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Liste par auteurs & titres dans Kronik list

samedi 10 janvier 2026

620! "Chine, l'âge des ambitions" de Evan OSNOS

Genre : portrait de la Chine contemporaine et complexe

Histoire
Durant les nombreuses années qu'il a passées en Chine, Evan Osnos, lauréat du prix Pulitzer, a été le témoin des profonds changements politiques, économiques et culturels qui s'y sont déroulés. Couronné par le National Book Award 2014, il décrit dans ce récit fascinant la collision entre la montée de l'individualisme et la lutte du Parti communiste pour reprendre le contrôle. 


Impressions
Selon le Guardian, « L'un des meilleurs livres sur les complexités de la Chine moderne. » T

Ce que j'ai particulièrement apprécié réside dans ces rencontres avec des Chinois qui illustrent les différents thèmes abordés par ce portrait.
Ainsi dans 'un choeur de solistes', l'auteur décrit les conséquences du Web en Chine où de très nombreux internautes parviennent à franchir la Grande Muraille électronique pour accéder au monde extérieur. Evan cite Shi Tao envoyé en prison pour avoir dévoilé les instructions de censure adressées aux salles de rédaction par le Département Central de la Propagande. Mais il rencontre Han Han qui n'est pas un dissident, mais à l'image de ses activités doubles d'écrivain, blogueurs et pilote de course, il navigue dans l'ambiguïté et se permet tout de même des critiques du Parti.





V

mercredi 7 janvier 2026

619: 'Retour à Birkenau' de Ginette KOLINKA

Genre : n° 78 599

Histoire
Avec l'aide de la journaliste Marion Ruggieri, Ginette Kolinka  donne un témoignage sur son incarcération dans le camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 avec son père, son petit frère et son neveu, elle sera la seule de sa famille à revenir du camp de la mort. 

Impressions
Récit concis, parole empreinte de modestie, sans pathos.
Pas de détails trop longs ni superflus, comme si elle avait voulu nous dire son histoire mais avec l'humilité de celle qui y a survécu, sans s'apitoyer et sans fioriture.

Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. 
Les coups, le froid, la haine.
Le corps et la honte de la nudité. 
Les toilettes de ciment et de terre battue. 
La déshumanisation.

"Jusqu'ici nous étions encore des êtres humains.
Nous ne sommes plus rien."

Les victimes des douches au Zyklon B
"Des années après ce premier voyage, pour les 70 ans de la libération d’Auschwitz, un rescapé des Sonderkommandos est là, qui nous raconte : les corps agrippés les uns aux autres, les plus costauds grimpés sur les plus chétifs, contre les murs, qui pensent qu’ils seront sauvés là-haut. Et une fois qu’on a retiré tous les cadavres pour laver le sol : le sang, les excréments, les bouts de peaux déchirés...Et pendant ce temps-là, pendant vingt-cinq minutes, vous en aviez qui jetaient les granules, qui observaient...Non, ce n’est pas possible. Pour moi, c’est trop. Ce n’est pas humain."


Les corps brûlés...
"Marceline avait raison : le bloc 27 n'est pas loin des rails. mais j'ignorais qu'il était aussi près des chambres à gaz. L'endroit était camouflé et nous n'avions pas le droit de nous en approcher. On voyait sortir la fumée. L'odeur, je crois, fait partie des souvenirs communs à tous les déportés : un mélange de chair brûlée, mais ça on ne le savait pas et de crasse."


La faim surtout.
Et, une fois libérée, lors de son premier diagnostic par un médecin...
"Sur la balance, l'aiguille tremble, se stabilise : 26 kilos. J'ai 20 ans.
Je serai malade pendant trois ans, et la nourriture sera ma seule obsession."

Parfois, la fraternité.

Dans le convoi qui l'emmène à Birkenau, se trouvent aussi deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie - Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva.

