Un blog calepin pour y noter mes impressions de lectures et de voyages ou de randonnées à travers quelques clichés photographiques.
jeudi 22 novembre 2018
BD 'Carolina' de João Pinheiro & Sirlene Barbosa
Carolina de Jesús vivait dans la favela de Canindé, au nord de São Paulo. Femme noire mère élevant seul ses trois enfants, elle a surmonté la misère quotidienne par l'écriture. Découverte par un journaliste, elle a été l'un des plus grands phénomènes littéraires du Brésil en 1960, notamment avec son livre Quarto de Despejo. Réussite et déclin sont décrits en noir et blanc, sans concession, un témoignage sur une page d'histoire du Brésil.
Bd-documentaire, instructive mais qui ne m'a pas emporté.
samedi 17 novembre 2018
343: BD 'Les reflets changeants' de 'Aude Mermillaud
Encore un coup de cœur !
Une BD que je classe en roman car cette jeune auteure nous offre ici un vrai roman graphique de qualité.
Elsa 22 ans, jeune femme brillante et fraîchement diplômée, amoureuse d'un homme instable
Jean, 53 ans, séparé de sa femme, et amoureux inconditionnel de sa fille Aida
Emile, 79 ans, qui vit dans un monde de silence au sein de sa famille
3 destins qui se croisent dans Nice pendant quelques semaines d'été si bien rendues par les teintes lumineuses de ces pages.
Le graphisme est clair, sobre voire naïf, je dirai épuré et efficace, jouant des ombres et des luminosités avec maîtrise. Il sert parfaitement le récit mélancolique et plein de vie à la fois.
Sourires, regards, peu de dialogues, mais des petits riens qui rythment notre quotidien.
Des personnages humains, avec leurs fragilités et leurs chagrins. Mais aussi leurs joies, et les amitiés et leurs amours.
Un album vraiment touchant. Lumineux et doux-amer.
343: 'Les Nymphéas noirs' de Michel Bussi
Genre : tableau de nymphéas ensanglantés
Histoire
3 femmes: Une fillette, une institutrice et une vieille femme à Giverny.
3 modalités de mort: Jérôme Morval retrouvé assassiné d'un coup de couteau, le crâne défoncé et noyé.
Mari jaloux, amateur d'art ou enfant caché ?...
3 modalités de mort: Jérôme Morval retrouvé assassiné d'un coup de couteau, le crâne défoncé et noyé.
Mari jaloux, amateur d'art ou enfant caché ?...

Tableau de Théodore Robinson, père Trognon
Un tableau plusieurs fois cité dans ce roman
Un tableau plusieurs fois cité dans ce roman
Impressions
Premier roman de Bussi que je lis.
La narratrice, la sorcière du moulin, joue la guide touristique de Giverny (*).
..Je longe le Parking et je me dirige vers le moulin des Chennevières. C'est là que j'habite. Je préfère rentrer avant la foule. Le moulin des Chennevières est de loin la plus belle bâtisse à proximité des jardins de Monet, la seule construite le long du ru, mais depuis qu'ils ont transformé la prairie en champ de tôles et de pneus je m'y sens comme une espèce en voie de disparition...
..Je longe le Parking et je me dirige vers le moulin des Chennevières. C'est là que j'habite. Je préfère rentrer avant la foule. Le moulin des Chennevières est de loin la plus belle bâtisse à proximité des jardins de Monet, la seule construite le long du ru, mais depuis qu'ils ont transformé la prairie en champ de tôles et de pneus je m'y sens comme une espèce en voie de disparition...
...Je finis par atteindre l'Hôtel Baudy. Les vitres de l'établissement le plus célèbre de Giverny sont occultés par des affiches...
Le style n'est pas transcendant mais vivant, l'intrigue est finement construite, les personnages sont sympathiques et le cadre de ce tableau nous fait découvrir avec plaisir ce haut lieu de pèlerinage culturel.
Gros Polar entraînant, de par la dimension historique de ce monument de la peinture 'Impressionniste', et surtout de par cette construction très intelligente de l'intrigue dont l'auteur nous dévoile les fils avec un final feu d'artifice !
J'avoue avoir eu des a priori négatifs mais je ne suis pas mécontent de cette lecture.
(*) Images trouvées sur le site:
https://sites.google.com/site/randolocfrancesuite/home/giverny-balade-dans-le-decor-de-nympheas-noirs
Très bon blog découvert en cherchant un commentaire sur ce polar:
http://lespolarsdemarine.over-blog.fr/2013/11/nymph%C3%A9as-noirs-de-michel-bussi.html
J'avoue avoir eu des a priori négatifs mais je ne suis pas mécontent de cette lecture.
