Genre : Aventure du héros Eraste Pétrovitch Fandorine, mélange de Sherlock Holmes, James Bond et chronique des mœurs japonaises dans un cadre historique russo-japonais.
Selon la 4ième de couverture, Boris Akounine est le plus grand auteur best-seller en langue russe contemporain. J’avoue que je n’avais jamais entendu son nom avant la lecture de cet ouvrage glané à la bibliothèque du travail…
Cette lacune est désormais comblée, et j’ai butiné les 707 pages de "L’attrapeur de libellules".
2 parties :
1- « Le Haïku », Japon 1905, suivi de
2- « Entre les lignes », Japon 1878
De février 1904 à septembre 1905, s’est déroulée la Guerre russo-japonaise, choc entre 2 impérialismes. Fandorine est chargé de la protection du réseau de chemins de fers russes. Le Transsibérien, cœur névralgique du ravitaillement des troupes russes d’extrême Orient est victime d’un sabotage. Commence alors une course poursuite effrénée entre Fandorine chargé de l’enquête et un ennemi rusé et diabolique, l’ "Acrobate", aux méthodes qui rappellent l’art de la guerre des Ninjas.
Et justement, c’est là le lien avec la deuxième partie, puisque Fandorine est familier de la culture japonaise ayant occupé le poste de vice-consul de Russie en 1878 à Yokahoma. Là encore Fandorine s’acharnera à démêler les fils d’un complot où le premier ministre japonais a été assassiné par des fanatiques. Cette enquête l’amènera en particulier à découvrir la science de l’amour, le joujutsu, tout un programme similaire à la carte du tendre….
Un extrait choisi où devisent Fandorine et un japonais:
« Toutes les conquêtes européennes en Afrique et en Asie seront de courte durée. Dans cinquante ans, cent au maximum, il ne restera plus de colonies. [...]
... quand ils commenceront à se sentir à l'étroit, les Chinois montreront au monde ce qu'est une vraie conquête. [...] Et, progressivement, tout le monde deviendra chinois, dût cela prendre plusieurs générations.
[...]
Un jour il y a aura les Etats-Unis du Monde [...]
- J'en doute. [...] ils manquent de patience. »
Espionnage politico-financier, histoire d’amour raffinée, fresque historique, enquête à la Sherlock Holmes, aventure voyageuse au rythme endiablé, voilà bien de nombreux ingrédients qui donnent de la matière à ce roman.
Lecture plaisante mais moins prenante qu’un Millenium ou un Hillerman.
Un blog calepin pour y noter mes impressions de lectures et de voyages ou de randonnées à travers quelques clichés photographiques.
lundi 5 juillet 2010
lundi 7 juin 2010
27ième chronique: "Le monde du bout du monde", de Luis Sepulveda
Genre : fable initiatique et enquête fabuleuse sur fond d'écologie et auto-bibliographie
D’abord une première partie, réelle ou rêvée ? Un jeune chilien de 16 ans –l’auteur adolescent- voyage seul jusqu’à l’extrême sud du continent américain en quête des chasseurs de baleine. Sur les pistes de « Moby Dick », son périple l’entraîne de bateau en bateau jusqu’à assister à la capture et au dépeçage d’une baleine par « Le Basque » et ses coéquipiers. Grand moment de désillusion face au massacre de ce géant…
La seconde partie du roman, la plus importante, nous ramène vers ces contrées extrêmes de Patagonie mais cette fois-ci pour enquêter sur l’énigmatique naufrage d’un baleinier japonais, et cette fois-ci en compagnie de l’auteur devenu journaliste d’une revue écologiste proche de Greenpeace. C’est alors un défenseur mystérieux des baleines, le capitaine Nielssen, que rejoindra l’auteur, pour une navigation à travers les eaux du Cap Horn et les légendes de pirates et d’indiens. Au bout du voyage, un dénouement en forme de fable…
Un roman perdu au bout du monde, entre manifeste militant qui dénonce le pillage du monde animal et végétal (le déboisement des forêts est également évoqué) et une description poétique de ces contrées arctiques légendaires (‘Terre de Feu’, ‘Cap Horn’, ...) aux personnages rudes et mythiques.
Deuxième roman de cet auteur dont j’apprécie à nouveau la plume et la richesse des histoires liées au riche parcours de Luis Sepúlveda. Exilé du Chili en Équateur, au Pérou ou en Colombie et désormais habitant de Hambourg, il exerce à la fois la profession de journalisme et d’écrivain.
