Une grande variété de thèmes est abordée.
Une ballade initiatique, où se côtoient la mort et l’espoir, l’amour et la passion.
Un roman déstabilisant, où le mal-être est là, sous-jacent, qui guette. Une atmosphère singulière règne, ambiance qui peut rebuter certains lecteurs.
Je me suis personnellement laissé entièrement entraîner par Murakami dans son univers singulier, teinté d’une mélancolie poignante, comme la chanson des Beatles « Norwegian song » (titre original).
Un roman qu’un libraire de Vienne (en Isère, pas en Autriche !) m’a conseillé : il m’avait prévenu que ce roman plaisait ou pas. J’ai personnellement été complètement séduit. Un roman marquant que j'ajouterai peut-être à ma liste de coups de cœur.
- Ce roman est paru en 1987 au Japon et a été vendu à plus de 4 millions et demi, et 8 millions si l’on compte les éditions poche, exemplaires, traduit dans 36 langues.
- Né à Kôbe en 1949, Haruki Murakami étudia la tragédie grecque, ouvrit un club de jazz à Tôkyô avant de se consacrer à l'écriture. Ne supportant pas le conformisme de la société japonaise, il s'expatrie en Grèce, en Italie, puis aux États-Unis. Traducteur de Scott Fitzgerald et Raymond Carver, il rencontre le succès dès son premier roman Ecoute le chant du vent (1979, non encore traduit en français). Aujourd'hui, il enseigne la littérature japonaise à Princeton.
72: "Les Oliviers du Negus" de Laurent Gaudé
Genre : 4 contes tragiques sur la rencontre avec la mort

Histoire
4 récits de personnages confrontés à la mort sous des formes diverses, quatre nouvelles aux racines puisées dans des faits historiques.
- Zio Negus, un ancien combattant du corps expéditionnaire italien en Ethiopie hanté par le souvenir de Frédéric II meurt oublié des siens. On retrouve la région des Pouilles, cadre aride du "Soleil des Scorta". Frédéric II gouverna au XIIIe siècle le Saint-Empire romain-germanique dont cette région fait partie.
- Un légionnaire romain pourtant méritant envoyé aux confins de l’empire romain dans un fort du mur d’Hadrien.
- Pendant la « drôle de guerre », un paysan Artois terrorisé par un secret terrible lié à la souffrance de la terre, éventrée par les obus et la mitraille.
- Le jugé anti-mafia Paolo Borsellino égrenant le compte à rebours de son inéluctable destin.

Impressions
Ambiances pesantes, noires, lourdes des horreurs de la guerre, et teintées de fantastique, de magie.
Une écriture puissante, poétique, nuancée, profonde, qui vous enivre, vous emporte.
Une œuvre brève et pourtant grandiose, écrasante. Laurent Gaudé est décidément un conteur formidable.

Histoire
4 récits de personnages confrontés à la mort sous des formes diverses, quatre nouvelles aux racines puisées dans des faits historiques.
- Zio Negus, un ancien combattant du corps expéditionnaire italien en Ethiopie hanté par le souvenir de Frédéric II meurt oublié des siens. On retrouve la région des Pouilles, cadre aride du "Soleil des Scorta". Frédéric II gouverna au XIIIe siècle le Saint-Empire romain-germanique dont cette région fait partie.
- Un légionnaire romain pourtant méritant envoyé aux confins de l’empire romain dans un fort du mur d’Hadrien.
- Pendant la « drôle de guerre », un paysan Artois terrorisé par un secret terrible lié à la souffrance de la terre, éventrée par les obus et la mitraille.
- Le jugé anti-mafia Paolo Borsellino égrenant le compte à rebours de son inéluctable destin.