(*) Images trouvées sur le site:
http://lespolarsdemarine.over-blog.fr/2013/11/nymph%C3%A9as-noirs-de-michel-bussi.html
dimanche 11 novembre 2018
342: 'Le bleu du Lac' de Jean Mattern
Genre : Chant d'adieu
Histoire
* Film "Indian Summer", avec Hugh Grant & Cate Blanchett en tant que Lord et Lady Mountbatten.
Histoire
Viviane Craig, la « Greta Garbo du piano » voyage en métro londonien pour se rendre à la cérémonie des funérailles de James Fletcher, célèbre critique musical...
'[...] voilà la quintessence de ma vie, ce qu'il en reste maintenant qu'il est parti et que je n'en saurai jamais plus sur son enfance dans le Nord, ses études de musique et cette découverte de la félicité à s'immerger dans une eau claire au milieu d'un lac dans les Alpes, il était plutôt avare de mots, même si nos conclaves lui ont donné le goût de la parole malgré tout, et à chaque bribe de sa vie d'avant qu'il me confiait je l'aimais un peu plus, c'est sans doute idiot mais c'est ainsi.'
'[...] voilà la quintessence de ma vie, ce qu'il en reste maintenant qu'il est parti et que je n'en saurai jamais plus sur son enfance dans le Nord, ses études de musique et cette découverte de la félicité à s'immerger dans une eau claire au milieu d'un lac dans les Alpes, il était plutôt avare de mots, même si nos conclaves lui ont donné le goût de la parole malgré tout, et à chaque bribe de sa vie d'avant qu'il me confiait je l'aimais un peu plus, c'est sans doute idiot mais c'est ainsi.'
Annecy, Le lac bleu peint par Paul Cézanne en 1896
Impressions
Derrière cette apparence modeste, cet air de rien, ce format chétif d'à peine plus de 100 pages, avec une couverture pastel neutre caractéristique de cet éditeur (Sabine Wespieser), se cache un texte bouleversant, vibrant, un magnifique mouvement musical porté par une soliste qui monologue.
Un monologue sans pause, le temps d'un trajet amené à logiquement se clore par l'Intermezzo numéro 2 de Brahms.
Le flot de pensées est celui d'une femme douloureusement triste mais pas effondrée, oscillant entre la tentation de renoncer à jouer Brahms et celui d'au contraire faire ce dernier hommage à James...
[…] l'idée qu'on enferme définitivement ce visage dans le noir m'est insupportable, lui qui n'était que lumière […]
Elle livre ses pensées les plus profondes,l'attente et l'adoration, l'illicite, le sexe, le déchirement, ses amours, sa tristesse d'avoir aussi perdu sa fille Laura….
"... personne ne sera là pour décrire son visage quand il jouissait, cette main qu'il posait sur ma joue avec une tendresse infinie, une tendresse dont lui seul était capable, car elle n'était pas de ce monde."
En miroir de sa relation, elle évoque la liaison* de 13 ans débutées en 1947 entre Lady Edwina Mountbatten et le premier ministre indien Jawaharlal Nehru, le père de la nation indienne (''At the stroke of the midnight hour when the world sleeps, India will awake to life and freedom.')
"faute d'avoir le courage de mettre fin à notre relation, combien de tentatives avons-nous faites pour échapper à cet amour trop grand pour nous ? "
D'une traite, un faisceau de sensations et d'émotions, avec peu de points et encore moins de paragraphes.
Magnifique solo musical du verbe. De la complexité de sentiments. Avec subtilité mais sans minauderies. Avec émotion mais sans pathos.
Un monologue sans pause, le temps d'un trajet amené à logiquement se clore par l'Intermezzo numéro 2 de Brahms.
Le flot de pensées est celui d'une femme douloureusement triste mais pas effondrée, oscillant entre la tentation de renoncer à jouer Brahms et celui d'au contraire faire ce dernier hommage à James...
[…] l'idée qu'on enferme définitivement ce visage dans le noir m'est insupportable, lui qui n'était que lumière […]
Elle livre ses pensées les plus profondes,l'attente et l'adoration, l'illicite, le sexe, le déchirement, ses amours, sa tristesse d'avoir aussi perdu sa fille Laura….
"... personne ne sera là pour décrire son visage quand il jouissait, cette main qu'il posait sur ma joue avec une tendresse infinie, une tendresse dont lui seul était capable, car elle n'était pas de ce monde."
En miroir de sa relation, elle évoque la liaison* de 13 ans débutées en 1947 entre Lady Edwina Mountbatten et le premier ministre indien Jawaharlal Nehru, le père de la nation indienne (''At the stroke of the midnight hour when the world sleeps, India will awake to life and freedom.')
Lord and Lady Mountbatten with Indian Prime Minister Jawaharlal Nehru
"faute d'avoir le courage de mettre fin à notre relation, combien de tentatives avons-nous faites pour échapper à cet amour trop grand pour nous ? "
D'une traite, un faisceau de sensations et d'émotions, avec peu de points et encore moins de paragraphes.