Un roman épique qui vous insuffle l’envie de voyager, l’envie de participer à la protection de notre patrimoine naturelle, et aussi plus prosaïquement... l'envie d’aller à la bibliothèque du bout du monde emprunter un autre ouvrage de Luis Sepulveda…
D’abord une première partie, réelle ou rêvée ? Un jeune chilien de 16 ans –l’auteur adolescent- voyage seul jusqu’à l’extrême sud du continent américain en quête des chasseurs de baleine. Sur les pistes de « Moby Dick », son périple l’entraîne de bateau en bateau jusqu’à assister à la capture et au dépeçage d’une baleine par « Le Basque » et ses coéquipiers. Grand moment de désillusion face au massacre de ce géant…
La seconde partie du roman, la plus importante, nous ramène vers ces contrées extrêmes de Patagonie mais cette fois-ci pour enquêter sur l’énigmatique naufrage d’un baleinier japonais, et cette fois-ci en compagnie de l’auteur devenu journaliste d’une revue écologiste proche de Greenpeace. C’est alors un défenseur mystérieux des baleines, le capitaine Nielssen, que rejoindra l’auteur, pour une navigation à travers les eaux du Cap Horn et les légendes de pirates et d’indiens. Au bout du voyage, un dénouement en forme de fable…
Un roman perdu au bout du monde, entre manifeste militant qui dénonce le pillage du monde animal et végétal (le déboisement des forêts est également évoqué) et une description poétique de ces contrées arctiques légendaires (‘Terre de Feu’, ‘Cap Horn’, ...) aux personnages rudes et mythiques.
Deuxième roman de cet auteur dont j’apprécie à nouveau la plume et la richesse des histoires liées au riche parcours de Luis Sepúlveda. Exilé du Chili en Équateur, au Pérou ou en Colombie et désormais habitant de Hambourg, il exerce à la fois la profession de journalisme et d’écrivain.
Un roman épique qui vous insuffle l’envie de voyager, l’envie de participer à la protection de notre patrimoine naturelle, et aussi plus prosaïquement... l'envie d’aller à la bibliothèque du bout du monde emprunter un autre ouvrage de Luis Sepulveda…
mardi 11 mai 2010
26ième chronique: "Avec tes mains", de Ahmed Kalouaz
Genre: dialogue posthume à son père
Dernier roman du concours interCE Alice.
L'auteur tente de reconstituer la vie de son père par chapitre de 10 ans étalés entre 1932 et 2002, et décrit avec sobriété le destin d'un de ces nombreux algériens de la première vague d'immigration qui a quitté son douar pour tenter de gagner sa vie en France avec la force de son corps et de ses mains.
Sans complaisance, il explique la rudesse, le peu d'affectif et l'incapacité de communiquer de son père par son passé rude.
Sans complaisance, il peint la désillusion de cette génération courageuse et honnête victime du mépris et du racisme, "trabajo mauro", "travail d'arabe".
Sans complaisance il évoque la montée en puissance du fanatisme religieux et la violence des banlieues des jeunes de 3ième génération et cette incompréhension entre générations. "Votre génération et la nôtre ne se croisent jamais sur ces sentiers, nous vous laissons aller au bout de votre voyage sans vous inviter à alléger vos souvenirs."
Un livre sensible, triste et assez douloureux. C'est très personnel mais à la différence de "La Mort de ma mère", l'auteur ajoute à cet hommage posthume une fresque historique de la période coloniale et postcoloniale de l’Algérie et de ses hommes déracinés.
Une vidéo avec l'auteur sur son roman: Prix Littéraire des Lycéens 2010
Dernier roman du concours interCE Alice.
L'auteur tente de reconstituer la vie de son père par chapitre de 10 ans étalés entre 1932 et 2002, et décrit avec sobriété le destin d'un de ces nombreux algériens de la première vague d'immigration qui a quitté son douar pour tenter de gagner sa vie en France avec la force de son corps et de ses mains.
Sans complaisance, il explique la rudesse, le peu d'affectif et l'incapacité de communiquer de son père par son passé rude.
Sans complaisance, il peint la désillusion de cette génération courageuse et honnête victime du mépris et du racisme, "trabajo mauro", "travail d'arabe".
Sans complaisance il évoque la montée en puissance du fanatisme religieux et la violence des banlieues des jeunes de 3ième génération et cette incompréhension entre générations. "Votre génération et la nôtre ne se croisent jamais sur ces sentiers, nous vous laissons aller au bout de votre voyage sans vous inviter à alléger vos souvenirs."
Un livre sensible, triste et assez douloureux. C'est très personnel mais à la différence de "La Mort de ma mère", l'auteur ajoute à cet hommage posthume une fresque historique de la période coloniale et postcoloniale de l’Algérie et de ses hommes déracinés.