Ce qui est surprenant est pendant très longtemps, Ginette n’a rien dit de ces mois passés à Birkenau en 1944, ni de son passage à Bergen-Belsen ou de son travail à l’usine de Raguhn, en Allemagne. Ni à sa mère, ni à ses sœurs, qui n’ont pas été déportées et qu’elle a retrouvées à Paris à son retour des camps. Elle avait alors 20 ans et pesait 26 kilos. Elle n’a rien dit non plus à son mari, à son fils, à ses amis...

"A cette époque, je n'éprouve pas le besoin de parler, ni à ma famille, ni aux amis. Et quand on me demande comment ça s'est passé là-bas, je réponds : "Si un jour j'ai un enfant et qu3 ça recommence, je l'étrangle de mes propres mains." Et je le pense."

Jusqu’aux années 2000, où l’Union des Déportés d’Auschwitz lui demande de remplacer un de ses membres pour accompagner un groupe scolaire à Birkenau. Depuis elle n’a plus cessé de parler. Dans les lycées, les collèges, les écoles primaires…

Enfin, ce qui m'inquiète le plus est sa conclusion. A l'image de l'amnésie, voire du déni de plus en plus répandu dans nos sociétés malades...
"Moi-même, je le raconte, je le vois, et je me dis que ce n'est pas possible d'avoir survécu à ça. Je vois et je sens.
Mais vous, qu'est-ce que vous voyez ?"

Un témoignage concis et humble. Bouleversant. Ginette Lolinka, passeuse de mémoire est centenaire en 2025; mais qui témoignera de l'inimaginable demain ?

vendredi 26 décembre 2025

618: 'L'enfant de Bruges' de Gilbert Sinoué

Genre : peinture de la peinture au 15ème siècle

Histoire
Bruges, 1441.
Arborant un air mystérieux, l'index posé sur les lèvres, Jan Van Eyck avait chuchoté : Petit, il faut savoir se taire, surtout si l'on sait.
Qui pouvait se douter alors que, derrière la recommandation du maître flamand, l'un des plus grands peintres de l'histoire de l'art, se cachait le Grand Secret ?
À travers les brumes de Flandre et la luminosité éclatante de la Toscane, un enfant de treize ans va se retrouver confronté à une effroyable conspiration. Un monde occulte, empli de ténèbres qu'il lui faudra affronter avec l'innocence pour toute arme.


Impressions
Fresque historique dans la Flandre du XVème Siècle (et un peu aussi à Florence).

Et c'est là l'attrait, la valeur ajoutée de ce roman.
Ainsi le lecteur assiste au quotidien de deux artistes prestigieux Lorenzo Ghiberti, à Florence et surtout Jan Van Eyck, à Bruges, côté Flandres, le père de l'enfant Jan, héro du récit.

Jan Van Eyck
L'homme au turban rouge, 1433 (autoportrait présumé de l'artiste)

Au cœur de l'intrigue, il est intéressant de savoir qu'avant Van Eyck, les peintres préparaient eux-mêmes leurs couleurs à base de pigments, des plantes, des minéraux. Ils les écrasaient finement avec du blanc d’œuf pour en faire une pâte. C'était la tempera à l’œuf. La matière séchait très vite ! On devait peindre rapidement et on ne pouvait reprendre une œuvre.
Le peintre flamand Jan Van Eyck aurait inventé ou au moins perfectionné une nouvelle technique picturale au début du XVe siècle : la peinture à l’huile. Il remplace l’œuf par de l’huile. La pâte prend plus de temps à sécher. Il a donc plus de temps et travaille avec plus de précision. Les couleurs à l’huile donnent une grande luminosité aux tableaux et permettent de travailler la transparence des couches.

Lorenzo Ghiberti
En 1401, après avoir emporté de justesse le concours de sélection face à Brunelleschi, le jeune orfèvre Lorenzo Ghiberti (1378-1455), alors âgé de 23 ans et inexpérimenté, est mandaté par la Calimala pour décorer les vantaux de la porte nord du Baptistère de Florence.