Magnifique solo musical du verbe. De la complexité de sentiments. Avec subtilité mais sans minauderies. Avec émotion mais sans pathos.
* Film "Indian Summer", avec Hugh Grant & Cate Blanchett en tant que Lord et Lady Mountbatten.
samedi 3 novembre 2018
341: 'Le musée du silence' de Yôko Ogawa
Genre : Chut !
Histoire
Impressions
Les descriptions sont méticuleuses, la narration aussi.
Des objets répertoriés avec méthode, précaution.
Des échantillons biologiques observés au microscope, cadeau du frère du muséographe.
L'écriture est subtile, empreinte de poésie.
C'est un récit à lire en prenant son temps, sans bousculer le rythme.
L'art du non dit est maîtrisé, les sentiments sont esquissés en ombre chinoise.
L'ambiance générale est étrange, voire oppressante.
Derrière l'apparence quelconque du village et des ses habitants, règne une atmosphère surnaturelle, de monde parallèle hors de la société, et de dangers aussi sous-jacents, à l'image de cet attentat et du meurtre d'une femme qui restent impunis...
Le décor contribue à cette ambiance :
- le village est anonyme, sans particularité géographique, où le paiement des impôts est régi par la taille des oreilles ...
- un manoir aux pièces labyrinthiques, retiré du monde citadin...
- le monastère des prédicateurs du silence - encore le silence- atteint après avoir traversé en barque un marais aux eaux vertes...
"Il y a très longtemps, ces trous étaient utilisés pour faire le tri des contribuables. On pensait que le corps s'arrêtait un jour de grandir, mais que les os des oreilles continuaient toute la vie à se développer. C'est pourquoi ceux qui arrivaient à glisser leur oreille dans ces trous et entendre les bruits au travers n'étaient pas encore obligés de payer l'impôt. "
Le bizarre habite les personnages, la vieille dame bien sûr mais aussi la jeune fille qui assiste le muséographe.
Comme chez Murakami, un de mes auteurs favoris, la frontière entre réel et irréel est ténue, floue.
Et l’atmosphère s'appesantit au fil du récit...
Des objets répertoriés avec méthode, précaution.
Des échantillons biologiques observés au microscope, cadeau du frère du muséographe.
L'écriture est subtile, empreinte de poésie.
C'est un récit à lire en prenant son temps, sans bousculer le rythme.
L'art du non dit est maîtrisé, les sentiments sont esquissés en ombre chinoise.
L'ambiance générale est étrange, voire oppressante.
Derrière l'apparence quelconque du village et des ses habitants, règne une atmosphère surnaturelle, de monde parallèle hors de la société, et de dangers aussi sous-jacents, à l'image de cet attentat et du meurtre d'une femme qui restent impunis...
Le décor contribue à cette ambiance :
- le village est anonyme, sans particularité géographique, où le paiement des impôts est régi par la taille des oreilles ...
- un manoir aux pièces labyrinthiques, retiré du monde citadin...
- le monastère des prédicateurs du silence - encore le silence- atteint après avoir traversé en barque un marais aux eaux vertes...
"Il y a très longtemps, ces trous étaient utilisés pour faire le tri des contribuables. On pensait que le corps s'arrêtait un jour de grandir, mais que les os des oreilles continuaient toute la vie à se développer. C'est pourquoi ceux qui arrivaient à glisser leur oreille dans ces trous et entendre les bruits au travers n'étaient pas encore obligés de payer l'impôt. "
Le bizarre habite les personnages, la vieille dame bien sûr mais aussi la jeune fille qui assiste le muséographe.
Comme chez Murakami, un de mes auteurs favoris, la frontière entre réel et irréel est ténue, floue.
Et l’atmosphère s'appesantit au fil du récit...
Sur le thème de la transmission. Un roman envoûtant, poétique. A déguster.
340: 'Menace sur nos libertés : Comment Internet nous espionne, comment résister' de Julian Assange
Genre : 'Ce livre est un cri d'alarme'
Histoire
Ce dialogue en forme d’avertissement entre Julian Assange et trois amis, Jérémie Zimmermann, Jacob Appelbaum, Andy Müller-Maguhn, spécialistes des nouveaux médias, militants pour un Internet libre, nous ouvre les yeux sur les dangers à exposer nos vies via Internet et nos téléphones portables, et nous donne les moyens pour résister.
Impressions
Dialogue assez ouvert entre ces 4 experts, mais un échange structuré en chapitres comme la 'militarisation du cyberespace', 'Espionnage par le secteur privé', 'Censure'.
Les échanges sont volontairement rendus accessibles aux non-experts mais il faut reconnaître qu'ils font référence à des nombreuses technologies (projet Tor par exemple) ou affaires politico-judiciaires qui rendent moins cette discussion accessible (presque 50 pages de notes à la fin du livre avec de nombreuses références).