Impressions
Ambiances pesantes, noires, lourdes des horreurs de la guerre, et teintées de fantastique, de magie.
Une écriture puissante, poétique, nuancée, profonde, qui vous enivre, vous emporte.
Une œuvre brève et pourtant grandiose, écrasante. Laurent Gaudé est décidément un conteur formidable.
dimanche 17 juillet 2011
71: "La Mort du Roi Tsongor" de Laurent Gaudé
Genre : Tragédie et conte initiatique africains
Histoire
Le cadre : une Afrique sans lieu précis, une époque intemporelle.
Pour tenter de calmer la rivalité des prétendants à la main de sa fille la belle Samilia, le roi Tsongor accepte la mort donnée par son fidèle porteur de tabouret d'or, Katabolonga. Erreur de jugement : la mort du roi va au contraire créer le chaos au sein du royaume de Massaba. Le chaos au sein de sa famille. La guerre entre les tribus de son empire. La destruction de son héritage pendant que son cadet, Souba, traverse les vastes étendues du royaume, chargé du lourd fardeau de la mission que son père lui a confiée avant cette nuit fatidique.
Impressions
L’intrigue de ce roman est simple, voire trop prévisible selon certains blogueurs.
Mais quel plaisir de lecture ! Quelle écriture remarquable, magistrale, fluide, puissante, claire, ciselée. Et quelle capacité de renouveau montre cet auteur, qui nous fait parcourir les continents et les époques à chacun de ses ouvrages.
Ce roman rassemble 2 faces.
D’abord un drame digne des tragédies grecques, un carnage sanglant, fou et vain, qui se joue au pied des murailles de Massaba. Un drame joué par des acteurs somptueux, poussés par leur orgueil à se battre sans fin, d’affronter la mort et la souffrance. Jusqu’à l’horreur. Jusqu’à l’absurde, propre de la vanité et de la guerre.
En écho à ce drame antique, le lecteur suit le périple initiatique de Souba, un récit magique. Le lecteur se transforme alors en auditeur, transporté par la voix d'un conteur, qu'on imagine accroupi sous un arbre à palabres. L’apprentissage de la nature des hommes, de la condition humaine, découvrant en lui-même ses qualités et ses faiblesses, au rythme lent de la mule de Souba.
Et enfin, loin du vacarme de la guerre et de l’errance de Souba, l’âme éplorée de Tsongor converse avec son fidèle Katabolonga. Jusqu’à pouvoir rejoindre le monde des morts, honteux.
Un roman remarquable. Moins marquant qu'"Eldorado" cependant.
Selon un blog littéraire, un roman à rapprocher de « Salambô » de Flaubert, « Désert » de Le Clézio, « L’exil et le Royaume » de Camus, ou « L’aleph » de Borges. Prochaines lectures en perspective.
Prix Goncourt des lycéens en 2002
Histoire
Le cadre : une Afrique sans lieu précis, une époque intemporelle.
Pour tenter de calmer la rivalité des prétendants à la main de sa fille la belle Samilia, le roi Tsongor accepte la mort donnée par son fidèle porteur de tabouret d'or, Katabolonga. Erreur de jugement : la mort du roi va au contraire créer le chaos au sein du royaume de Massaba. Le chaos au sein de sa famille. La guerre entre les tribus de son empire. La destruction de son héritage pendant que son cadet, Souba, traverse les vastes étendues du royaume, chargé du lourd fardeau de la mission que son père lui a confiée avant cette nuit fatidique.
Impressions
L’intrigue de ce roman est simple, voire trop prévisible selon certains blogueurs.
Mais quel plaisir de lecture ! Quelle écriture remarquable, magistrale, fluide, puissante, claire, ciselée. Et quelle capacité de renouveau montre cet auteur, qui nous fait parcourir les continents et les époques à chacun de ses ouvrages.
Ce roman rassemble 2 faces.
D’abord un drame digne des tragédies grecques, un carnage sanglant, fou et vain, qui se joue au pied des murailles de Massaba. Un drame joué par des acteurs somptueux, poussés par leur orgueil à se battre sans fin, d’affronter la mort et la souffrance. Jusqu’à l’horreur. Jusqu’à l’absurde, propre de la vanité et de la guerre.
En écho à ce drame antique, le lecteur suit le périple initiatique de Souba, un récit magique. Le lecteur se transforme alors en auditeur, transporté par la voix d'un conteur, qu'on imagine accroupi sous un arbre à palabres. L’apprentissage de la nature des hommes, de la condition humaine, découvrant en lui-même ses qualités et ses faiblesses, au rythme lent de la mule de Souba.
Et enfin, loin du vacarme de la guerre et de l’errance de Souba, l’âme éplorée de Tsongor converse avec son fidèle Katabolonga. Jusqu’à pouvoir rejoindre le monde des morts, honteux.
Un roman remarquable. Moins marquant qu'"Eldorado" cependant.
Selon un blog littéraire, un roman à rapprocher de « Salambô » de Flaubert, « Désert » de Le Clézio, « L’exil et le Royaume » de Camus, ou « L’aleph » de Borges. Prochaines lectures en perspective.
Prix Goncourt des lycéens en 2002
dimanche 12 juin 2011
70ième: "L'alchimiste" de Paulo Coelho
Genre : conte initiatique du petit prince des moutons.
Histoire
..
Un petit berger qui lit, qui parle à ses moutons.
"Je ne savais pas que les bergers pouvaient lire des livres"
[…]
Santiago, ce jeune berger andalou, part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu'il rencontre l'Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Impressions
Roman qui se veut philosophique
L’écriture est simple. Le lecteur assiste à l’évolution du personnage principal, et découvre en même temps que celui-ci des leçons de vie, pour le moins profondes. Le récit a l’intention de partager quelques clés du bonheur
«Il n’y a qu’une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c’est la peur d’échouer. »
«si un animal vous dit qu'il peut parler, il ment probablement. » .
Mais finalement un roman où je me suis ennuyé.
Et après quelques temps je n'en ai aucun souvenir...
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