Autoportrait de Lorenzo Ghiberti sur la porte du Nord (1401-1423)

23 ans plus tard, nouveau contrat. En 1424, le sculpteur, alors âgé de 46 ans, se voit confier (exceptionnellement, sans concours préalable) la tâche de réaliser également la porte est. Ce n’est qu’en 1452, à 70 ans, qu’il accroche les derniers panneaux de bronze, la construction ayant duré 27 ans !

Un roman donc très érudit, où des personnages historiques interviennent ainsi que les grandes inventions, où les techniques de peinture sont décrites avec détails (couleurs, vernis, pinceaux, matériaux utilisés, etc.). Je ne résiste pas à retranscrire une partie du dialogue entre William Caxton (négociant, diplomate, traducteur et imprimeur anglais. Il est connu pour avoir été le premier à introduire une presse typographique dans son pays.) et Petrus Christus (peintre flamand)...
'La connaissance se répandra à travers le monde. Nul n'en sera privé. Tous, même mes plus humbles, accéderont à l'enrichissement de l'esprit.
[...]
-Croyez-vous vraiment que le vulgaire sera apte à comprendre ce qu'il lira ? Avez-vous bien réfléchi aux conséquences d'une prolifération non sélective du savoir ?"
Ils ne parlent évidemment pas d'Internet mais de l'avènement de l'imprimerie, mais ne pourrait-on pas avoir cette même interrogation ?...

En complément du thème de la peinture et de l'art,  ce roman intègre le thème de l'amour filial, la paternité en particulier avec sensibilité et finesse. A noter que les femmes sont quasiment absentes, à l'exception de la mère adoptive de Jan qui s'avère être une marâtre mal aimante et sa mère biologique qui ne fait qu'une apparition fugace à l'issue fatale.

Voici pour le côté face très positif de ce roman.

Côté revers, c'est moins attrayant. L'intrigue policière est peu captivante, assortie de rebondissements improbables. Les ingrédients du roman à suspense sont présents, conspirations, secrets, assassinats, menaces, mais la sauce ne prend vraiment pas.
Il n'est pas incontournable de proposer un page-turner, mais tout de même les ficelles sont un peu grosses et souvent les actions sont rocambolesques, et je ne suis pas du tout senti emporté par l'intrigue.

Rencontres enthousiasmantes avec les grands noms du 15ème siècle, mais la facette enquête n'est pas passionnante. 

lundi 22 décembre 2025

617: "Effondrement' de Jared Diamond

Genre : Essai

Histoire
Suite




Impressions
Récit .

8 facteurs environnementaux, processus par lesquels les sociétés anciennes ont causé leur propre perte en endommageant leur environnement:
1- déforestation et restructuration de l'habitat
2- Problèmes liés au sol (érosion, salinisation, perte de fertilité...)
3- gestion de l'eau
4- chasse excessive
5- pêche excessive
6- conséquences de l'introduction d'espèces allogènes parmi les espèces autochtones
7- croissance démographique
8- augmentation de l'impact humain par habitant 

Auxquels s'ajoutent 4 nouveaux facteurs créés par notre monde industriel
1- changement climatique crée par l'être humain
2- émission de produits chimiques toxiques dans l'environnement
3- pénuries d'énergie
4- utilisation maximale de la capacité photosynthétique de la terre.



V

dimanche 23 novembre 2025

616: 'Le syndrome de l'Orangerie' de Grégoire Bouillier

Genre : 

Histoire
En se rendant au musée de l’Orangerie, voici que, devant Les Nymphéas de Monet, l’auteur est pris d’une crise d’angoisse. Contre toute attente, les Grands Panneaux déclenchent chez lui un vrai malaise. 
Les Nymphéas de Monet cacheraient-ils un sombre secret ? Monet y aurait-il enterré quelque chose ou même quelqu’un ? Et pourquoi des nymphéas, d’abord ? Pourquoi Monet peignit-il les fleurs de son jardin jusqu’à l’obsession – au bas mot quatre cents fois pendant trente ans ?

