Genre : décoder le Novlangue de Trump et Poutine pour résister
Histoire
Autrice: 'Trump et Poutine inventent chacun leur novlangue. Et moi, j'ai peur qu'un jour on ne puisse plus dire : ceci est un mensonge. B.C.'
Impressions
Barbara Cassin est une philosophe et académicienne de renom.
A propos de Trump:
"Les analyses linguistiques des moteurs de recherche calculent que son lexique dans ses discours publics correspond à celui d’un élève de cinquième aux États-Unis, soit environ 11-12 ans, avec une grammaire encore plus élémentaire, proche du niveau des 9-10 ans. Elles estiment que le vocabulaire actif utilisé par Donald Trump se situe entre 2 000 et 3 000 mots, un nombre très bas. La répétition de quelques mots sert de toile de fond ou d’horizon, comme on voudra. Dans un même discours on peut trouver : people, great, stupid, good, bad, win, fake… Les insultes sont fréquentes et variées, mais le président est « content », « pas content » !
Une auto-critique de l'Europe très pertinente
'Il existe peut-être une autre composante de la sidération pour nous Européens, et qui n'est pas à notre avantage ni à celui de nos hommes et femmes politiques. Il est sidérant pour nous de constater que Poutine comme Trump, pourtant si imprévisible dans l'instant, comme en premier lieu Hitler lui-même, font effectivement ce qu'ils disent qu'ils feront. Ils ont fait, ils font ce qu'ils annoncent vouloir faire, dans Mein Kampf comme dans le discours électoral de Trump, comme dans les annonces programmatiques de Poutine. C'est sidérant pour nous qui sommes accoutumés aux promesses politiques qui n'engagent que ceux qui les croient. Inutile et attristant d'en esquisser le catalogue, celui des promesses et celui des promesses de tenir les promesses. Mais eux disent ce qu'ils vont faire et voilà qu'ils font en effet ce qu'ils ont dit ! Ils performent pour de bon, y compris pour les droits de douane.
Nous, on pense qu'ils le disent mais que comme d'habitude, ce sont là paroles paroles paroles, démagogie, vantardise, menaces et chantages, mais pendant ce temps, ils le font, et on n'y croit toujours pas, on reste incrédule.'
"Le Washington Post du 1er août 2018 verse au compte de Trump 4 229 fake news en 558 jours (depuis son élection), qui provoquent en réponse de la part des experts un « nous n’avons pas connaissance de cela », soit plus de 7 « contre-vérités et mensonges » par jour en moyenne, avec un pic de 79 le 5 juillet 2018. Durant son premier mandat, entre 2017 et 2021, le journal en a identifié 30 573, soit une moyenne de 20 par jour. On n’a pas encore la moyenne journalière du deuxième mandat… "
Mais au final, on n'apprend au final pas grand chose, et l'éclairage par des grands principes de la philosophie ne m'a pas convaincu.
Il manque une ligne directrice, c'est un livre énervé, un écrit à chaud pour partager ses angoisses, que je partage d'ailleurs.
Un essai express trop fourre-tout qui manque de rigueur dans sa construction.
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