Une vidéo avec l'auteur sur son roman: Prix Littéraire des Lycéens 2010
25ième chronique: "Le libraire" de Régis de Sa Moreira
Genre: libraire givré comme un iceberg
Une succession de saynètes, avec pour unité de lieu les 2 étages de la librairie, entrecoupées du poudoupoudoupoudou de la porte lors de l'entrée et sortie des clients, et où peu à peu le lecteur découvre un personnage atypique.
Un libraire insolite, esseulé, ayant perdu ses amis et les 3 femmes de sa vie, harcelé de phobies (la troisième heure de l'après-midi, les couples, ...) mais avant tout éperdument amoureux des livres: "Il commença à lire, commença à sourire, et les trois livres, telles trois ombres dans l'esprit du libraire, disparurent."
C'est drôle : le sketch des visites récurrentes des témoins de Jéhovah, les phrases extraites de méthodes de langues étrangères utilisées en armes pour éloigner les clients importuns...
A l'écriture enlevé.
Et émaillé de visites improbables empreintes de poésie : un dalaï-lama, une femme noire à la faux...
Cela tend parfois vers le théâtre de l'absurde, un peu à la Godot.
Petit bémol de poudoupoudoupoudou: je n'ai saisi ni le sens de prologue, ni celui de l'épilogue mais surement "Il y a beaucoup de choses à apprendre des icebergs..."
Préféré à "Mari et Femme".
Coup de cœur. A mettre en toutes les mains et à savourer en sirotant une tisane avec un libraire.
Une succession de saynètes, avec pour unité de lieu les 2 étages de la librairie, entrecoupées du poudoupoudoupoudou de la porte lors de l'entrée et sortie des clients, et où peu à peu le lecteur découvre un personnage atypique.
Un libraire insolite, esseulé, ayant perdu ses amis et les 3 femmes de sa vie, harcelé de phobies (la troisième heure de l'après-midi, les couples, ...) mais avant tout éperdument amoureux des livres: "Il commença à lire, commença à sourire, et les trois livres, telles trois ombres dans l'esprit du libraire, disparurent."
C'est drôle : le sketch des visites récurrentes des témoins de Jéhovah, les phrases extraites de méthodes de langues étrangères utilisées en armes pour éloigner les clients importuns...
A l'écriture enlevé.
Et émaillé de visites improbables empreintes de poésie : un dalaï-lama, une femme noire à la faux...
Cela tend parfois vers le théâtre de l'absurde, un peu à la Godot.
Petit bémol de poudoupoudoupoudou: je n'ai saisi ni le sens de prologue, ni celui de l'épilogue mais surement "Il y a beaucoup de choses à apprendre des icebergs..."
Préféré à "Mari et Femme".
Coup de cœur. A mettre en toutes les mains et à savourer en sirotant une tisane avec un libraire.
samedi 8 mai 2010
Il n'y a pas de quoi fouetter un chat, et c'est tant mieux.
Pourquoi le pelage des chats est-il si doux ? Et justement là, sous le cou ou sur le sommet du crâne, là où le plaisir des chats déclenche la machine à ronronner ?
Indifférente à ces interrogations futiles, tu te prélasses sur le canapé, ronfles parfois, somnoles nonchalamment, bailles sans complexe. Très loin de toi le stress inconsistant des hommes, leurs soucis terrestres. Tu t’étires sur le dos avant de te rouler en pelote tel un hérisson. Quelle frénésie !

L’expression ‘jouer à chat’ m’intrigue aussi. A part quelques moments d’égarement où tu t’agites derrière une ficelle ou poursuis une balle en mouvement, tu cours, poursuis avec parcimonie. Tu t’économises avec ces périodes de siestes que j'envie parfois. C’est l’âge, pourrait-on dire. En effet l’application d’un facteur multiplicateur arbitraire (7 ? 8 ?...) à tes années (hypothétiques…) force le respect. Mais il me semble que vous les chats quittez vite l’enfance joueuse et chahuteuse des chatons.
Autre énigme. Pourquoi toujours cette recherche d’un tissu, d’une étoffe, d’une couverture la plus soyeuse, la plus douce, pour entreprendre la sieste ? Le contact n’est-il pas faussé par votre pelage ?

Allez, trop d’interrogations. J'ai d'autres chats à fouetter, je leur donne ma langue.
24ième chronique: "Les Diamants de la guillotine" de Pierre Combescot
Genre: fresque historique.