Impressions
C'est une soi-disant enquête par l'agence Bmore & Investigation dirigée par l'auteur qui a au cette crise d'angoisse lors de la visite des 'Nymphéas'.




En réalité c'est un grand délire autour d'une hypothétique secret macabre renfermé par ces œuvres monumentales, prétexte à digressions, des pointes d'humour et des références sorties d'on ne sait où.

"Mais stop ! J'en ai terminé avec les développements personnels et autres digressions à n'en plus finir. A la fin, je me retrouve avec des bouquins de mille pages et c'est un problème pour les lecteurs, c'est un embarras pour les libraires, c'est un repoussoir pour les journalistes et côté ventes, n'en parlons pas."

'De toute façon, time is Monet.
Et ce n'est pas qu'un jeu de mots.'
Claude Monet and Camille Lefèvre, Nymphéas [Water Lilies] Gallery, first room, facing east wall,

Camille Lefèvre, Water Lilies Gallery Floorplan for the Orangerie des Tuileries, January 20, 1922, print, 33 4/5 x 61 in. (86 x 155 cm), Archives des musées nationaux, Paris [CP 64AJ 593]. 

"On dirait des bésicles. Des lorgnons. [...] Même les passages permettant de communiquer d'une salle à l'autres semblent le "nez" d'une monture de lunettes."

Les nuages [Clouds] (detail)

Le matin clair aux saules [Clear Morning with Willows] (detail), 

Dans toutes les digressions de l'auteur, j'ai évidemment retenu certaines références littéraires.
En dehors du délire autour du professeur Tournesol (qui serait un descendant de Rackham Le Rouge....) et des multiples citations d'Edgar Poe (dont Monet avaient les livres dans sa bibliothèque, bibliothèque d'ailleurs non visitable car le bâtiment est habité par un sénateur...), il cite un auteur chilien, Roberto Bolaño, que je ne connaissais pas 
Celui-ci a reçu en 1997 le prix le plus important de son pays, le Prix Herralde en 1998, et le Prix Romulo Gallegos, le plus prestigieux d’Amérique latine, en 1999.




 


V

mardi 11 novembre 2025

615: " Chef d'oeuvre' de Juan Tallon

Genre : du lourd (38 tonnes d'acier)

Histoire
Suite à une commande en 1986 à Richard Serra, l'artiste réalise une œuvre monumentale pesant près de trente-huit tonnes appelée «Equal-Parrallel/Guernica-Bengasi». Celle-ci est alors placée quatre ans plus tard, par manque de place, dans un entrepôt.
Octobre 2006, à l’occasion d’un inventaire, la directrice du musée Reina Sofía de Madrid découvre stupéfaite, consternée, que cette œuvre a disparu.




Impressions
C'est une histoire fictive basée sur une authentique histoire de disparition d'une œuvre de Richard Serra. Le mystère de cette disparition n'a jamais été élucidé et Juan Tallon invente. L'auteur a enquêté, a lu les documents officiels, a interrogé les protagonistes de cette affaire.

Ce roman consiste en un récit polyphonique.
Les interventions d'un grand ombre de  voix donnent un éclairage intéressant sur l'art et son accueil, Et de ce point de vue ce roman est très intéressant; il apporte une réflexion sur la place de l’art contemporain. En particulier sont évoquées les nombreuses polémiques provoquées par les installations dans des lieux publics de grandes villes, comme celles de Richard Serra à New York.