Ils donnent des exemples précis, et explicitent clairement par exemple la technologie de surveillance stratégique où '10 millions de dollars suffisent à acheter une unité où stocker définitivement les interceptions massives d'un pays de taille moyenne.'...
Appels téléphoniques, SMS, chats, forums, Google, Facebook circulent sans aucune protection (pas de cryptage), et peuvent donc être interceptées par tous types d’organisations : entreprises privées, États, services secrets. Le marché de la vente de systèmes de surveillance des données « récoltées » sur Internet est en croissance exponentielle depuis que le concept de « cloud space » s’est imposé.
« Google sait avec qui tu communiques, qui tu connais, ce que tu recherches, il connaît éventuellement ton orientation sexuelle et tes croyances religieuses et philosophiques. »
A travers un simple paiement par carte VISA, nous laissons une traçabilité sur nos habitudes. Ces renseignements vont toujours aux USA car tous les systèmes y aboutissent.
Les échanges sont volontairement rendus accessibles aux non-experts mais il faut reconnaître qu'ils font référence à des nombreuses technologies (projet Tor par exemple) ou affaires politico-judiciaires qui rendent moins cette discussion accessible (presque 50 pages de notes à la fin du livre avec de nombreuses références).
Ils donnent des exemples précis, et explicitent clairement par exemple la technologie de surveillance stratégique où '10 millions de dollars suffisent à acheter une unité où stocker définitivement les interceptions massives d'un pays de taille moyenne.'...
Appels téléphoniques, SMS, chats, forums, Google, Facebook circulent sans aucune protection (pas de cryptage), et peuvent donc être interceptées par tous types d’organisations : entreprises privées, États, services secrets. Le marché de la vente de systèmes de surveillance des données « récoltées » sur Internet est en croissance exponentielle depuis que le concept de « cloud space » s’est imposé.
« Google sait avec qui tu communiques, qui tu connais, ce que tu recherches, il connaît éventuellement ton orientation sexuelle et tes croyances religieuses et philosophiques. »
A travers un simple paiement par carte VISA, nous laissons une traçabilité sur nos habitudes. Ces renseignements vont toujours aux USA car tous les systèmes y aboutissent.
« Le fait que la cryptographie soit soumise à régulation est intéressante. Il y a l'Arrangement de Wassenaar, d'application internationale, c'est-à-dire qu'on n'a pas le droit d'exporter de technologies de cryptage vers les pays déclarés "mal intentionnés" ou, pour une raison ou une autre, problématiques, ce qui va dans le sens de la protection contre la technologie de surveillance.
Mais si tu vends du matériel de surveillance, tu peux vendre ces technologies à l'étranger [...]
Et même si l'on a affaire à des pays mal intentionnés et qu'on leur fournit du matériel de surveillance pour faire de vilaines choses, on en tirera profit, parce qu'on apprendra ce qu'ils écoutent, ce qu'ils redoutent, ou qui sont les principaux opposants au gouvernement du pays [...]
Mais si tu vends du matériel de surveillance, tu peux vendre ces technologies à l'étranger [...]
Et même si l'on a affaire à des pays mal intentionnés et qu'on leur fournit du matériel de surveillance pour faire de vilaines choses, on en tirera profit, parce qu'on apprendra ce qu'ils écoutent, ce qu'ils redoutent, ou qui sont les principaux opposants au gouvernement du pays [...]
Un livre d'éveil aux menaces, voire aux mises à mal déjà effectives, de nos libertés politiques et individuelles. Mise en garde incontestable, même si le personnage de Julian Assange est plus ambigu.
jeudi 1 novembre 2018
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Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)
- 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
- 'Charlotte' de David Foenkinos
- 'Crime et châtiment' de Dostoievski
- 'Kite runner' de Khaled Hosseini
- 'La joueuse de go" de Shan Sa
- 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
- 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
- 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
- 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
- "1984" de George Orwell
- "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
- "Candide" de Voltaire
- "En attendant Godot" de Samuel Beckett
- "Fanrenheit 451" de Bradbury
- "L'écume des jours" de Boris Vian
- "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
- "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
- "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
- "La métamorphose" de Kafka
- "La vie devant soi" de Romain Gary
- "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
- "Le parfum" de Patrick Suskind
- "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
- "Le rouge et le noir" de Stendhal
- "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
- "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
- "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
- "Malevil" de Robert Merle
- "Mr Vertigo" de Paul Auster
- "Sur la route" de Jack Kerouac
- à suivre
- L'univers de Haruki Murakami
- Les contes d'Alessandra Barrico
- Les polars de Fréd Vargas
- Les romans de Sepulveda
- Les romans de Yasunari Kawabata
Grand Canyon