L'histoire
Ce roman relate l'Histoire avec un grand H, les dernières années de l'Ancien Régime avant d'être renversé par la Révolution. Ce sont aussi les histoires avec des petits "h" qui ont toutes un rapport avec l'affaire du collier de la reine Marie-Antoinette. Cette arnaque impliqua en premier chef la Reine à qui les joailliers demandèrent à tort leur dû, et la principale victime de la "farce", le prince Louis de Rohan (ambassadeur avant de devenir cardinal puis Grand Aumônier de France). Autour gravite tout un essaim d'escrocs, d'espions, de femmes de petite vertu, de philosophes, d'aventuriers, d'abbés...
L'escroquerie est dirigée par la comtesse Jeanne de La Motte Valois, une aventurière prête à tout pour retrouver la position sociale à laquelle pourrait prétendre une descendante des Valois. La ficelle de l'arnaque est tellement grosse qu'elle semble tirée d'une comédie de Molière, et pourtant l'auteur montre avec élégance et brio l'aveuglement du prince de Rohan par son amour secret pour la souveraine.
De là à soutenir que cet événement précipita la chute de la noblesse, il n'y a qu'un pas que L'auteur semble franchir. Romance ou histoire, je laisse aux historiens le soin de débattre.
J'ai trouvé sur le net un interview très instructif de Pierre Combescot sur ce roman: lien vers INA
Mon avis
Certaines scènes sont drôles, le rythme est enlevé, le détail des scènes fait preuve d'une érudition remarquable. L'auteur décrit la cour et ses arrière-cours avec de tels précisions qu'il donne l'impression d'y avoir vécu.
En comparaison avec le roman de Jean Teulé, La Montespan, le langage est soutenu, les mœurs légères de l'époque sont décrits sans insistance (même si par exemple est raconté le peu d'intérêt du roi pour l'acte -il préfère la chasse, la gastronomie et la serrurerie- et la nécessité de lui expliquer la méthode...).
J'ai cependant dû m'accrocher à 2 ou 3 reprises pour poursuivre la lecture de ce roman.
Sans doute d'abord parce que le roman regorge de mots dont je connais pas le sens, pour beaucoup relatifs à des objets, vêtements, fonctions de cette époque. Au bout des 4 premières pages je dénombrais déjà 10 mots inconnus (cela s'est ensuite calmé)...
Ensuite, je pense que c'est surtout le foisonnement de personnages et de détails, comme en particulier les liens de noblesse qui les unissent, qui m'a un peu rebuté. Incontestablement, je ne suis pas un aficionado des arbres généalogiques des rois de France et d'Europe. (un arbre généalogique est inséré en fin d'ouvrage).
Au final un sentiment mitigé. Les critiques -souvent très élogieuses- trouvées sur le net font souvent référence à "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig. Je vais m'empresser de le lire.
L'histoire
Ce roman relate l'Histoire avec un grand H, les dernières années de l'Ancien Régime avant d'être renversé par la Révolution. Ce sont aussi les histoires avec des petits "h" qui ont toutes un rapport avec l'affaire du collier de la reine Marie-Antoinette. Cette arnaque impliqua en premier chef la Reine à qui les joailliers demandèrent à tort leur dû, et la principale victime de la "farce", le prince Louis de Rohan (ambassadeur avant de devenir cardinal puis Grand Aumônier de France). Autour gravite tout un essaim d'escrocs, d'espions, de femmes de petite vertu, de philosophes, d'aventuriers, d'abbés...
L'escroquerie est dirigée par la comtesse Jeanne de La Motte Valois, une aventurière prête à tout pour retrouver la position sociale à laquelle pourrait prétendre une descendante des Valois. La ficelle de l'arnaque est tellement grosse qu'elle semble tirée d'une comédie de Molière, et pourtant l'auteur montre avec élégance et brio l'aveuglement du prince de Rohan par son amour secret pour la souveraine.
De là à soutenir que cet événement précipita la chute de la noblesse, il n'y a qu'un pas que L'auteur semble franchir. Romance ou histoire, je laisse aux historiens le soin de débattre.
J'ai trouvé sur le net un interview très instructif de Pierre Combescot sur ce roman: lien vers INA
Mon avis
Certaines scènes sont drôles, le rythme est enlevé, le détail des scènes fait preuve d'une érudition remarquable. L'auteur décrit la cour et ses arrière-cours avec de tels précisions qu'il donne l'impression d'y avoir vécu.
En comparaison avec le roman de Jean Teulé, La Montespan, le langage est soutenu, les mœurs légères de l'époque sont décrits sans insistance (même si par exemple est raconté le peu d'intérêt du roi pour l'acte -il préfère la chasse, la gastronomie et la serrurerie- et la nécessité de lui expliquer la méthode...).