Ainsi, à New-York, la controverse est allée jusqu'à la destruction de 'Tilted Arc' en 1989 et a marqué un tournant dans l’analyse de l’art public. Dans la nuit du 15 mars 1989, huit mois avant le début du démantèlement du mur de Berlin, une équipe d'ouvriers du bâtiment est arrivée sur la Federal Plaza à New York pour mettre en pièces une barricade en acier controversée de 36 mètres de long et de 3,6 mètres de haut qui avait été érigée huit ans plus tôt.
Tilted Arc, New York

J'ai aussi apprécié d'en apprendre sur les dessous des compagnies se spécialisant dans le transport d’œuvres d’art, ou sur la difficulté de trouver l'aciérie capable de réaliser les œuvres métalliques, sur les coulisses politiques liées au fameux 5% (aux États-Unis) du budget qui doit être accordé à une œuvre d’art pour chaque bâtiment gouvernemental. 

Au fur et à mesure de la lecture, la polyphonie m'a lassé. 
Certains chapitres m'ont même paru superflus en allongeant le récit inutilement. Ils manquent aussi d'âme et de fil conducteur en terme de style d'écriture. 173 voix qui racontent, en quelques paragraphes à peine ou quelques pages, leur implication, de près ou de loin, dans cette histoire... Excessif.

Certains lecteurs ou lectrices ont été séduit.es par le caractère 'Thriller' de cette enquête. Personnellement la piste semée par un indice qu’on croit déceler, alors qu’elle est ensuite réfutée plus loin par le témoignage d’un tel, m'a aussi assez vite ennuyé.


En bref, bof, sauf à être inconditionnel.le des œuvres de Richard Serra.

lundi 27 octobre 2025

614: 'Amour, sexe et cerveau' de Aurore Malet-Karas

Genre : neuroscience

Histoire
Que dit la science des clichés diffusés autour du genre, de l'amour et de la sexualité.
Sans se départir de la biologie, Aurore Malet-Karas nous invite à comprendre les mécanismes neurologiques et psychologiques qui influencent nos relations afin de mieux les vivre.

Impressions
Récit 




Vision.

Les livres qui m'ont marqué... (pas tous chroniqués)

  • 'Beloved' & 'Jazz' de Toni Morrison
  • 'Charlotte' de David Foenkinos
  • 'Crime et châtiment' de Dostoievski
  • 'Kite runner' de Khaled Hosseini
  • 'La joueuse de go" de Shan Sa
  • 'Le quatrième mur' 'Profession du père' de Sorj Chalandon
  • 'Les enfants de Minuit' de Salman Rushdie
  • 'Sombre dimanche' & "L'art de perdre" d'Alice Zeniter
  • 'Sous le soleil des Scorta' et 'Eldorado' de Laurent Gaudé
  • "1984" de George Orwell
  • "Au Zénith" de Dong Thuong Huong
  • "Candide" de Voltaire
  • "En attendant Godot" de Samuel Beckett
  • "Fanrenheit 451" de Bradbury
  • "L'écume des jours" de Boris Vian
  • "L'insoutenable légéreté de l'être", de Milan Kundera
  • "L'œuvre au noir" de Marguerite Yourcenar
  • "L'ombre du vent" de Carlos Ruis Zafon
  • "La métamorphose" de Kafka
  • "La vie devant soi" de Romain Gary
  • "Le Hussard sur le toit" et "Les âmes fortes" de Jean Giono
  • "Le parfum" de Patrick Suskind
  • "Le Portrait de Dorian Gray" d'Oscar Wilde
  • "Le rouge et le noir" de Stendhal
  • "Les Cavaliers" de Joseph Kessel
  • "Les Déferlantes" de Claudie Gallay
  • "Les Raisins de la Colère" de John Steinbeck
  • "Malevil" de Robert Merle
  • "Mr Vertigo" de Paul Auster
  • "Sur la route" de Jack Kerouac
  • à suivre
  • L'univers de Haruki Murakami
  • Les contes d'Alessandra Barrico
  • Les polars de Fréd Vargas
  • Les romans de Sepulveda
  • Les romans de Yasunari Kawabata

Grand Canyon

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