J'ai cependant dû m'accrocher à 2 ou 3 reprises pour poursuivre la lecture de ce roman.
Sans doute d'abord parce que le roman regorge de mots dont je connais pas le sens, pour beaucoup relatifs à des objets, vêtements, fonctions de cette époque. Au bout des 4 premières pages je dénombrais déjà 10 mots inconnus (cela s'est ensuite calmé)...
Ensuite, je pense que c'est surtout le foisonnement de personnages et de détails, comme en particulier les liens de noblesse qui les unissent, qui m'a un peu rebuté. Incontestablement, je ne suis pas un aficionado des arbres généalogiques des rois de France et d'Europe. (un arbre généalogique est inséré en fin d'ouvrage).
Au final un sentiment mitigé. Les critiques -souvent très élogieuses- trouvées sur le net font souvent référence à "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig. Je vais m'empresser de le lire.
23ième chronique: "La mort de ma mère", de Xavier Houssin
Genre: chagrin nécrologique.
L'histoire
Œuvre biographique, Xavier Houssin raconte la fin de la vie de sa mère qui s’achève dans une chambre d’hôpital où son fils unique veillera à son chevet jusqu'au dernier souffle. Au récit du présent relativement prosaïque et banal –Samu, hôpital, funérailles…- s’insère la réminiscence des événements passés. Des souvenirs qui peignent un lien fusionnel entre l’auteur et sa mère à travers une histoire assez originale, où en particulier transparaît le portrait d’une femme de caractère, professeur de maths, qui s’est engagée dans l’armée et est partie pour l’Indochine où elle a rencontré un officier, François, le père de l’auteur.
Mon avis
L’écriture est juste, simple, sans lyrisme, les souvenirs de cette famille du Nord ont personnellement fait vibrer quelques fibres de mes origines, et le chagrin traduit dans cette centaine de pages a inévitablement ravivé mes propres tristesses ressenties vis-à-vis des proches disparus.
Maintenant chacun d’entre nous aurait matière à raconter sa douleur éprouvée à l’occasion de la mort d’un membre de sa famille ou d'un ami. Pour beaucoup sûrement avec une plume moins habile, mais au final, la singularité de l’écriture et du témoignage de l’auteur n’ont pas justifié à mon goût la publication publique de son message d’amour.
Avis donc partagé entre un sentiment de banalité et un témoignage émouvant.
L'histoire
Œuvre biographique, Xavier Houssin raconte la fin de la vie de sa mère qui s’achève dans une chambre d’hôpital où son fils unique veillera à son chevet jusqu'au dernier souffle. Au récit du présent relativement prosaïque et banal –Samu, hôpital, funérailles…- s’insère la réminiscence des événements passés. Des souvenirs qui peignent un lien fusionnel entre l’auteur et sa mère à travers une histoire assez originale, où en particulier transparaît le portrait d’une femme de caractère, professeur de maths, qui s’est engagée dans l’armée et est partie pour l’Indochine où elle a rencontré un officier, François, le père de l’auteur.
Mon avis
L’écriture est juste, simple, sans lyrisme, les souvenirs de cette famille du Nord ont personnellement fait vibrer quelques fibres de mes origines, et le chagrin traduit dans cette centaine de pages a inévitablement ravivé mes propres tristesses ressenties vis-à-vis des proches disparus.
Maintenant chacun d’entre nous aurait matière à raconter sa douleur éprouvée à l’occasion de la mort d’un membre de sa famille ou d'un ami. Pour beaucoup sûrement avec une plume moins habile, mais au final, la singularité de l’écriture et du témoignage de l’auteur n’ont pas justifié à mon goût la publication publique de son message d’amour.
Avis donc partagé entre un sentiment de banalité et un témoignage émouvant.
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Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)
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- 'Charlotte' de David Foenkinos
- 'Crime et châtiment' de Dostoievski
- 'Kite runner' de Khaled Hosseini
- 'La joueuse de go" de Shan Sa
- 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
- 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
- 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
- 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
- "1984" de George Orwell
- "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
- "Candide" de Voltaire
- "En attendant Godot" de Samuel Beckett
- "Fanrenheit 451" de Bradbury
- "L'écume des jours" de Boris Vian
- "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
- "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
- "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
- "La métamorphose" de Kafka
- "La vie devant soi" de Romain Gary
- "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
- "Le parfum" de Patrick Suskind
- "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
- "Le rouge et le noir" de Stendhal
- "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
- "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
- "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
- "Malevil" de Robert Merle
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- "Sur la route" de Jack Kerouac
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- Les polars de Fréd Vargas
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